Avec les élections législatives, les Belges francophones seront rapidement suivis par d'autres pays européens si jamais les amis de Jean-Luc Mélenchon font une razzia sur les votes des Français. En fait, les autres citoyens européens n'auront pas d'autre choix que de s'intéresser au scrutin législatif pour la simple raison que la France est la 2e économie de la zone euro. Si elle devait déraper, c'est tout l'édifice de la zone euro qui peut trembler.

Avouez qu'après le COVID, la guerre en Ukraine, on n'a pas vraiment besoin de ce scénario. Etonnement, ce scénario mortifère incombe en quelque sorte à Emmanuel Macron selon Les Echos. Par sa politique de ralliement et de débauchages, il a affaibli la droite libérale et la gauche de gouvernement. Avec Macron, on a aujourd'hui 3 pôles : l'un au centre, dirigé par le président actuel, et puis deux blocs extrêmes qui séduisent la plupart du temps des électeurs plus jeunes ou défavorisés. L'extrême-droite regroupe aujourd'hui ceux et celles qui se sentent menacés dans leur identité et à l'extrême-gauche, vous avez le regroupement de ceux et celles qui se croient discriminés. A terme, la plupart des observateurs le reconnaissent, ce centre représenté par Macron est un danger pour l'avenir de la France, car il va favoriser le nombre de mécontents.

La France a besoin d'une droite libérale d'un côté et d'une gauche vraiment écologique et sociale-démocrate de l'autre pour éviter que les extrêmes ne s'affrontent demain. C'est simple, si le programme de Mélenchon devait être appliqué, il devrait rapidement - quoiqu'il en dise - tourner casaque comme a dû le faire contre son gré le Premier ministre grec lorsque la crise était à son paroxysme en Grèce. Mélenchon est un homme de lettres, il adore citer Hugo ou Baudelaire, mais l'économie, c'est une affaire de chiffres. Or, avec 300 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, il fait rêver ses partisans, mais à moins de sortir de l'euro, il ne pourra pas créer de la monnaie pour financer les déficits qu'il va automatiquement créer. Il aura donc besoin des marchés financiers pour financer son programme pharaonique. Or, que vont faire les marchés ? Ausculter son programme et constater que le déficit budgétaire va exploser. Ils demanderont alors des intérêts plus élevés pour prêter de l'argent à la France, car les marchés financiers estimeront que la dette publique de la France n'est plus soutenable. Le leader des insoumis sera donc très soumis aux marchés financiers. Il pourra dire que c'est faux, qu'on a bien pu trouver de l'argent pour le covid et donc qu'il n'y a pas de raison de ne pas en trouver pour les pensions. Ce qui est un leurre selon Les Echos. Parce que financer le chômage partiel des salariés pendant un an ou deux n'a rien à voir avec le financement des pensions. Ramener l'âge de la retraite à 60 ans comme il le propose coûtera aux Français 94 milliards d'euros en plus. Mais pas pour un an ou deux ans comme pour le COVID, mais pour chaque année. Alors oui, Mélenchon peut décider demain - s'il devait être élu Premier ministre - de laisser le déficit frôler les 10%. D'autres pays l'ont fait, et il a raison : ces pays ont pour nom Argentine, Venezuela, Cuba et Grèce. Que des modèles de vertu en matière de gestion publique...

Au fond, les Belges devraient cesser de regarder la politique de la France. La nôtre est moins drôle, nos politiques ne citent pas Victor Hugo, mais l'obligation de s'entendre entre partis (et entre francophones et Flamands) fait que nous sommes presque immunisés contre les excès des uns et des autres. Comme quoi le bonheur est parfois devant sa porte.

Avec les élections législatives, les Belges francophones seront rapidement suivis par d'autres pays européens si jamais les amis de Jean-Luc Mélenchon font une razzia sur les votes des Français. En fait, les autres citoyens européens n'auront pas d'autre choix que de s'intéresser au scrutin législatif pour la simple raison que la France est la 2e économie de la zone euro. Si elle devait déraper, c'est tout l'édifice de la zone euro qui peut trembler. Avouez qu'après le COVID, la guerre en Ukraine, on n'a pas vraiment besoin de ce scénario. Etonnement, ce scénario mortifère incombe en quelque sorte à Emmanuel Macron selon Les Echos. Par sa politique de ralliement et de débauchages, il a affaibli la droite libérale et la gauche de gouvernement. Avec Macron, on a aujourd'hui 3 pôles : l'un au centre, dirigé par le président actuel, et puis deux blocs extrêmes qui séduisent la plupart du temps des électeurs plus jeunes ou défavorisés. L'extrême-droite regroupe aujourd'hui ceux et celles qui se sentent menacés dans leur identité et à l'extrême-gauche, vous avez le regroupement de ceux et celles qui se croient discriminés. A terme, la plupart des observateurs le reconnaissent, ce centre représenté par Macron est un danger pour l'avenir de la France, car il va favoriser le nombre de mécontents. La France a besoin d'une droite libérale d'un côté et d'une gauche vraiment écologique et sociale-démocrate de l'autre pour éviter que les extrêmes ne s'affrontent demain. C'est simple, si le programme de Mélenchon devait être appliqué, il devrait rapidement - quoiqu'il en dise - tourner casaque comme a dû le faire contre son gré le Premier ministre grec lorsque la crise était à son paroxysme en Grèce. Mélenchon est un homme de lettres, il adore citer Hugo ou Baudelaire, mais l'économie, c'est une affaire de chiffres. Or, avec 300 milliards d'euros de dépenses supplémentaires, il fait rêver ses partisans, mais à moins de sortir de l'euro, il ne pourra pas créer de la monnaie pour financer les déficits qu'il va automatiquement créer. Il aura donc besoin des marchés financiers pour financer son programme pharaonique. Or, que vont faire les marchés ? Ausculter son programme et constater que le déficit budgétaire va exploser. Ils demanderont alors des intérêts plus élevés pour prêter de l'argent à la France, car les marchés financiers estimeront que la dette publique de la France n'est plus soutenable. Le leader des insoumis sera donc très soumis aux marchés financiers. Il pourra dire que c'est faux, qu'on a bien pu trouver de l'argent pour le covid et donc qu'il n'y a pas de raison de ne pas en trouver pour les pensions. Ce qui est un leurre selon Les Echos. Parce que financer le chômage partiel des salariés pendant un an ou deux n'a rien à voir avec le financement des pensions. Ramener l'âge de la retraite à 60 ans comme il le propose coûtera aux Français 94 milliards d'euros en plus. Mais pas pour un an ou deux ans comme pour le COVID, mais pour chaque année. Alors oui, Mélenchon peut décider demain - s'il devait être élu Premier ministre - de laisser le déficit frôler les 10%. D'autres pays l'ont fait, et il a raison : ces pays ont pour nom Argentine, Venezuela, Cuba et Grèce. Que des modèles de vertu en matière de gestion publique... Au fond, les Belges devraient cesser de regarder la politique de la France. La nôtre est moins drôle, nos politiques ne citent pas Victor Hugo, mais l'obligation de s'entendre entre partis (et entre francophones et Flamands) fait que nous sommes presque immunisés contre les excès des uns et des autres. Comme quoi le bonheur est parfois devant sa porte.