Cette prévision est proche de celle du gouvernement qui anticipe une récession de 11% cette année.

Après le "choc très fort" causé par le confinement, avec notamment une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée à 15% au deuxième trimestre, l'économie devrait rebondir de 7% en 2021, puis augmenter encore de 4% en 2022, prévoit la banque centrale française.

"Ce fort rebond apparent ne permettrait pas de retrouver le niveau d'activité de fin 2019 avant mi-2022", souligne toutefois la Banque de France.

Ce scénario repose sur une circulation du Covid-19 persistante mais sous contrôle et une économie qui s'adapte aux contraintes sanitaires.

Selon la banque centrale, ses prévisions restent dépendantes de nombreuses incertitudes, et "l'arbitrage" entre épargne et consommation sera "essentiel pour le rythme de la reprise".

Il est "probable que la montée attendue du chômage et le contexte global de forte incertitude continuent de peser sur les comportements d'achats", juge-t-elle.

Elle prévoit ainsi que le taux d'épargne des ménages dépasse les 22% cette année et que la consommation recule de 9,3%.

Avec des marges affaiblies et une activité au ralenti, les entreprises réduiraient de leur côté de 23,3% leurs investissements.

Ces difficultés vont "provoquer une réduction importante de l'emploi", mais de manière un peu décalée dans le temps à mesure que le gouvernement réduit le dispositif massif de chômage partiel mis en place dès le mois de mars.

Ainsi, le taux de chômage s'élèverait à plus de 10% fin 2020, et grimperait jusqu'à un pic supérieur à 11,5% à la mi-2021, un niveau "au dessus des précédents historiques", projette la Banque de France. Et il faudrait attendre 2022 pour le voir redescendre à 9,7%.

Globalement, si le revenu global des ménages va baisser du fait de ces difficultés économiques, ce sont l'Etat et les administrations publiques qui vont endosser l'essentiel du choc de la crise, souligne la BdF.

En matière de niveau des prix, elle anticipe une pression à la baisse, avec une inflation qui pourrait même devenir négative à la fin de l'année 2020, essentiellement à cause des prix de l'énergie, puis rester sous les 1% jusqu'à fin 2022.

Cette prévision est proche de celle du gouvernement qui anticipe une récession de 11% cette année.Après le "choc très fort" causé par le confinement, avec notamment une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée à 15% au deuxième trimestre, l'économie devrait rebondir de 7% en 2021, puis augmenter encore de 4% en 2022, prévoit la banque centrale française."Ce fort rebond apparent ne permettrait pas de retrouver le niveau d'activité de fin 2019 avant mi-2022", souligne toutefois la Banque de France.Ce scénario repose sur une circulation du Covid-19 persistante mais sous contrôle et une économie qui s'adapte aux contraintes sanitaires. Selon la banque centrale, ses prévisions restent dépendantes de nombreuses incertitudes, et "l'arbitrage" entre épargne et consommation sera "essentiel pour le rythme de la reprise". Il est "probable que la montée attendue du chômage et le contexte global de forte incertitude continuent de peser sur les comportements d'achats", juge-t-elle.Elle prévoit ainsi que le taux d'épargne des ménages dépasse les 22% cette année et que la consommation recule de 9,3%.Avec des marges affaiblies et une activité au ralenti, les entreprises réduiraient de leur côté de 23,3% leurs investissements.Ces difficultés vont "provoquer une réduction importante de l'emploi", mais de manière un peu décalée dans le temps à mesure que le gouvernement réduit le dispositif massif de chômage partiel mis en place dès le mois de mars.Ainsi, le taux de chômage s'élèverait à plus de 10% fin 2020, et grimperait jusqu'à un pic supérieur à 11,5% à la mi-2021, un niveau "au dessus des précédents historiques", projette la Banque de France. Et il faudrait attendre 2022 pour le voir redescendre à 9,7%.Globalement, si le revenu global des ménages va baisser du fait de ces difficultés économiques, ce sont l'Etat et les administrations publiques qui vont endosser l'essentiel du choc de la crise, souligne la BdF.En matière de niveau des prix, elle anticipe une pression à la baisse, avec une inflation qui pourrait même devenir négative à la fin de l'année 2020, essentiellement à cause des prix de l'énergie, puis rester sous les 1% jusqu'à fin 2022.