Plus d'un an après le début de la pandémie, les gouvernements européens en sont toujours à une politique qui consiste à confiner et reconfiner encore. Ils continuent à imiter l'exemple de la dictature chinoise en adoptant ses méthodes, mais sans les résultats.
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Plus d'un an après le début de la pandémie, les gouvernements européens en sont toujours à une politique qui consiste à confiner et reconfiner encore. Ils continuent à imiter l'exemple de la dictature chinoise en adoptant ses méthodes, mais sans les résultats. La responsabilité des gouvernements est écrasante: ils ont voulu tout gérer, ont supprimé la quasi-totalité de nos libertés, détruit l'économie, et les comparaisons internationales montrent aujourd'hui que les pays qui ont pris les mesures de confinement les plus sévères n'ont pas mieux préservé la santé de leurs citoyens que ceux qui ne l'ont pas fait. Quant à la politique des vaccins, elle est une honte pour l'Europe, ensemble d'Etats développés complètement dépassés non seulement par Israël l'ultra-efficace, mais aussi par le Royaume-Uni, qui vient de quitter l'Europe, et aujourd'hui par les Etats-Unis. Les gouvernements européens partagent cette culpabilité avec l'Union Européenne, qu'ils ont chargée de commandes communes, qui ont conduit à la pénurie que l'on sait. Après des demi-aveux de sa présidente, Ursula von der Leyen, la Commission en est aujourd'hui à nier les évidences. On en voit la preuve dans les déclarations sur une chaîne télévisée française de Thierry Breton, commissaire européen chargé des vaccins. Brillant intellectuel, patron d'entreprises françaises de premier plan mais au destin parfois cruel, Thierry Breton a présenté la situation comme si tout allait bien. En retard sur tout le monde développé, l'Europe n'a pas un seul fabricant qui ait pu mettre au point un vaccin efficace à ce jour puisque, des quatre qui sont reconnus par ses propres autorités sanitaires, trois sont américains et un britannique. Mais pour Monsieur Breton, commissaire européen qui n'oublie jamais qu'il est français, l'immunité collective sera atteinte "pour le 14 juillet". La vérité est qu'on en est loin et que personne n'y croit, vu les retards colossaux dans une politique de vaccination que l'on a voulue strictement publique. Alors que certains pays européens, en désespoir de cause, ont commandé des vaccins russes Spoutnik V, notre arrogant commissaire annonce qu'on n'en aura pas besoin, et même "qu'il faut accorder la priorité aux vaccins fabriqués sur le territoire européen". Etrange chauvinisme dans la pénurie que cette façon de refuser ce qui vient de l'étranger, et ce alors même que les usines qui produisent lesdits vaccins en Europe sont contrôlées par des groupes étrangers ou en sont les sous-traitantes. Comment peut-on sérieusement, devant un rythme de vaccination très lent et un retard sur les propres prévisions des dirigeants, affirmer que l'on peut se passer "des vaccins étrangers" (alors qu'en réalité ils le sont tous! ) quand les contaminations continuent à augmenter et que les politiciens se croient toujours obligés de confiner encore plus? A ce niveau d'arrogance, on ne peut plus considérer que la Commission informe les gens. Il s'agit purement et simplement de propagande. Du même niveau que lorsque les Soviétiques, dans un pays où les gens mouraient de faim, affirmaient être capables de produire tous les biens nécessaires à leur population, sans avoir besoin des productions des capitalistes étrangers.