Marc Leemans (CSC) l'a encore répété dans les colonnes du Morgen, plaidant pour un impôt "corona" ou "de crise". Objectif : répartir le coût de la crise entre citoyens en faisant contribuer davantage ceux qui ont les épaules plus larges.
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Marc Leemans (CSC) l'a encore répété dans les colonnes du Morgen, plaidant pour un impôt "corona" ou "de crise". Objectif : répartir le coût de la crise entre citoyens en faisant contribuer davantage ceux qui ont les épaules plus larges."Le confinement a en effet affecté les revenus des gens de manière très hétérogène, indépendamment de leur mérite, soutient Eric Dor, professeur à l'IESEG de Lille. Certains ont pu garder leur salaire en télétravaillant ou en se rendant toujours sur leur lieu de travail. D'autres ont été empêchés de travailler et ont été mis au chômage partiel ou ont bénéficié du droit passerelle comme indépendants, avec perte de revenu. C'est le hasard du secteur d'activité qui a déterminé la situation. Cette inégalité est donc totalement arbitraire. Il pourrait dès lors y avoir un sens à ce qu'une cotisation soit prélevée sur les revenus de ceux qui ont eu le privilège de garder leur activité, de manière à financer les allocations de chômage temporaire ou de droit passerelle des autres." D'autres par contre, comme le professeur d'économie de l'université de Gand Gert Peersman ou Bruno Colmant, ne sont pas pour. Selon le CEO de Degroof Petercam, "il est inconcevable en pleine crise économique d'augmenter les impôts. Aucun pays ne le fait. Il faut, au contraire, des stimulants fiscaux pour ceux qui veulent injecter du capital à risque dans l'investissement et dans l'emploi productifs. Une augmentation des impôts ne se justifie aucunement dans la mesure où l'Etat s'endette à des taux d'intérêts négatifs auprès de la Banque centrale européenne." Bref, taxe "corona" ou pas, la question est loin d'être tranchée.