"La mission a estimé que l'application du programme était sur les rails" mais "que les risques pour l'économie et par conséquent sur le secteur financier restent élevés car l'Espagne continue de connaître des difficultés à corriger d'importants déséquilibres d'avant-crise", écrit le Fonds monétaire international (FMI) à l'issue d'une mission à Madrid. Le processus de réforme du secteur financier espagnol "est bien engagé" mais "la situation économique et budgétaire reste difficile", affirme elle aussi la Commission européenne dans un autre rapport publié lundi.

Dans son précédent rapport le 5 mars, la Commission avait estimé qu'il n'était pas nécessaire de renflouer le secteur bancaire espagnol au-delà de l'enveloppe déjà prévue à cet effet. En échange du plan d'aide pour les banques, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy s'est engagé à assainir le secteur financier, ébranlé par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 et l'explosion du nombre de crédits impayés.

Mais Madrid doit également faire face à un important dérapage de ses finances publiques. La Commission européenne a accordé le 29 mai un nouveau délai à l'Espagne pour remplir ses objectifs de réduction du déficit public: 6,5% en 2013 et un retour en-dessous de la limite européenne des 3% en 2016. L'Espagne est parvenue en 2012 à réduire son déficit public à 6,7% du Produit intérieur brut (PIB), au prix d'une politique de rigueur qui complique son retour à la croissance et creuse un chômage atteignant aujourd'hui 27,16%.

"La mission a estimé que l'application du programme était sur les rails" mais "que les risques pour l'économie et par conséquent sur le secteur financier restent élevés car l'Espagne continue de connaître des difficultés à corriger d'importants déséquilibres d'avant-crise", écrit le Fonds monétaire international (FMI) à l'issue d'une mission à Madrid. Le processus de réforme du secteur financier espagnol "est bien engagé" mais "la situation économique et budgétaire reste difficile", affirme elle aussi la Commission européenne dans un autre rapport publié lundi. Dans son précédent rapport le 5 mars, la Commission avait estimé qu'il n'était pas nécessaire de renflouer le secteur bancaire espagnol au-delà de l'enveloppe déjà prévue à cet effet. En échange du plan d'aide pour les banques, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy s'est engagé à assainir le secteur financier, ébranlé par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 et l'explosion du nombre de crédits impayés. Mais Madrid doit également faire face à un important dérapage de ses finances publiques. La Commission européenne a accordé le 29 mai un nouveau délai à l'Espagne pour remplir ses objectifs de réduction du déficit public: 6,5% en 2013 et un retour en-dessous de la limite européenne des 3% en 2016. L'Espagne est parvenue en 2012 à réduire son déficit public à 6,7% du Produit intérieur brut (PIB), au prix d'une politique de rigueur qui complique son retour à la croissance et creuse un chômage atteignant aujourd'hui 27,16%.