Ce versement était attendu il y a déjà un mois mais il avait été reporté car la principale réforme grecque attendue par les créanciers européens était encore en suspens.

La somme déboursée provient des bénéfices des obligations grecques détenues par la BCE et des Banques centrales de l'UE depuis le début de la crise.

Entretemps, les conditions posées par la zone euro ont été remplies. Le 29 mars dernier, le Parlement grec avait en effet adopté, sous la pression des créanciers, un amendement prévoyant des conditions strictes pour la protection de l'habitation principale des ménages et entrepreneurs endettés, menacés de saisie.

"La Grèce a fait le nécessaire pour respecter ses engagements. Cette décision constitue un nouveau signal très fort pour les marchés", a déclaré Pierre Moscovici, commissaire européen chargé des affaires économiques, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion des 19 ministres à Bucarest.

Et dans un communiqué, l'Eurogroupe, cénacle des 19 ministres, a estimé que les "conditions étaient en place pour débloquer des mesures d'allégement de la dette d'un montant de 970 millions d'euros".

Sortie officiellement de son programme d'aides internationales en août dernier, la Grèce reste toutefois sous la surveillance renforcée de ses créanciers.

Le pays est ainsi contraint de dégager suffisamment d'excédent budgétaire pour rembourser ses dettes, procéder à une série de "réformes" allant des privatisations à la réduction du taux d'endettement pour assainir le secteur bancaire toujours en manque de liquidités.