En 3 mois à peine, il a mis en place un plan pour renforcer la demande de 1900 milliards de dollars, ensuite, il a mis en place un plan pour rénover les infrastructures américaines de 2250 milliards, et comme si ce n'était pas assez, il vient d'annoncer qu'il lançait un autre plan de 1000 à 1500 milliards de dollars, focalisé sur l'humain c'est-à-dire l'enseignement par exemple. En clair, Joe Biden met en surchauffe son économie pour l'équivalent d'un quart de son PIB. Puis, il annonce aussi qu'il va augmenter le taux marginal d'imposition des riches et qu'il va aussi doubler la taxe sur les gains boursiers des riches.

En Europe, on le regarde avec étonnement et les médias se demandent s'ils n'ont pas un nouveau Roosevelt devant eux. Les médias se posent aussi la question de savoir si Biden ne tourne pas le dos au capitalisme, si cher aux Américains, en taxant plus les sociétés et les riches. D'ailleurs, je vous fais le pari : quand, en Belgique, certains partis voudront augmenter les impôts sur les plus aisés (puisqu'en Belgique et en France, on ne dit plus "riches" mais "aisés"), ces mêmes partis diront "regardez, même Biden l'a fait" !

Oui, sauf qu'il faut comparer des pommes avec des pommes. Biden n'a jamais dit ou même pensé qu'il fallait abandonner le capitalisme. La presse américaine ne le dit pas non plus (nulle part !). Et Biden, en bon anglo-saxon est bêtement pragmatique : il sait que son pays doit créer des emplois pour la classe moyenne. Aujourd'hui, l'économie crée beaucoup d'emplois au bas de l'échelle, mais mal payés, et elle crée aussi peu d'emplois dans le haut de l'échelle, et très bien payés. Entre les deux, c'est la classe moyenne qui souffre.

Son plan de relance vise à créer plus de bons jobs et mieux payés, notamment pour les noirs américains qui sont deux fois plus nombreux au chômage. Même chose, il taxe les riches parce qu'il a besoin de montrer qu'il veut corriger les inégalités. Mais attention, un riche aux Etats-Unis, c'est quelqu'un qui gagne plus d'un million de dollars par an, rien à voir avec notre définition du riche. Quant aux taux marginal d'imposition, il va être augmenté mais il restera beaucoup plus bas qu'en Belgique. Et puis, ne nous leurrons pas, cette taxation des gains boursiers n'est qu'un cachet d'aspirine, elle ne corrige pas la source des inégalités.

Si Biden va aussi vite, c'est parce qu'il a été vice-président de Barack Obama et il a vu que ce dernier a fait de très beaux discours mais n'a quasi rien réalisé sur le plan économique. Cela étonne à chaque fois qu'on le dit : Barack Obama a été une icône médiatique, mais les réalisations sous sa présidence n'ont pas été terribles. Joe Biden sait que s'il veut changer quelque chose, il doit le faire vite ! En début de mandat - et massivement - et donc "sleepy Joe" démontre que la jeunesse n'est pas une question d'état civil mais d'état d'esprit !

En 3 mois à peine, il a mis en place un plan pour renforcer la demande de 1900 milliards de dollars, ensuite, il a mis en place un plan pour rénover les infrastructures américaines de 2250 milliards, et comme si ce n'était pas assez, il vient d'annoncer qu'il lançait un autre plan de 1000 à 1500 milliards de dollars, focalisé sur l'humain c'est-à-dire l'enseignement par exemple. En clair, Joe Biden met en surchauffe son économie pour l'équivalent d'un quart de son PIB. Puis, il annonce aussi qu'il va augmenter le taux marginal d'imposition des riches et qu'il va aussi doubler la taxe sur les gains boursiers des riches.En Europe, on le regarde avec étonnement et les médias se demandent s'ils n'ont pas un nouveau Roosevelt devant eux. Les médias se posent aussi la question de savoir si Biden ne tourne pas le dos au capitalisme, si cher aux Américains, en taxant plus les sociétés et les riches. D'ailleurs, je vous fais le pari : quand, en Belgique, certains partis voudront augmenter les impôts sur les plus aisés (puisqu'en Belgique et en France, on ne dit plus "riches" mais "aisés"), ces mêmes partis diront "regardez, même Biden l'a fait" ! Oui, sauf qu'il faut comparer des pommes avec des pommes. Biden n'a jamais dit ou même pensé qu'il fallait abandonner le capitalisme. La presse américaine ne le dit pas non plus (nulle part !). Et Biden, en bon anglo-saxon est bêtement pragmatique : il sait que son pays doit créer des emplois pour la classe moyenne. Aujourd'hui, l'économie crée beaucoup d'emplois au bas de l'échelle, mais mal payés, et elle crée aussi peu d'emplois dans le haut de l'échelle, et très bien payés. Entre les deux, c'est la classe moyenne qui souffre.Son plan de relance vise à créer plus de bons jobs et mieux payés, notamment pour les noirs américains qui sont deux fois plus nombreux au chômage. Même chose, il taxe les riches parce qu'il a besoin de montrer qu'il veut corriger les inégalités. Mais attention, un riche aux Etats-Unis, c'est quelqu'un qui gagne plus d'un million de dollars par an, rien à voir avec notre définition du riche. Quant aux taux marginal d'imposition, il va être augmenté mais il restera beaucoup plus bas qu'en Belgique. Et puis, ne nous leurrons pas, cette taxation des gains boursiers n'est qu'un cachet d'aspirine, elle ne corrige pas la source des inégalités.Si Biden va aussi vite, c'est parce qu'il a été vice-président de Barack Obama et il a vu que ce dernier a fait de très beaux discours mais n'a quasi rien réalisé sur le plan économique. Cela étonne à chaque fois qu'on le dit : Barack Obama a été une icône médiatique, mais les réalisations sous sa présidence n'ont pas été terribles. Joe Biden sait que s'il veut changer quelque chose, il doit le faire vite ! En début de mandat - et massivement - et donc "sleepy Joe" démontre que la jeunesse n'est pas une question d'état civil mais d'état d'esprit !