S&P Ratings a abaissé sa note de B à B-, assortie d'une perspective négative, ce qui signifie que l'agence pourrait encore l'abaisser à l'avenir.

"La décision russe de lancer une attaque militaire sur le pays ajoute des risques négatifs significatifs sur ses perspectives économiques, mettant en péril le service de la dette" souscrite auprès des opérateurs économiques, justifie l'agence dans un communiqué.

"L'Ukraine fait face désormais à d'éventuelles perturbations de certains secteurs économiques clés, comme ses importantes exportations agricoles et son réseau de gazoducs", ajoute-t-elle.

Vendredi, Fitch avait également abaissé d'un cran, à CCC, sa note sur la dette de long terme du pays, ce qui la classe dans la catégorie des placements extrêmement spéculatifs avec risque de défaut.

"L'invasion militaire par la Russie a entraîné des risques accrus pour les finances extérieures et publiques de l'Ukraine, la stabilité financière et la stabilité politique", a souligné Fitch dans un communiqué, évoquant également "l'incertitude quant aux objectifs ultimes de la Russie, la durée, l'étendue et l'intensité du conflit, et ses conséquences".

Aucune perspective n'est en revanche donnée, ce qui traduit un risque de non-remboursement de la dette par un émetteur dont la qualité est jugée médiocre, est-il précisé.

Il est précisé que "jusqu'à présent, l'Ukraine disposait d'un cadre de politique macroéconomique crédible (...), un historique de soutien multilatéral, des indicateurs de développement humain favorables, une position de créditeur extérieur net de 9% du PIB, et une faible dette publique".

Mais alors que "l'Ukraine a une liquidité extérieure assez faible par rapport au service de la dette extérieure souveraine de 4,3 milliards de dollars en 2022, (...) les sorties de capitaux attendues affaibliront encore sa position de financement extérieur".

Par ailleurs, "le choc sur la confiance intérieure devrait avoir un sévère impact sur l'activité économique et la monnaie, alimentant les pressions inflationnistes et la volatilité macroéconomique", d'autant plus que "les finances publiques devraient souffrir des dépenses militaires plus importantes et (de) la possibilité de refinancer la dette intérieure (qui) sera sévèrement limitée".

L'agence de notation s'inquiète également de la "forte probabilité d'une longue période d'instabilité politique, avec un changement de régime comme objectif probable du président Poutine, créant une incertitude politique accrue et potentiellement un affaiblissement de la capacité de l'Ukraine à rembourser sa dette".

De son côté l'agence Moody's a prévenu vendredi soir qu'elle allait lancer un passage en revue pour potentiellement abaisser les notes qu'elle accorde aux dettes de la Russie et de l'Ukraine.

Les manoeuvres militaires "représentent une nouvelle augmentation des risques géopolitiques déjà relevés par Moody's, qui s'accompagnent désormais par des sanctions supplémentaires et plus sévères contre la Russie", détaille l'agence dans un communiqué.

S&P Ratings a abaissé sa note de B à B-, assortie d'une perspective négative, ce qui signifie que l'agence pourrait encore l'abaisser à l'avenir."La décision russe de lancer une attaque militaire sur le pays ajoute des risques négatifs significatifs sur ses perspectives économiques, mettant en péril le service de la dette" souscrite auprès des opérateurs économiques, justifie l'agence dans un communiqué."L'Ukraine fait face désormais à d'éventuelles perturbations de certains secteurs économiques clés, comme ses importantes exportations agricoles et son réseau de gazoducs", ajoute-t-elle.Vendredi, Fitch avait également abaissé d'un cran, à CCC, sa note sur la dette de long terme du pays, ce qui la classe dans la catégorie des placements extrêmement spéculatifs avec risque de défaut."L'invasion militaire par la Russie a entraîné des risques accrus pour les finances extérieures et publiques de l'Ukraine, la stabilité financière et la stabilité politique", a souligné Fitch dans un communiqué, évoquant également "l'incertitude quant aux objectifs ultimes de la Russie, la durée, l'étendue et l'intensité du conflit, et ses conséquences".Aucune perspective n'est en revanche donnée, ce qui traduit un risque de non-remboursement de la dette par un émetteur dont la qualité est jugée médiocre, est-il précisé.Il est précisé que "jusqu'à présent, l'Ukraine disposait d'un cadre de politique macroéconomique crédible (...), un historique de soutien multilatéral, des indicateurs de développement humain favorables, une position de créditeur extérieur net de 9% du PIB, et une faible dette publique".Mais alors que "l'Ukraine a une liquidité extérieure assez faible par rapport au service de la dette extérieure souveraine de 4,3 milliards de dollars en 2022, (...) les sorties de capitaux attendues affaibliront encore sa position de financement extérieur".Par ailleurs, "le choc sur la confiance intérieure devrait avoir un sévère impact sur l'activité économique et la monnaie, alimentant les pressions inflationnistes et la volatilité macroéconomique", d'autant plus que "les finances publiques devraient souffrir des dépenses militaires plus importantes et (de) la possibilité de refinancer la dette intérieure (qui) sera sévèrement limitée".L'agence de notation s'inquiète également de la "forte probabilité d'une longue période d'instabilité politique, avec un changement de régime comme objectif probable du président Poutine, créant une incertitude politique accrue et potentiellement un affaiblissement de la capacité de l'Ukraine à rembourser sa dette".De son côté l'agence Moody's a prévenu vendredi soir qu'elle allait lancer un passage en revue pour potentiellement abaisser les notes qu'elle accorde aux dettes de la Russie et de l'Ukraine.Les manoeuvres militaires "représentent une nouvelle augmentation des risques géopolitiques déjà relevés par Moody's, qui s'accompagnent désormais par des sanctions supplémentaires et plus sévères contre la Russie", détaille l'agence dans un communiqué.