Les financiers, qui écoutent cette chronique économique le connaissent bien, Nicolas Nassim Taleb a la double nationalité américaine et libanaise. Mathématicien et philosophe, et même ancien trader en Bourse, il est connu des financiers du monde entier car il a écrit plusieurs livres sur les probabilités, dont un mondialement célèbre : le cygne noir.

Ce livre, qui est le livre de chevet des banquiers de la planète, explique qu'il existe parfois des événements catastrophiques, qui peuvent survenir, alors qu'ils sont considérés comme tellement improbables que l'on n'y croit pas. Nicolas Nassim Taleb a appelé son livre "le cygne noir", parce que jusqu'au 17ème siècle, tout le monde en Europe pensait que tous les cygnes étaient de couleur blanche, et que forcément il y en pas d'autres cygnes avec une autre couleur. Jusqu'en 1697, date à laquelle des explorateurs allemands découvrent en Australie des... cygnes noirs ! C'est cela le choc auquel fait allusion Nicolas Nassim Taleb, l'impossible, l'improbable a donc finalement lieu.

Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que Nassim Taleb s'est confié à la presse américaine, il en a marre qu'on dise que l'épidémie de coronavirus est un cygne noir, un événement de très faible probabilité qui nous est tombé sur la tête (ou plutôt sur nos poumons). Pour cet ancien trader, dire que la pandémie est un cygne noir est une manière pour les politiques et les dirigeants de multinationales de se dédouaner de n'avoir pas prévu le pire. Selon lui, le pire était certain, et nous avions déjà été prévenus collectivement avec les épidémies de SRAS, de MERS, de H1N1 et via le virus Ebola. On ne peut donc pas dire que nous n'avions pas reçu des avertissements.

Selon Nicolas Nassim Taleb, si les politiques et les patrons de multinationales avaient bien lu son livre, ils sauraient que le coronavirus n'est pas un cygne noir mais un cygne blanc, donc un événement prévisible. Que la date exacte ne soit pas connue, c'est évident, mais selon lui, il fallait s'y préparer. C'est ce qu'il a fait en conseillant, en son temps, le gouvernement de Singapour, qui se débrouille plutôt bien avec cette pandémie. Comme Nicolas Nassim Taleb n'a pas sa langue en poche, il se demande aussi pourquoi les gouvernements du monde entier se précipitent pour sauver ou renflouer des compagnies aériennes ou de grandes multinationales ?

Ne vous méprenez pas, Nassim Taleb est un capitaliste, mais un vrai, il estime que les gouvernements doivent donner de l'argent en direct aux citoyens et non pas aux entreprises, qui ont passé leur temps à racheter leurs propres actions, pour gonfler le cours de ces actions, et donc pour permettre à leurs dirigeants de s'enrichir, via la hausse de ces actions. Il rappelle que Mère Nature a bien fait les choses, elle nous a doté de deux reins alors qu'on peut survivre avec un seul. Pourquoi ? Parce que Mère Nature a prévu le pire, c'est une sorte de précaution. Nassim Taleb pose la question, pourquoi sauver des multinationales qui ont utilisé leur cash pour enrichir leurs actionnaires au lieu de constituer une poire pour la soif, le deuxième rein si vous voulez ?

Voilà en tout cas des propos qui sont cash, mais il faut dire que Nassim Taleb déteste les intellectuels, les politiques, les journalistes, et même les économistes. Pour lui, tous ces gens raisonnent faux et ont un défaut commun : ils dirigent le monde sans mettre leur peau en jeu. D'ailleurs "jouer sa peau" est le titre de son dernier livre. Il ne reste plus qu'à le commander et à le lire si vous aimez ce genre de propos iconoclastes.

Les financiers, qui écoutent cette chronique économique le connaissent bien, Nicolas Nassim Taleb a la double nationalité américaine et libanaise. Mathématicien et philosophe, et même ancien trader en Bourse, il est connu des financiers du monde entier car il a écrit plusieurs livres sur les probabilités, dont un mondialement célèbre : le cygne noir. Ce livre, qui est le livre de chevet des banquiers de la planète, explique qu'il existe parfois des événements catastrophiques, qui peuvent survenir, alors qu'ils sont considérés comme tellement improbables que l'on n'y croit pas. Nicolas Nassim Taleb a appelé son livre "le cygne noir", parce que jusqu'au 17ème siècle, tout le monde en Europe pensait que tous les cygnes étaient de couleur blanche, et que forcément il y en pas d'autres cygnes avec une autre couleur. Jusqu'en 1697, date à laquelle des explorateurs allemands découvrent en Australie des... cygnes noirs ! C'est cela le choc auquel fait allusion Nicolas Nassim Taleb, l'impossible, l'improbable a donc finalement lieu.Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que Nassim Taleb s'est confié à la presse américaine, il en a marre qu'on dise que l'épidémie de coronavirus est un cygne noir, un événement de très faible probabilité qui nous est tombé sur la tête (ou plutôt sur nos poumons). Pour cet ancien trader, dire que la pandémie est un cygne noir est une manière pour les politiques et les dirigeants de multinationales de se dédouaner de n'avoir pas prévu le pire. Selon lui, le pire était certain, et nous avions déjà été prévenus collectivement avec les épidémies de SRAS, de MERS, de H1N1 et via le virus Ebola. On ne peut donc pas dire que nous n'avions pas reçu des avertissements.Selon Nicolas Nassim Taleb, si les politiques et les patrons de multinationales avaient bien lu son livre, ils sauraient que le coronavirus n'est pas un cygne noir mais un cygne blanc, donc un événement prévisible. Que la date exacte ne soit pas connue, c'est évident, mais selon lui, il fallait s'y préparer. C'est ce qu'il a fait en conseillant, en son temps, le gouvernement de Singapour, qui se débrouille plutôt bien avec cette pandémie. Comme Nicolas Nassim Taleb n'a pas sa langue en poche, il se demande aussi pourquoi les gouvernements du monde entier se précipitent pour sauver ou renflouer des compagnies aériennes ou de grandes multinationales ? Ne vous méprenez pas, Nassim Taleb est un capitaliste, mais un vrai, il estime que les gouvernements doivent donner de l'argent en direct aux citoyens et non pas aux entreprises, qui ont passé leur temps à racheter leurs propres actions, pour gonfler le cours de ces actions, et donc pour permettre à leurs dirigeants de s'enrichir, via la hausse de ces actions. Il rappelle que Mère Nature a bien fait les choses, elle nous a doté de deux reins alors qu'on peut survivre avec un seul. Pourquoi ? Parce que Mère Nature a prévu le pire, c'est une sorte de précaution. Nassim Taleb pose la question, pourquoi sauver des multinationales qui ont utilisé leur cash pour enrichir leurs actionnaires au lieu de constituer une poire pour la soif, le deuxième rein si vous voulez ? Voilà en tout cas des propos qui sont cash, mais il faut dire que Nassim Taleb déteste les intellectuels, les politiques, les journalistes, et même les économistes. Pour lui, tous ces gens raisonnent faux et ont un défaut commun : ils dirigent le monde sans mettre leur peau en jeu. D'ailleurs "jouer sa peau" est le titre de son dernier livre. Il ne reste plus qu'à le commander et à le lire si vous aimez ce genre de propos iconoclastes.