Après deux refus successifs en 2011 au niveau cantonal (54%) et en 2014 au niveau fédéral (66%), les habitants de Genève ont finalement voté ce dimanche 27 septembre en faveur de l'instauration d'un salaire minimum de 21 euros de l'heure (27 francs suisses), pour tous les travailleu...

Après deux refus successifs en 2011 au niveau cantonal (54%) et en 2014 au niveau fédéral (66%), les habitants de Genève ont finalement voté ce dimanche 27 septembre en faveur de l'instauration d'un salaire minimum de 21 euros de l'heure (27 francs suisses), pour tous les travailleurs de la ville. Ce qui en fait le salaire minimum le plus élevé de la planète. La ville de Genève, haut lieu des affaires et de la diplomatie, est réputée pour le coût élevé de la vie ainsi que pour ses salaires avantageux. Le salaire minimum garanti y sera à l'avenir de 4.086 francs suisses par mois pour un temps plein (41 heures/semaine), soit environ 3.780 euros. De quoi rendre la ville encore plus attractive au niveau financier. Genève est le troisième canton suisse, sur 26, à adopter ce salaire minimum après le Jura et Neuchâtel. Les partis de gauche et les syndicats avaient présenté la mesure comme un moyen de lutte contre la pauvreté et la précarité.Comme l'explique le site Capital.fr, la pandémie de Covid-19 frappe durement une ville dépendant beaucoup du tourisme, des voyages d'affaires et des va-et-vient de milliers de diplomates, experts et autres hauts-fonctionnaires se rendant dans les nombreuses agences de l'ONU basées dans la ville. La pauvreté y est de plus en plus visible. Il n'est pas rare de voir de longues files d'attente lors de distributions de nourriture ou d'autres biens de première nécessité.