Les experts du bureau d'études du PS sont partis des prévisions sur lesquelles le gouvernement s'est basé pour faire son budget et n'ont pris en compte dans leurs calculs que les impôts 100% fédéraux, soit les versements anticipés et la TVA. "A ce stade, le gouvernement n'a pas dit comment et où il va trouver 5,5 à 6 milliards d'euros, ce qui représente 4,5 milliards d'euros de plus que l'effort qu'il a déjà annoncé", soulignent-ils.

Le PS pointe des cadeaux fiscaux non-compensés, des évaluations de rendement "contestables", voire une certaine "créativité du gouvernement en matière de mesures". "Et encore, nous avons été raisonnables dans les chiffres que nous avons pris", précisent-ils.

Dans le détail, ces experts contestent la réévaluation du rendement de la taxe Caïman, "alors que tout indique que le gouvernement n'a pas l'intention de modifier la mesure" et que son rendement jusqu'ici est évalué à 100 millions d'euros, l'évaluation du dividende de Belfius - "rien ne permet de dire qu'il sera structurellement plus élevé de 150 millions d'euros" - et l'estimation des effets retour. "Le gouvernement ne prend pas en compte les mesures négatives pour calculer l'effet retour. C'est donc absurde de dire que l'effet retour net sera de 600 millions d'euros."

Le PS constate encore que les baisses d'impôts structurelles ne sont pas compensées par des mesures structurelles. "Il faudra d'autres mesures pour atteindre l'équilibre", prévient le parti d'opposition. "Le gouvernement a l'air d'avoir pris le parti de décider ce qui est conjoncturel et ce qui est structurel. Tous les gouvernements ont joué là-dessus, mais ici, cela prend des proportions gigantesques", concluent les experts.

Le débat sur le budget aura lieu mercredi en commission des Finances de la Chambre.

Les experts du bureau d'études du PS sont partis des prévisions sur lesquelles le gouvernement s'est basé pour faire son budget et n'ont pris en compte dans leurs calculs que les impôts 100% fédéraux, soit les versements anticipés et la TVA. "A ce stade, le gouvernement n'a pas dit comment et où il va trouver 5,5 à 6 milliards d'euros, ce qui représente 4,5 milliards d'euros de plus que l'effort qu'il a déjà annoncé", soulignent-ils.Le PS pointe des cadeaux fiscaux non-compensés, des évaluations de rendement "contestables", voire une certaine "créativité du gouvernement en matière de mesures". "Et encore, nous avons été raisonnables dans les chiffres que nous avons pris", précisent-ils.Dans le détail, ces experts contestent la réévaluation du rendement de la taxe Caïman, "alors que tout indique que le gouvernement n'a pas l'intention de modifier la mesure" et que son rendement jusqu'ici est évalué à 100 millions d'euros, l'évaluation du dividende de Belfius - "rien ne permet de dire qu'il sera structurellement plus élevé de 150 millions d'euros" - et l'estimation des effets retour. "Le gouvernement ne prend pas en compte les mesures négatives pour calculer l'effet retour. C'est donc absurde de dire que l'effet retour net sera de 600 millions d'euros."Le PS constate encore que les baisses d'impôts structurelles ne sont pas compensées par des mesures structurelles. "Il faudra d'autres mesures pour atteindre l'équilibre", prévient le parti d'opposition. "Le gouvernement a l'air d'avoir pris le parti de décider ce qui est conjoncturel et ce qui est structurel. Tous les gouvernements ont joué là-dessus, mais ici, cela prend des proportions gigantesques", concluent les experts.Le débat sur le budget aura lieu mercredi en commission des Finances de la Chambre.