Le Covid-19 a certes eu un impact positif sur l'environnement, mais l'accalmie fut de courte durée. "La pandémie n'a pas entraîné une diminution durable des émissions de gaz à effet de serre nécessaire à l'atteinte de l'objectif de 1,5°C de réchauffement climatique pour 2100", constate Colette Lewiner, conseillère Énergie auprès de la Direction générale de Capgemini. Dès lors, "les acteurs du marché doivent multiplier leurs efforts sur le déploiement des technologies bas carbone (solaire, éolien, batteries électriques, hydrogène vert, NDLR.), l'augmentation du stockage de l'électricité et l'intensification de l'électrification", poursuit-elle".

Vu la progression du marché, le rapport souligne qu'il faut utiliser de nouvelles méthodes scientifiques afin de mesurer les trajectoires de neutralité carbone des entreprises. "Les énergies renouvelables ont modifié les paramètres de mesure et de nouveaux paramètres sont nécessaires. Les trajectoires 'net-zéro' des entreprises doivent s'appuyer sur des méthodes de mesure scientifiques indiscutables et des données pertinentes qui incluent tous les gaz à effet de serre".

Et pour freiner l'évolution climatique, un changement de vitesse en matière d'investissement s'impose, selon l'étude. Tout comme une réflexion sur le bon équilibre entre financement et résultat tangible: chaque Euro investi doit conduire à une diminution des émissions.

"Il faut dès à présent investir beaucoup plus dans la production à faible teneur en carbone si nous voulons à la fois répondre à la croissance de l'électrification - 2 à 3 fois la capacité actuelle requise d'ici 2050 - et, dans le même temps, décarboner la production d'électricité", ajoute Philippe Vié, vice-Président Energie et Utilities chez Capgemini.

En matière d'électricité justement, le rapport souligne que l'offre en électricité d'origine renouvelable a augmenté tandis que les coûts des énergies renouvelables ont continué à diminuer en 2020 : "les capacités de production d'énergie solaire et éolienne ont augmenté en 2020 et ces énergies ont représenté 10% de la production d'électricité".

Une note positive aussitôt contrebalancée par une mise en garde. "La tendance à la baisse des coûts de ces énergies, très importante ces dernières années, pourrait s'inverser en 2021, et au cours des années suivantes, parce que les prix des métaux rares, des équipements et des transports, ainsi que les taux d'intérêt augmentent". On le constate déjà.

Au final, "l'industrie et les gouvernements doivent trouver l'équilibre entre la décarbonation et la garantie que les besoins énergétiques des populations soient satisfaits à des prix abordables", conclut Capgemini.

Le Covid-19 a certes eu un impact positif sur l'environnement, mais l'accalmie fut de courte durée. "La pandémie n'a pas entraîné une diminution durable des émissions de gaz à effet de serre nécessaire à l'atteinte de l'objectif de 1,5°C de réchauffement climatique pour 2100", constate Colette Lewiner, conseillère Énergie auprès de la Direction générale de Capgemini. Dès lors, "les acteurs du marché doivent multiplier leurs efforts sur le déploiement des technologies bas carbone (solaire, éolien, batteries électriques, hydrogène vert, NDLR.), l'augmentation du stockage de l'électricité et l'intensification de l'électrification", poursuit-elle". Vu la progression du marché, le rapport souligne qu'il faut utiliser de nouvelles méthodes scientifiques afin de mesurer les trajectoires de neutralité carbone des entreprises. "Les énergies renouvelables ont modifié les paramètres de mesure et de nouveaux paramètres sont nécessaires. Les trajectoires 'net-zéro' des entreprises doivent s'appuyer sur des méthodes de mesure scientifiques indiscutables et des données pertinentes qui incluent tous les gaz à effet de serre". Et pour freiner l'évolution climatique, un changement de vitesse en matière d'investissement s'impose, selon l'étude. Tout comme une réflexion sur le bon équilibre entre financement et résultat tangible: chaque Euro investi doit conduire à une diminution des émissions. "Il faut dès à présent investir beaucoup plus dans la production à faible teneur en carbone si nous voulons à la fois répondre à la croissance de l'électrification - 2 à 3 fois la capacité actuelle requise d'ici 2050 - et, dans le même temps, décarboner la production d'électricité", ajoute Philippe Vié, vice-Président Energie et Utilities chez Capgemini. En matière d'électricité justement, le rapport souligne que l'offre en électricité d'origine renouvelable a augmenté tandis que les coûts des énergies renouvelables ont continué à diminuer en 2020 : "les capacités de production d'énergie solaire et éolienne ont augmenté en 2020 et ces énergies ont représenté 10% de la production d'électricité". Une note positive aussitôt contrebalancée par une mise en garde. "La tendance à la baisse des coûts de ces énergies, très importante ces dernières années, pourrait s'inverser en 2021, et au cours des années suivantes, parce que les prix des métaux rares, des équipements et des transports, ainsi que les taux d'intérêt augmentent". On le constate déjà. Au final, "l'industrie et les gouvernements doivent trouver l'équilibre entre la décarbonation et la garantie que les besoins énergétiques des populations soient satisfaits à des prix abordables", conclut Capgemini.