C'est la faute d'un homme : le président chinois Xi Jinping. Ce n'est pas que ce monsieur a quelque chose contre vous - pas du tout - il ne connait même pas votre existence. En revanche, en imposant sa politique de "zéro covid" en Chine, il désorganise la plupart des entreprises chinoises et les empêche de travailler normalement. Comme la Chine est l'atelier du monde, toutes les commandes de produits Made in China sont très en retard. Il faut juste garder à l'esprit que si en Occident, nous avons choisi de finalement vivre avec le virus, la Chine fait exactement le contraire : elle ferme des villes entières pour tenter de freiner le variant Omicron. Aujourd'hui, ce sont 350 millions d'habitants chinois qui sont en quelque sorte enfermés de manière assez drastique. L'objectif du gouvernement chinois, c'est de pouvoir dire à sa population qu'elle fait passer leur vie avant l'économie. C'est aussi de dire que si les Etats-Unis affichent déjà un million de morts à cause du COVID, la Chine n'a officiellement que 5.000 morts pour 1,4 milliard d'habitants.

Mais derrière ce combat contre le virus se cache en réalité un autre combat, purement politique celui-là. S'il est vrai que la Chine affiche un taux de vaccination impressionnant : 88 % de la population aurait déjà pris deux doses. Les personnes les plus âgées en revanche, autrement dit, les personnes les plus vulnérables, sont peu vaccinées. Mais surtout, les autorités chinoises ne veulent pas reconnaitre que leur vaccin chinois est moins efficace que les vaccins occidentaux. Si vous ajoutez à cela que le système de soins de santé est aussi moins efficace qu'en Occident, vous comprenez la peur des dirigeants chinois : avec 1,4 milliards d'habitants et la vitesse de propagation du virus Omicron, le gouvernement chinois a peur d'être submergé. Ne plus pratiquer la politique du zéro-covid, c'est accepter de dire que le modèle politique chinois est moins bon que le modèle occidental, alors que la propagande locale répète le contraire depuis le départ de cette pandémie.

Les entreprises chinoises ont beau dire au gouvernement que cette politique de zéro-covid est dangereuse pour elles, et les empêche d'honorer leurs commandes, rien à faire, le gouvernement reste sourd à leurs demandes. Le résultat, c'est que la croissance économique chinoise est en baisse ! La solution serait pourtant assez simple, comme l'indique le Financial Times, il suffirait que les autorités chinoises acceptent d'importer massivement les vaccins à ARN messager, développés par les laboratoires occidentaux. Mais agir ainsi, cela serait accepter implicitement la supériorité de la technologie occidentale, et en faisant cela, la fierté des Chinois et de leur président en prendrait un sacré coup. Surtout que, d'ici quelques mois, aura lieu le XXème congrès du parti communiste chinois, au cours duquel le président actuel compte s'imposer pour un 3ème mandat.

En résumé, si votre nouvelle voiture n'arrivera que dans un an ou si le prix de votre nouvelle cuisine a fameusement augmenté, c'est en bonne partie à cause de la fierté mal placée d'un président chinois. Et si votre pouvoir d'achat est en baisse aujourd'hui, c'est aussi à cause d'un président, mais russe celui-là. Et qui, pour ne pas perdre la face, s'entête dans une guerre qu'il a lui-même déclenchée et dont l'issue ne se déroule par selon le scénario qu'il avait prévu. L'économie, pour ceux et celles qui en doutaient encore, n'est donc pas une affaire de chiffres, mais de psychologie humaine, pour le meilleur et pour le pire.

C'est la faute d'un homme : le président chinois Xi Jinping. Ce n'est pas que ce monsieur a quelque chose contre vous - pas du tout - il ne connait même pas votre existence. En revanche, en imposant sa politique de "zéro covid" en Chine, il désorganise la plupart des entreprises chinoises et les empêche de travailler normalement. Comme la Chine est l'atelier du monde, toutes les commandes de produits Made in China sont très en retard. Il faut juste garder à l'esprit que si en Occident, nous avons choisi de finalement vivre avec le virus, la Chine fait exactement le contraire : elle ferme des villes entières pour tenter de freiner le variant Omicron. Aujourd'hui, ce sont 350 millions d'habitants chinois qui sont en quelque sorte enfermés de manière assez drastique. L'objectif du gouvernement chinois, c'est de pouvoir dire à sa population qu'elle fait passer leur vie avant l'économie. C'est aussi de dire que si les Etats-Unis affichent déjà un million de morts à cause du COVID, la Chine n'a officiellement que 5.000 morts pour 1,4 milliard d'habitants. Mais derrière ce combat contre le virus se cache en réalité un autre combat, purement politique celui-là. S'il est vrai que la Chine affiche un taux de vaccination impressionnant : 88 % de la population aurait déjà pris deux doses. Les personnes les plus âgées en revanche, autrement dit, les personnes les plus vulnérables, sont peu vaccinées. Mais surtout, les autorités chinoises ne veulent pas reconnaitre que leur vaccin chinois est moins efficace que les vaccins occidentaux. Si vous ajoutez à cela que le système de soins de santé est aussi moins efficace qu'en Occident, vous comprenez la peur des dirigeants chinois : avec 1,4 milliards d'habitants et la vitesse de propagation du virus Omicron, le gouvernement chinois a peur d'être submergé. Ne plus pratiquer la politique du zéro-covid, c'est accepter de dire que le modèle politique chinois est moins bon que le modèle occidental, alors que la propagande locale répète le contraire depuis le départ de cette pandémie. Les entreprises chinoises ont beau dire au gouvernement que cette politique de zéro-covid est dangereuse pour elles, et les empêche d'honorer leurs commandes, rien à faire, le gouvernement reste sourd à leurs demandes. Le résultat, c'est que la croissance économique chinoise est en baisse ! La solution serait pourtant assez simple, comme l'indique le Financial Times, il suffirait que les autorités chinoises acceptent d'importer massivement les vaccins à ARN messager, développés par les laboratoires occidentaux. Mais agir ainsi, cela serait accepter implicitement la supériorité de la technologie occidentale, et en faisant cela, la fierté des Chinois et de leur président en prendrait un sacré coup. Surtout que, d'ici quelques mois, aura lieu le XXème congrès du parti communiste chinois, au cours duquel le président actuel compte s'imposer pour un 3ème mandat. En résumé, si votre nouvelle voiture n'arrivera que dans un an ou si le prix de votre nouvelle cuisine a fameusement augmenté, c'est en bonne partie à cause de la fierté mal placée d'un président chinois. Et si votre pouvoir d'achat est en baisse aujourd'hui, c'est aussi à cause d'un président, mais russe celui-là. Et qui, pour ne pas perdre la face, s'entête dans une guerre qu'il a lui-même déclenchée et dont l'issue ne se déroule par selon le scénario qu'il avait prévu. L'économie, pour ceux et celles qui en doutaient encore, n'est donc pas une affaire de chiffres, mais de psychologie humaine, pour le meilleur et pour le pire.