Stop and go. Notre économie a connu un redémarrage sur les chapeaux de roue, a freiné brutalement ces derniers mois, "en raison de contraintes d'approvisionnement, de la hausse des prix de l'énergie et de la dégradation de la situation sanitaire" et devrait repartir plus doucement à partir du printemps de l'an prochain, "à mesure que les risques logistiques et sanitaires s'atténueront" Voilà, en résumé, la trajectoire anticipée par la banque nationale qui a présenté ses prévisions ce vendredi. Cela donné une croissance du PIB en termes réel de 6,1% en 2021, de 2,6% en 2022, de 2,4% en 2023 et de 1,6% en 2024.

Une des chiffres étonnant, toutefois, est le cout estimé du "choc gazier" que nous connaissons aujourd'hui, avec une hausse de 600% des prix du gaz en quelques mois. Certes, la hausse ne va pas se répéter chaque année, mais que se passerait-il si les prix actuels se maintenaient pendant des mois ?

"Selon nos calculs, si les prix énergétiques restent à leurs niveaux actuels, cela coûterait 1,8 milliard à l'économie belge (en comparaison avec un prix d gaz "normal" observé jusqu'en 2017). C'est une perte nette énorme pour notre économie, souligne Geert Langenus, économiste auprès de la banque.

Qui paiera ? "Cela dépend de plusieurs effets macro-économiques, répond-il. Tout le monde perd. La hausse des couts peut se traduire par une hausse des prix pour les ménages. Les pouvoirs publcis perdent aussi : ils reçoivent peut-être un peu plus de recettes TVA a court terme, mais à plus long terme les salaires des agents de l'Etat augmentent également. Néanmoins, si la situation persiste, la plus grande perte sera pour les entreprises parce que le prix du gaz est intégré à 100% dans l'indice santé. C'est donc une facture qui est in fine payée par les entreprises belges".

C'ets déjà le cas. "Par le jeu des mécanismes d'indexation, les taux élevés d'inflation font à leur tour grimper les coûts salariaux. Ces derniers augmenteraient de pas moins de 4,5 % en 2022, ce qui ne s'est jamais vu au cours de la période récente", ajoute Geert Langenus.

Est-ce une raison pour revoir notre système ? "Nous avons en Belgique avec l'indexation automatique des salaires une bonne protection du revenu disponible des ménages, meilleure que dans les pays voisins, avec une croissance de l'emploi. Et nous avons une protection en 2022 et 2023. Le revers de la médaille est que nous avons une perte de compétitivité assez importante en début de période", souligne le gouverneur de la banque nationale Pierre Wunsch. Selon les estimations de la BNB, la croissance des couts salariaux horaires devait en effet atteindre environ 4,1% l'an prochain dans notre pays, trois fois plus que dans les pays voisins (France, Pays-Bas, Allemagne).

"Mais ensuite, ajoute Pierre Wunsh, on peut s'attendre à ce que les travailleurs allemands, hollandais et probablement français demandent une compensation pour une inflation plus élevée. On peut donc espérer que la perte de compétitivité de la Belgique soit temporaire. Si c'est le cas, on n'aura pas envie de changer les mécanismes parce que l'on sait que c'est compliqué". Mais attention si l'écart salarial se poursuit. "Si nous avons en Belgique des effets de second rang qui conduisent à terme à une indexation élevée, effectivement, nous risquons d'avoir un problème plus grave. Mais notre scénario de base est que le problème de perte de compétitivité est temporaire", modère Pierre Wunsch.

Stop and go. Notre économie a connu un redémarrage sur les chapeaux de roue, a freiné brutalement ces derniers mois, "en raison de contraintes d'approvisionnement, de la hausse des prix de l'énergie et de la dégradation de la situation sanitaire" et devrait repartir plus doucement à partir du printemps de l'an prochain, "à mesure que les risques logistiques et sanitaires s'atténueront" Voilà, en résumé, la trajectoire anticipée par la banque nationale qui a présenté ses prévisions ce vendredi. Cela donné une croissance du PIB en termes réel de 6,1% en 2021, de 2,6% en 2022, de 2,4% en 2023 et de 1,6% en 2024.Une des chiffres étonnant, toutefois, est le cout estimé du "choc gazier" que nous connaissons aujourd'hui, avec une hausse de 600% des prix du gaz en quelques mois. Certes, la hausse ne va pas se répéter chaque année, mais que se passerait-il si les prix actuels se maintenaient pendant des mois ? "Selon nos calculs, si les prix énergétiques restent à leurs niveaux actuels, cela coûterait 1,8 milliard à l'économie belge (en comparaison avec un prix d gaz "normal" observé jusqu'en 2017). C'est une perte nette énorme pour notre économie, souligne Geert Langenus, économiste auprès de la banque.Qui paiera ? "Cela dépend de plusieurs effets macro-économiques, répond-il. Tout le monde perd. La hausse des couts peut se traduire par une hausse des prix pour les ménages. Les pouvoirs publcis perdent aussi : ils reçoivent peut-être un peu plus de recettes TVA a court terme, mais à plus long terme les salaires des agents de l'Etat augmentent également. Néanmoins, si la situation persiste, la plus grande perte sera pour les entreprises parce que le prix du gaz est intégré à 100% dans l'indice santé. C'est donc une facture qui est in fine payée par les entreprises belges".C'ets déjà le cas. "Par le jeu des mécanismes d'indexation, les taux élevés d'inflation font à leur tour grimper les coûts salariaux. Ces derniers augmenteraient de pas moins de 4,5 % en 2022, ce qui ne s'est jamais vu au cours de la période récente", ajoute Geert Langenus.Est-ce une raison pour revoir notre système ? "Nous avons en Belgique avec l'indexation automatique des salaires une bonne protection du revenu disponible des ménages, meilleure que dans les pays voisins, avec une croissance de l'emploi. Et nous avons une protection en 2022 et 2023. Le revers de la médaille est que nous avons une perte de compétitivité assez importante en début de période", souligne le gouverneur de la banque nationale Pierre Wunsch. Selon les estimations de la BNB, la croissance des couts salariaux horaires devait en effet atteindre environ 4,1% l'an prochain dans notre pays, trois fois plus que dans les pays voisins (France, Pays-Bas, Allemagne)."Mais ensuite, ajoute Pierre Wunsh, on peut s'attendre à ce que les travailleurs allemands, hollandais et probablement français demandent une compensation pour une inflation plus élevée. On peut donc espérer que la perte de compétitivité de la Belgique soit temporaire. Si c'est le cas, on n'aura pas envie de changer les mécanismes parce que l'on sait que c'est compliqué". Mais attention si l'écart salarial se poursuit. "Si nous avons en Belgique des effets de second rang qui conduisent à terme à une indexation élevée, effectivement, nous risquons d'avoir un problème plus grave. Mais notre scénario de base est que le problème de perte de compétitivité est temporaire", modère Pierre Wunsch.