Si j'avais dit cela, ce n'est pas par naïveté ou faux espoir, mais parce que j'avais remarqué que les marchés financiers, tout en étant nerveux, étaient loin d'être en mode panique. C'était déjà le premier indice.

Ensuite, on l'a rapidement constaté, les Iraniens ont riposté mais de manière à ce que les Américains ne considèrent pas que certaines limites avaient été dépassées. D'après la presse américaine spécialisée, les forces iraniennes, lors de leur riposte sur des bases américaines en Irak, se sont arrangées pour prévenir en quelque sorte les Américains afin d'éviter des pertes humaines trop importantes.

Aujourd'hui, regardez, on parle du crash du Boeing 737 ukrainien. Même si c'est, probablement, un tir de missile iranien qui en est la cause, les autorités parlent toutes d'une erreur et non pas d'une volonté délibérée de détruire cet avion. Il est vrai aussi qu'à l'intérieur de ce Boeing il y avait 82 ressortissants iraniens...

Ce que je veux dire par là, c'est que tous les discours actuels, y compris ceux de Trump, visent à la désescalade guerrière et tant mieux ! Comme le faisait remarquer Bruno Bertez, un commentateur financier parisien, le programme de Trump, c'est sa réélection le 3 novembre prochain. Il doit donc montrer à ses partisans qu'il est strict avec l'Iran, mais pas au point d'emmener son pays dans une nouvelle guerre contre ce pays. Quant aux dirigeants iraniens, leur seule volonté est de restaurer l'unité du pays autour d'eux et il faut dire que Trump leur apporte une aide considérable sans le vouloir. Bruno Bertez estime que dans cette triste affaire de tension entre l'Iran et les Etats-Unis, il y a une bonne partie de gesticulations, de "retenez moi où je fais un malheur", c'est du Kabuki, comme il l'écrit, vous savez, c'est cette sorte de théâtre japonais, avec de grands cris et des bruits de fureur.

Tout cela serait donc, en partie, du spectacle pour la télévision, alors qu'en coulisses, ce sont des calculs cyniques, des stratégies dont nous serions étonnés si nous en apprenions les contenus. En fait, tout le jeu jusqu'à présent entre Iraniens et Américains consiste à répondre à la question : comme répondre sans escalader ? Comment rester à l'intérieur du code convenu mais tout en restant crédible à faire croire qu'on peut le violer. Espérons que cette analyse restera vraie et ne sera pas invalidée par une erreur de calcul car mieux vaut en effet un théâtre d'ombres qu'une vraie guerre...

Si j'avais dit cela, ce n'est pas par naïveté ou faux espoir, mais parce que j'avais remarqué que les marchés financiers, tout en étant nerveux, étaient loin d'être en mode panique. C'était déjà le premier indice.Ensuite, on l'a rapidement constaté, les Iraniens ont riposté mais de manière à ce que les Américains ne considèrent pas que certaines limites avaient été dépassées. D'après la presse américaine spécialisée, les forces iraniennes, lors de leur riposte sur des bases américaines en Irak, se sont arrangées pour prévenir en quelque sorte les Américains afin d'éviter des pertes humaines trop importantes.Aujourd'hui, regardez, on parle du crash du Boeing 737 ukrainien. Même si c'est, probablement, un tir de missile iranien qui en est la cause, les autorités parlent toutes d'une erreur et non pas d'une volonté délibérée de détruire cet avion. Il est vrai aussi qu'à l'intérieur de ce Boeing il y avait 82 ressortissants iraniens...Ce que je veux dire par là, c'est que tous les discours actuels, y compris ceux de Trump, visent à la désescalade guerrière et tant mieux ! Comme le faisait remarquer Bruno Bertez, un commentateur financier parisien, le programme de Trump, c'est sa réélection le 3 novembre prochain. Il doit donc montrer à ses partisans qu'il est strict avec l'Iran, mais pas au point d'emmener son pays dans une nouvelle guerre contre ce pays. Quant aux dirigeants iraniens, leur seule volonté est de restaurer l'unité du pays autour d'eux et il faut dire que Trump leur apporte une aide considérable sans le vouloir. Bruno Bertez estime que dans cette triste affaire de tension entre l'Iran et les Etats-Unis, il y a une bonne partie de gesticulations, de "retenez moi où je fais un malheur", c'est du Kabuki, comme il l'écrit, vous savez, c'est cette sorte de théâtre japonais, avec de grands cris et des bruits de fureur.Tout cela serait donc, en partie, du spectacle pour la télévision, alors qu'en coulisses, ce sont des calculs cyniques, des stratégies dont nous serions étonnés si nous en apprenions les contenus. En fait, tout le jeu jusqu'à présent entre Iraniens et Américains consiste à répondre à la question : comme répondre sans escalader ? Comment rester à l'intérieur du code convenu mais tout en restant crédible à faire croire qu'on peut le violer. Espérons que cette analyse restera vraie et ne sera pas invalidée par une erreur de calcul car mieux vaut en effet un théâtre d'ombres qu'une vraie guerre...