Combien sont-elles? Au moins 212.000, selon le service d'études du gouvernement flamand, dont près de la moitié - et cela n'étonnera personne - situées dans les neuf communes littorales. Une autre note fait état d'environ 400.000 unités de logement dans lesquelles personne n'est domicilié. Quel qu'en soit finalement le nombre, le conseil économique et social de Flan...

Combien sont-elles? Au moins 212.000, selon le service d'études du gouvernement flamand, dont près de la moitié - et cela n'étonnera personne - situées dans les neuf communes littorales. Une autre note fait état d'environ 400.000 unités de logement dans lesquelles personne n'est domicilié. Quel qu'en soit finalement le nombre, le conseil économique et social de Flandre (SERV) propose de supprimer pour les secondes résidences le tarif de base dont elles bénéficient pour l'eau, ce qui revient en pratique à doubler le prix de celle-ci. La tarification actuelle comporte en effet, quel que soit le type d'habitation, deux prix au m3. Le premier, dit de base, s'applique à un volume de 30 m3 par logement et par occupant. Pour un couple avec deux enfants, ce sera, par exemple, 150 m3. Le deuxième tarif, dit de confort, est le double du précédent et frappe tout ce qui est consommé au-delà. Poussant plus loin, le SERV plaide pour une progressivité accrue des tarifs et l'introduction d'un troisième tarif dédié aux consommations de luxe: laver sa voiture, arroser son jardin, remplir sa piscine. La ministre de l'Environnement, Zuhal Demir, aimerait voir les recettes nouvelles ainsi générées se déverser dans un fonds de solidarité permettant diverses corrections sociales. Pareille intention est louable mais demande des rentrées régulières, ce qui ne sera pas vraiment le cas dans la mesure où les utilisateurs adapteront leur consommation en fonction des tarifs pratiqués. S'y ajoute, depuis le début du siècle, une tendance baissière de la consommation malgré d'une part, l'augmentation de la population, et d'autre part, l'éclatement des cellules familiales. Pragmatique, le SERV recommande dès lors d'affecter les surplus éventuellement engrangés dans des applications concrètes d'utilisation intelligente ou circulaire de l'eau.