Lire la chronique de Thierry Afschrift
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Professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
Opinion

07/02/19 à 14:42 - Mise à jour à 14:42
Du Trends-Tendances du 31/01/19

Fortune: "Capitalisme et inégalités"

L'association Oxfam a à nouveau réussi à faire parler d'elle en annonçant que les 26 personnes les plus riches du monde posséderaient à elles seules une fortune équivalente à celle de la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit environ 4 milliards d'individus. Elle en profite, comme d'habitude, pour stigmatiser le système capitaliste et réclamer des mesures de redistribution plus fortes que celles que l'on connaît actuellement. A supposer l'affirmation chiffrée factuellement exacte, c'est cette conclusion qui mérite d'être critiquée.

D'abord, Oxfam choisit soigneusement de comparer, non pas les revenus, mais la fortune. Or, si les revenus dépendent déjà pour une large part des décisions individuelles et des capacités de chacun, il en est encore beaucoup plus ainsi de la fortune. Si l'on compare, par exemple, deux collègues de travail gagnant tous deux 2.000 euros nets par mois, il n'existe entre eux aucune différence de revenus. Mais si l'un d'eux décide d'économiser chaque mois 500 euros et l'autre de ne rien économiser du tout, le premier se retrouvera après cinq ans avec un capital de 30.000 euros et le second n'aura toujours rien. Leur différence de fortune sera ... infinie, simplement en raison des choix individuels, tous...

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