Donald Trump a joué la carte du déni, et les Etats-Unis ne se sont pas assez préparés à l'arrivée de ce virus. Ensuite parce que le système social aux Etats-Unis est extrêmement faible et que de nombreuses personnes sont exclues de facto du système hospitalier faute de protection sociale privée ou publique.

Sur le point du déni, il n'est pas totalement terminé car aujourd'hui encore Donald Trump estime qu'il faut lever le confinement pour Pâques car il s'attend à ce que les dégâts économiques soient nettement plus importants que les dégâts sociaux. Il pense que les morts économiques seront plus importantes que les morts physiques en quelque sorte...

Si cela semble étonnant d'entendre ce genre de propos ici en Europe, sauf sans doute en Grande-Bretagne, il semble aussi qu'un grand nombre de patrons de la Silicon Valley partagent le même sentiment que Donald Trump. Or la plupart du temps, ces patrons ne sont pas Républicains, et n'ont donc pas voté pour Trump. Le fondateur de Tesla, Elon Musk, pense par exemple que la panique autour du coronavirus est stupide et il l'a exprimé sur Twitter sans s'en cacher et en l'assumant encore aujourd'hui. D'autres patrons de la Silicon Valley estiment qu'il aurait fallu mettre en quarantaine les personnes âgées et les immunodépressifs et d'autres encore, exactement comme Donald Trump, estiment que la crise économique aux Etats-Unis fera plus de morts que le virus.

C'est dans cette atmosphère que va se dérouler la campagne électorale du 3 novembre prochain. Jusqu'à présent, la plupart des pronostiqueurs donnaient Donald Trump gagnant. C'est vrai que ses deux principaux adversaires Démocrates ne faisaient pas le poids face à lui. D'un côté, Bernie Sanders, s'affichait comme socialiste, mais en Amérique, et notamment du côté de l'Amérique profonde, ce mot sonne comme une insulte. Trump est donc certain du rejet de ce candidat par la majeure partie de l'électorat américain. Quant à Joe Biden, l'autre candidat Démocrate, lui pèche par manque de dynamisme. Donald Trump était assez sûr de se faire réélire sans difficulté.

Sauf, sauf qu'un candidat "surprise" s'est invité dans cette campagne, et c'est ce petit virus. Il a déjà inversé la courbe de la Bourse à la baisse, il va faire passer la croissance américaine d'un chiffre positif à une récession, et il va faire augmenter le chômage de 4% à 30%. Autrement dit, ce virus enlève à Donald Trump son principal atout : son bilan économique ! Avant le virus, le bilan était positif, et après, cela sera une catastrophe même si la banque centrale américaine veille au grain pour éviter une dépression. Donald Trump a eu tort de s'attribuer systématiquement la hausse de Wall Street, les électeurs vont donc aussi lui attribuer la baisse de la Bourse.

C'est logique, enfin c'est ce qu'on pense, mais on vérifiera tout cela le 3 novembre prochain.

Donald Trump a joué la carte du déni, et les Etats-Unis ne se sont pas assez préparés à l'arrivée de ce virus. Ensuite parce que le système social aux Etats-Unis est extrêmement faible et que de nombreuses personnes sont exclues de facto du système hospitalier faute de protection sociale privée ou publique.Sur le point du déni, il n'est pas totalement terminé car aujourd'hui encore Donald Trump estime qu'il faut lever le confinement pour Pâques car il s'attend à ce que les dégâts économiques soient nettement plus importants que les dégâts sociaux. Il pense que les morts économiques seront plus importantes que les morts physiques en quelque sorte... Si cela semble étonnant d'entendre ce genre de propos ici en Europe, sauf sans doute en Grande-Bretagne, il semble aussi qu'un grand nombre de patrons de la Silicon Valley partagent le même sentiment que Donald Trump. Or la plupart du temps, ces patrons ne sont pas Républicains, et n'ont donc pas voté pour Trump. Le fondateur de Tesla, Elon Musk, pense par exemple que la panique autour du coronavirus est stupide et il l'a exprimé sur Twitter sans s'en cacher et en l'assumant encore aujourd'hui. D'autres patrons de la Silicon Valley estiment qu'il aurait fallu mettre en quarantaine les personnes âgées et les immunodépressifs et d'autres encore, exactement comme Donald Trump, estiment que la crise économique aux Etats-Unis fera plus de morts que le virus. C'est dans cette atmosphère que va se dérouler la campagne électorale du 3 novembre prochain. Jusqu'à présent, la plupart des pronostiqueurs donnaient Donald Trump gagnant. C'est vrai que ses deux principaux adversaires Démocrates ne faisaient pas le poids face à lui. D'un côté, Bernie Sanders, s'affichait comme socialiste, mais en Amérique, et notamment du côté de l'Amérique profonde, ce mot sonne comme une insulte. Trump est donc certain du rejet de ce candidat par la majeure partie de l'électorat américain. Quant à Joe Biden, l'autre candidat Démocrate, lui pèche par manque de dynamisme. Donald Trump était assez sûr de se faire réélire sans difficulté.Sauf, sauf qu'un candidat "surprise" s'est invité dans cette campagne, et c'est ce petit virus. Il a déjà inversé la courbe de la Bourse à la baisse, il va faire passer la croissance américaine d'un chiffre positif à une récession, et il va faire augmenter le chômage de 4% à 30%. Autrement dit, ce virus enlève à Donald Trump son principal atout : son bilan économique ! Avant le virus, le bilan était positif, et après, cela sera une catastrophe même si la banque centrale américaine veille au grain pour éviter une dépression. Donald Trump a eu tort de s'attribuer systématiquement la hausse de Wall Street, les électeurs vont donc aussi lui attribuer la baisse de la Bourse. C'est logique, enfin c'est ce qu'on pense, mais on vérifiera tout cela le 3 novembre prochain.