En tant qu'épargnant, nous pouvons aussi nous inquiéter parce que nous sommes en plein mois d'octobre. Le mois d'octobre a mauvaise réputation en Bourse parce que le krach boursier de 1987 a eu lieu le 19 octobre, que le krach boursier de 1929 s'est produit le 24 octobre, que la crise financière asiatique a également eu lieu le 8 octobre 1997 et que l'avant-dernière crise, la fameuse crise des "subprimes" s'est déroulée le 6 octobre 2008. Mais là aussi, à quoi bon se faire peur avec un événement hypothétique comme si les nouvelles n'étaient pas déjà assez tristes comme cela...

Je pense qu'il faut faire attention aux nouvelles que l'on absorbe de la même manière qu'on ne mange pas n'importe quel aliment ; c'est une question de santé mentale.

Dans ce registre, j'ai été interpellé par l'interview du directeur des ressources humaines de la compagnie d'assurance AG, accordée à mes confrères du journal l'Echo ; ce qu'il dit sur l'avenir de notre travail est plein de bon sens. D'abord, s'il rappelle que le télétravail va s'imposer, il rappelle aussi que travailler 5 jours à la maison n'est pas agréable ; ce qu'il a découvert, avec l'ensemble des DRH du Royaume, c'est que ce qui manquait le plus aux collaborateurs, c'était le contact entre les collègues. C'était leur motivation principale pour revenir au bureau. Deuxième remarque de bon sens : le télétravail ne doit pas être le même que le travail au bureau. Autrement dit, il faut faire revenir les salariés pour un travail à valeur ajoutée. Troisième remarque, tout aussi fondée : le problème demain sera sans doute moins la mobilité que l'immobilité. En d'autres mots, sans doute faudra-t-il remplacer la voiture de société par d'autres avantages non prévus aujourd'hui par la loi ni par les employeurs.

A savoir que rester à la maison engendre des coûts énergétiques, des coûts de télécoms et d'informatiques qui sont souvent pris en charge par l'employé faute de mieux... L'époque où le collaborateur avait un salaire et une voiture de société va donc évoluer, et donc, il y aura une adaptation des avantages sociaux.

Tout cela pour vous dire quoi ?

1. Que le salarié va devenir de plus en plus autonome, il pourra travailler d'où il veut, et quand il veut.

2. Que l'employeur va devoir apprendre à avoir confiance, c'est essentiel, sans quoi il n'y aura pas d'autonomie.

3. La mécanique métro, boulot, dodo sera mise à mal par ce tout petit virus.

Comprendre ces mouvements de fond est plus important que de s'attarder à la dernière pique politique.

En tant qu'épargnant, nous pouvons aussi nous inquiéter parce que nous sommes en plein mois d'octobre. Le mois d'octobre a mauvaise réputation en Bourse parce que le krach boursier de 1987 a eu lieu le 19 octobre, que le krach boursier de 1929 s'est produit le 24 octobre, que la crise financière asiatique a également eu lieu le 8 octobre 1997 et que l'avant-dernière crise, la fameuse crise des "subprimes" s'est déroulée le 6 octobre 2008. Mais là aussi, à quoi bon se faire peur avec un événement hypothétique comme si les nouvelles n'étaient pas déjà assez tristes comme cela... Je pense qu'il faut faire attention aux nouvelles que l'on absorbe de la même manière qu'on ne mange pas n'importe quel aliment ; c'est une question de santé mentale.Dans ce registre, j'ai été interpellé par l'interview du directeur des ressources humaines de la compagnie d'assurance AG, accordée à mes confrères du journal l'Echo ; ce qu'il dit sur l'avenir de notre travail est plein de bon sens. D'abord, s'il rappelle que le télétravail va s'imposer, il rappelle aussi que travailler 5 jours à la maison n'est pas agréable ; ce qu'il a découvert, avec l'ensemble des DRH du Royaume, c'est que ce qui manquait le plus aux collaborateurs, c'était le contact entre les collègues. C'était leur motivation principale pour revenir au bureau. Deuxième remarque de bon sens : le télétravail ne doit pas être le même que le travail au bureau. Autrement dit, il faut faire revenir les salariés pour un travail à valeur ajoutée. Troisième remarque, tout aussi fondée : le problème demain sera sans doute moins la mobilité que l'immobilité. En d'autres mots, sans doute faudra-t-il remplacer la voiture de société par d'autres avantages non prévus aujourd'hui par la loi ni par les employeurs.A savoir que rester à la maison engendre des coûts énergétiques, des coûts de télécoms et d'informatiques qui sont souvent pris en charge par l'employé faute de mieux... L'époque où le collaborateur avait un salaire et une voiture de société va donc évoluer, et donc, il y aura une adaptation des avantages sociaux. Tout cela pour vous dire quoi ? 1. Que le salarié va devenir de plus en plus autonome, il pourra travailler d'où il veut, et quand il veut. 2. Que l'employeur va devoir apprendre à avoir confiance, c'est essentiel, sans quoi il n'y aura pas d'autonomie. 3. La mécanique métro, boulot, dodo sera mise à mal par ce tout petit virus.Comprendre ces mouvements de fond est plus important que de s'attarder à la dernière pique politique.