A partir du 1er octobre, les entreprises pourront prélever 2,4 centimes de plus par kilowattheure (KWh) de gaz, a annoncé lundi l'organisation des gestionnaires de réseau Trading Hub Europe (THE). En incluant la TVA, 2,4 centimes par KWh représentent 600 euros de plus sur la facture annuelle d'une famille avec deux enfants et une consommation moyenne de 20.000 KWh. La somme est de 480 euros hors taxes.

Le prélèvement supplémentaire a été mis en place par le gouvernement jusqu'au 1er avril 2024 pour soutenir les importateurs et distributeurs de gaz qui doivent acheter plus cher sur le marché mondial depuis la guerre en Ukraine et la baisse des livraisons russes. Il doit être recalculé tous les trois mois.

"L'objectif est d'assurer l'approvisionnement en gaz suite à la crise énergétique allemande et européenne déclenchée par l'attaque russe de l'Ukraine", a expliqué le ministère de l'Economie dans un communiqué. Pour amortir le choc, la surcharge "doit et sera accompagné d'un nouveau paquet d'aides", a promis le ministre Robert Habeck, avec notamment une hausse des aides au logement. Le gouvernement "va également trouver un moyen" pour exempter ce prélèvement supplémentaire de la TVA, a assuré M. Habeck.

L'Allemagne a déjà mis en place des aides d'un montant total de 30 milliards d'euros pour soulager les particuliers, parmi lesquelles des rabais à la pompe ou encore le populaire billet à 9 euros qui permet de voyager pendant un mois dans les transports en commun et les trains régionaux. La mesure s'arrête toutefois fin août.

Berlin a aussi prévu d'injecter des milliards d'euros dans Uniper, premier importateur et stockeur de gaz en Allemagne, frappé de plein fouet par la baisse depuis mi-juin des livraisons de gaz russe. A l'inverse, le groupe RWE a annoncé qu'il renonçait à son droit de répercuter la hausse des prix à travers cette surcharge. "RWE est une entreprise solide financièrement, c'est pourquoi nous renonçons jusqu'à nouvel ordre à répercuter nos pertes" que "nous absorberons", a expliqué le patron Markus Krebber jeudi lors de la présentation des résultats.

Au premier semestre, RWE a dégagé un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros.

A partir du 1er octobre, les entreprises pourront prélever 2,4 centimes de plus par kilowattheure (KWh) de gaz, a annoncé lundi l'organisation des gestionnaires de réseau Trading Hub Europe (THE). En incluant la TVA, 2,4 centimes par KWh représentent 600 euros de plus sur la facture annuelle d'une famille avec deux enfants et une consommation moyenne de 20.000 KWh. La somme est de 480 euros hors taxes.Le prélèvement supplémentaire a été mis en place par le gouvernement jusqu'au 1er avril 2024 pour soutenir les importateurs et distributeurs de gaz qui doivent acheter plus cher sur le marché mondial depuis la guerre en Ukraine et la baisse des livraisons russes. Il doit être recalculé tous les trois mois. "L'objectif est d'assurer l'approvisionnement en gaz suite à la crise énergétique allemande et européenne déclenchée par l'attaque russe de l'Ukraine", a expliqué le ministère de l'Economie dans un communiqué. Pour amortir le choc, la surcharge "doit et sera accompagné d'un nouveau paquet d'aides", a promis le ministre Robert Habeck, avec notamment une hausse des aides au logement. Le gouvernement "va également trouver un moyen" pour exempter ce prélèvement supplémentaire de la TVA, a assuré M. Habeck.L'Allemagne a déjà mis en place des aides d'un montant total de 30 milliards d'euros pour soulager les particuliers, parmi lesquelles des rabais à la pompe ou encore le populaire billet à 9 euros qui permet de voyager pendant un mois dans les transports en commun et les trains régionaux. La mesure s'arrête toutefois fin août.Berlin a aussi prévu d'injecter des milliards d'euros dans Uniper, premier importateur et stockeur de gaz en Allemagne, frappé de plein fouet par la baisse depuis mi-juin des livraisons de gaz russe. A l'inverse, le groupe RWE a annoncé qu'il renonçait à son droit de répercuter la hausse des prix à travers cette surcharge. "RWE est une entreprise solide financièrement, c'est pourquoi nous renonçons jusqu'à nouvel ordre à répercuter nos pertes" que "nous absorberons", a expliqué le patron Markus Krebber jeudi lors de la présentation des résultats. Au premier semestre, RWE a dégagé un bénéfice net de 1,6 milliard d'euros.