L'être humain est étonnant. Alors que l'épidémie de covid-19 est en train de progresser, certains se posent déjà la question de l'après coronavirus.

Les uns, c'est sur le plan financier. Une firme de Wall Street a eu l'ingénieuse idée par exemple de créer un indice appelé "Stay Home" ou "rester à la maison" en bon français. C'est pas idiot comme démarche, car plutôt d'essayer de savoir quelles sont les actions d'entreprises qui ont été injustement massacrées par la Bourse, les inventeurs de cet indice "stay home" qui regroupe 33 actions, ont plutôt cherché à savoir quelles entreprises, et donc quelles actions, allaient profiter du fait que nous allons moins nous déplacer et donc davantage rester cloitrés chez nous.

Dans cet indice, vous retrouvez des entreprises comme Netflix bien entendu, il faut dire que l'action NETLIFX a déjà gagné 8% en bourse avec le Coronavirus, et c'est normal, si on doit rester confiné chez soi, on va regarder des séries télé.

Mais il y a aussi dans cet indice "rester à la maison" des actions de sociétés de jeux vidéos ou des actions de plateformes de télétravail ou de téléconférence ou encore des sociétés comme Teladoc qui permettent aux abonnés de chater via vidéo avec des médecins.

Bien entendu, cet indice boursier qualifié de "rester à la maison" suscite des réactions. Les uns pensent que c'est un pari éphémère et qu'il s'essoufflera dès que le virus sera vaincu, et puis d'autres au contraire pensent qu'une fois que les personnes cloîtrées seront abonnés à ces services, elles devraient garder ces habitudes.

Pour ma part, cet aspect économique m'intéresse moins même si je suis payé pour vous livrer une chronique économique quotidienne. Je préfère le commentaire de l'essayiste Jacques Attali.

Lui aussi pense que cette crise pourrait nous changer. Non pas en fous de jeux vidéos ou en assoiffés de séries télé, mais justement, en restant confinés chez nous, et je le cite, nous allons tirer de meilleures pratiques grâce à cette crise, nous apprendrons "à nous respecter, à nous laver plus souvent, à nous porter assistance, à passer plus de temps avec les nôtres, avec nos amis, avec la nature, nous allons cuisiner plus souvent et passer du temps à table, sélectionner les déplacements les plus utiles, découvrir les vertus du télétravail, réduire le nombre de participants aux réunions, utiliser enfin les nouvelles technologies pour nous informer, nous enseigner et pour diagnostiquer".

Bref, vous l'avez compris Jacques Attali nous dit plein de bonnes choses, y compris que nos gouvernements ont compris qu'il faut s'occuper de secteurs négligés comme la santé et l'éducation.

Et surtout Jacques Attali nous dit que nous allons enfin prendre au sérieux la seule chose au monde qui est vraiment rare - notre temps - le bon temps comme il l'écrit.

Au fond, ce qu'il dit est simple : le coronavirus aura au moins un effet positif, nous rappeler que nous vivions ou vivons dans l'agitation, la superficialité et la solitude. C'est effectivement une autre manière de voir et de vivre cette crise épidémique. Elle est plus saine que de succomber à l'hystérie collective.

L'être humain est étonnant. Alors que l'épidémie de covid-19 est en train de progresser, certains se posent déjà la question de l'après coronavirus. Les uns, c'est sur le plan financier. Une firme de Wall Street a eu l'ingénieuse idée par exemple de créer un indice appelé "Stay Home" ou "rester à la maison" en bon français. C'est pas idiot comme démarche, car plutôt d'essayer de savoir quelles sont les actions d'entreprises qui ont été injustement massacrées par la Bourse, les inventeurs de cet indice "stay home" qui regroupe 33 actions, ont plutôt cherché à savoir quelles entreprises, et donc quelles actions, allaient profiter du fait que nous allons moins nous déplacer et donc davantage rester cloitrés chez nous. Dans cet indice, vous retrouvez des entreprises comme Netflix bien entendu, il faut dire que l'action NETLIFX a déjà gagné 8% en bourse avec le Coronavirus, et c'est normal, si on doit rester confiné chez soi, on va regarder des séries télé. Mais il y a aussi dans cet indice "rester à la maison" des actions de sociétés de jeux vidéos ou des actions de plateformes de télétravail ou de téléconférence ou encore des sociétés comme Teladoc qui permettent aux abonnés de chater via vidéo avec des médecins. Bien entendu, cet indice boursier qualifié de "rester à la maison" suscite des réactions. Les uns pensent que c'est un pari éphémère et qu'il s'essoufflera dès que le virus sera vaincu, et puis d'autres au contraire pensent qu'une fois que les personnes cloîtrées seront abonnés à ces services, elles devraient garder ces habitudes. Pour ma part, cet aspect économique m'intéresse moins même si je suis payé pour vous livrer une chronique économique quotidienne. Je préfère le commentaire de l'essayiste Jacques Attali. Lui aussi pense que cette crise pourrait nous changer. Non pas en fous de jeux vidéos ou en assoiffés de séries télé, mais justement, en restant confinés chez nous, et je le cite, nous allons tirer de meilleures pratiques grâce à cette crise, nous apprendrons "à nous respecter, à nous laver plus souvent, à nous porter assistance, à passer plus de temps avec les nôtres, avec nos amis, avec la nature, nous allons cuisiner plus souvent et passer du temps à table, sélectionner les déplacements les plus utiles, découvrir les vertus du télétravail, réduire le nombre de participants aux réunions, utiliser enfin les nouvelles technologies pour nous informer, nous enseigner et pour diagnostiquer". Bref, vous l'avez compris Jacques Attali nous dit plein de bonnes choses, y compris que nos gouvernements ont compris qu'il faut s'occuper de secteurs négligés comme la santé et l'éducation. Et surtout Jacques Attali nous dit que nous allons enfin prendre au sérieux la seule chose au monde qui est vraiment rare - notre temps - le bon temps comme il l'écrit. Au fond, ce qu'il dit est simple : le coronavirus aura au moins un effet positif, nous rappeler que nous vivions ou vivons dans l'agitation, la superficialité et la solitude. C'est effectivement une autre manière de voir et de vivre cette crise épidémique. Elle est plus saine que de succomber à l'hystérie collective.