Les syndicats n'en démordent pas et accusent Bart Somers, ministre de l'Intérieur, d'avoir programmé l'extinction progressive du statut des fonctionnaires sous couvert de modernisation. L'embauche d'agents contractuels n'est certes pas une nouveauté dans la fonction publique flamande. Depuis 2009, leur pourcentage avoisine les 30% mais les syndicats soupçonnent le gouvernement de vouloir accélérer le processus en subordonnant tout mouvement de personnel (promotion ou changement d'affectation) à un changement de statut.

La mesure leur paraît d'autant plus imbuvable que les agents statutaires constituent à leurs yeux un des piliers essentiels de la démocratie. Seul un statut peut conférer aux agents de la fonction publique l'indépendance nécessaire pour rester de marbre face aux tentatives d'intimidation, de pression, voire de corruption, argumentent-ils. Mais pareille protection coûte cher et rend l'agent sous-performant quasi inamovible.

D'où une indispensable "modernisation" voulue par le gouvernement que les syndicats socialiste et libéral, les plus en pointe dans ce combat, qualifient "d'idéologique". Jamais, s'insurgent-ils, "les agents contractuels ne bénéficieront des mêmes conditions que les agents statutaires". Les écarts entre les deux statuts, il est vrai, sont énormes, à commencer par le montant de la pension, nettement supérieure dans le public que dans le privé, ce qui est logique vu que dans la fonction publique la pension est calculée sur la moyenne de la rémunération des 10 dernières années alors que dans le privé, seules jouent les contributions annuelles. Promis, juré, le gouvernement flamand comblera l'écart via le deuxième pilier. Mais les syndicats n'y croient guère et se préparent à l'action.

Les syndicats n'en démordent pas et accusent Bart Somers, ministre de l'Intérieur, d'avoir programmé l'extinction progressive du statut des fonctionnaires sous couvert de modernisation. L'embauche d'agents contractuels n'est certes pas une nouveauté dans la fonction publique flamande. Depuis 2009, leur pourcentage avoisine les 30% mais les syndicats soupçonnent le gouvernement de vouloir accélérer le processus en subordonnant tout mouvement de personnel (promotion ou changement d'affectation) à un changement de statut. La mesure leur paraît d'autant plus imbuvable que les agents statutaires constituent à leurs yeux un des piliers essentiels de la démocratie. Seul un statut peut conférer aux agents de la fonction publique l'indépendance nécessaire pour rester de marbre face aux tentatives d'intimidation, de pression, voire de corruption, argumentent-ils. Mais pareille protection coûte cher et rend l'agent sous-performant quasi inamovible. D'où une indispensable "modernisation" voulue par le gouvernement que les syndicats socialiste et libéral, les plus en pointe dans ce combat, qualifient "d'idéologique". Jamais, s'insurgent-ils, "les agents contractuels ne bénéficieront des mêmes conditions que les agents statutaires". Les écarts entre les deux statuts, il est vrai, sont énormes, à commencer par le montant de la pension, nettement supérieure dans le public que dans le privé, ce qui est logique vu que dans la fonction publique la pension est calculée sur la moyenne de la rémunération des 10 dernières années alors que dans le privé, seules jouent les contributions annuelles. Promis, juré, le gouvernement flamand comblera l'écart via le deuxième pilier. Mais les syndicats n'y croient guère et se préparent à l'action.