"Il faut entendre cette détresse exprimée, ce sentiment de vivre de moins en moins bien même si on travaille de plus en plus. C'est la voix de celles et ceux qui n'ont pas de voiture de société, qui ne sont pas propriétaires d'un logement. Cet écart, ce fossé qui se creuse, est ce que nous avons toujours dénoncé", selon la syndicaliste. Mais à ses yeux, "il ne faut pas y répondre par une ou deux mesures symboliques. Il faut tracer un cap". Elle prend en exemple la volonté d'augmenter le pouvoir d'achat tout en diminuant de nombreuses taxes.

"Or il faut se rendre compte de tout ce qui, aujourd'hui, permet de financer un service public de qualité. N'oublions pas les fondamentaux, ce qui fait un salaire."

Dimanche, le président de la FGTB Robert Verteneuil avait lui aussi dit comprendre le mouvement, qui, à ses yeux, partage avec le syndicat socialiste le constat d'un problème de pouvoir d'achat et de pauvreté. Mais lui non plus n'est pas d'accord avec le slogan "stop aux taxes".

"Je suis contre les taxes quand elles sont faites pour augmenter le prix du diesel, comme on a augmenté les taxes sur l'électricité alors que ce sont des besoins, et que l'argent récolté par ces taxes-là ne sert pas à ce que l'on prétend. Je ne suis pas contre les taxes car c'est ce qui permet de faire vivre l'État. Le problème, c'est la manière dont on les utilise", indiquait-il sur RTL.