Visiblement, c'est le premier surpris. Le 1er octobre dernier, Mathieu Michel (MR) a vécu une journée "pas comme les autres... et totalement inattendue", comme il l'indique sur sa page Facebook. L'ancien président du conseil provincial du Brabant wallon vient de prêter serment comme secrétaire d'Etat au Numérique. Une compétence autrefois occupée avec un certain dynamisme par Alexander De Croo (Open Vld), le nouveau...

Visiblement, c'est le premier surpris. Le 1er octobre dernier, Mathieu Michel (MR) a vécu une journée "pas comme les autres... et totalement inattendue", comme il l'indique sur sa page Facebook. L'ancien président du conseil provincial du Brabant wallon vient de prêter serment comme secrétaire d'Etat au Numérique. Une compétence autrefois occupée avec un certain dynamisme par Alexander De Croo (Open Vld), le nouveau Premier ministre.Cette apparente relégation des enjeux numériques en "division 2" - un secrétaire d'Etat dépend toujours d'un ministre, en l'occurrence ce sera... Alexander De Croo - ne plaît pas à la communauté digitale. Une soixantaine d'entrepreneurs et spécialistes de la technologie et du digital, dont Xavier Damman (Storify, Open Collective), Julie Foulon (Molengeek, Girleek) ou encore Sébastien Deletaille (Real Impact Analytics, Rosa) ont signé une lettre ouverte à destination du nouveau gouvernement fédéral belge. Ils réclament la création d'un "ministère du Numérique". "Nous avons vu avec la crise du Covid-19 à quel point le numérique est devenu important. Non seulement pour traquer le virus, mais aussi pour assurer l'enseignement de nos enfants en ligne ou pour travailler à distance. Nous voyons aussi l'impact négatif des médias sociaux sur la division de notre société, la montée de l'extrémisme et la dépendance qu'ils peuvent créer. C'est trop important pour ne pas accorder au monde numérique l'attention qu'il mérite pour le bien-être des habitants de la Belgique", estiment les signataires. Le nouveau secrétaire d'Etat, plutôt habitué aux enjeux locaux, hérite d'un domaine crucial et transversal, qu'il ne maîtrise pas (encore). On l'a compris, Mathieu Michel sera attendu au tournant. Mais c'est surtout sur son action, plutôt que sur la création d'un hypothétique (et superflu ? ) "ministère du Numérique" qu'il devra être évalué.G.D.