Alors que le nombre record de 220.000 nouveaux jobs ont été créés entre 2016 et 2019, Agoria s'attend à ce que la crise sanitaire qui a marqué 2020 n'en fasse disparaître 110.000. "Pour l'instant, on estime qu'il y a eu 35.000 emplois perdus à cause du coronavirus", mais les soutiens des autorités ne seront pas éternels, et leur fin mettra inévitablement en péril de nombreux jobs, selon Jeroen Franssen d'Agoria. La croissance de l'emploi redeviendra par contre la norme dès 2022, estime-t-il. "La crise est aussi un facteur d'accélération, la numérisation est à plein régime. Pour chaque emploi qui disparaîtra, 2,8 offres apparaîtront", professe la fédération.

Pour atteindre les 80% de taux d'emploi, "indispensables pour protéger le financement des pensions de la sécurité sociale", selon Agoria, il sera nécessaire de remettre au travail des personnes jusqu'ici inactives (soit les personnes qui ne travaillent pas et ne cherchent pas d'emploi).

Rendre le travail plus attractif que l'inactivité

Selon l'analyse de la fédération et des offices de l'emploi, les taux d'emploi chez les femmes sont de 66,5%, de 46,3% chez les personnes ne disposant pas d'un diplôme du secondaire supérieur, de 43,5% chez les immigrés (hors-UE) et de 32,4% chez les 60-64 ans. Il y resterait donc une certaine marge pour atteindre l'objectif.

Pour y parvenir, Agoria préconise de rendre le travail plus attractif que l'inactivité, mais elle voit cependant "très peu de marge" pour augmenter les salaires dans un avenir proche, admet celui qui deviendra CEO de la fédération en avril, Bart Steukers. Elle suggère de soutenir et stimuler les initiatives existantes comme MolenGeek, BeCentral, etc. qui permettent d'acquérir un bagage de compétences numériques, désormais essentielles au marché de l'emploi. Enfin, dans la même logique, la fédération estime que la formation continue des personnes, également déjà à l'emploi, est d'une importance capitale pour favoriser la mobilité professionnelle.

Alors que le nombre record de 220.000 nouveaux jobs ont été créés entre 2016 et 2019, Agoria s'attend à ce que la crise sanitaire qui a marqué 2020 n'en fasse disparaître 110.000. "Pour l'instant, on estime qu'il y a eu 35.000 emplois perdus à cause du coronavirus", mais les soutiens des autorités ne seront pas éternels, et leur fin mettra inévitablement en péril de nombreux jobs, selon Jeroen Franssen d'Agoria. La croissance de l'emploi redeviendra par contre la norme dès 2022, estime-t-il. "La crise est aussi un facteur d'accélération, la numérisation est à plein régime. Pour chaque emploi qui disparaîtra, 2,8 offres apparaîtront", professe la fédération. Pour atteindre les 80% de taux d'emploi, "indispensables pour protéger le financement des pensions de la sécurité sociale", selon Agoria, il sera nécessaire de remettre au travail des personnes jusqu'ici inactives (soit les personnes qui ne travaillent pas et ne cherchent pas d'emploi). Selon l'analyse de la fédération et des offices de l'emploi, les taux d'emploi chez les femmes sont de 66,5%, de 46,3% chez les personnes ne disposant pas d'un diplôme du secondaire supérieur, de 43,5% chez les immigrés (hors-UE) et de 32,4% chez les 60-64 ans. Il y resterait donc une certaine marge pour atteindre l'objectif. Pour y parvenir, Agoria préconise de rendre le travail plus attractif que l'inactivité, mais elle voit cependant "très peu de marge" pour augmenter les salaires dans un avenir proche, admet celui qui deviendra CEO de la fédération en avril, Bart Steukers. Elle suggère de soutenir et stimuler les initiatives existantes comme MolenGeek, BeCentral, etc. qui permettent d'acquérir un bagage de compétences numériques, désormais essentielles au marché de l'emploi. Enfin, dans la même logique, la fédération estime que la formation continue des personnes, également déjà à l'emploi, est d'une importance capitale pour favoriser la mobilité professionnelle.