"Le retour de la réticence des consommateurs à dépenser et les pénuries de personnel à cause d'Omicron en plus des (dernières mesures sanitaires) indiquent une contraction de l'économie à court terme, en particulier si davantage de restrictions sont nécessaires", prévient Suren Thiru, chef économiste des BCC, dans un communiqué jeudi.

Les entreprises se débattaient fin 2021 avec "les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, l'inflation qui monte en flèche et les coûts de l'énergie qui augmentent", précise Shevaun Haviland, directeur général des Chambres de commerce. De plus, beaucoup "avaient du mal à améliorer leurs flux de trésorerie et à augmenter leurs investissements avant même" l'apparition d'Omicron et la mise en place des restrictions, ajoute-t-il.

Selon l'enquête des Chambres de commerce, réalisée fin 2021 auprès de quelque 5.500 entreprises, 66% d'entre elles étaient préoccupées par l'inflation, qui atteint des niveaux plus vus depuis dix ans dans le pays et pourrait dépasser 6% cette année, selon les économistes. De fait, 58% des entreprises s'attendent à augmenter leurs prix au cours des trois prochains mois, pointant surtout du doigt la hausse du prix des matières premières.

"Une forte poussée inflationniste est probable dans les mois à venir", abonde Suren Thiru, en raison des matières premières, mais aussi de la flambée des prix de l'énergie et de la fin d'une réduction de la TVA dans l'hôtellerie-restauration, selon lui.

- Annulations en décembre -

Si les ventes des entreprises ont été moins bonnes au quatrième trimestre, les craintes sont particulièrement vives pour le secteur de l'hôtellerie-restauration très affecté par la pandémie et qui commençait tout juste à voir "le début d'une reprise potentielle" avant l'arrivée d'Omicron, selon les BCC.

Selon des données de l'Office national des Statistiques (ONS) publiées jeudi, 16% des entreprises britanniques en activité ou fermées temporairement ont connu en décembre une hausse des annulations de leurs clients, une tendance particulièrement marquée dans le secteur des coiffeurs et soins de beauté ou celui de l'hôtellerie-restauration. "Dans de nombreux cas, les annulations ont été plus difficiles à gérer que des fermetures. Le manque de certitude a rendu impossible la planification des effectifs et des fournitures, ce qui a entraîné un énorme gaspillage", selon Sarah Coles, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Traditionnellement, "beaucoup d'entreprises comptent sur Noël pour traverser les mois plus maigres de début d'année, et même avant cette vague d'annulations beaucoup tournaient à vide", poursuit l'analyste, qui prévoit que les commerces "encaisseront le choc pendant des mois".

L'indice PMI Flash composite, un baromètre avancé de la croissance, mettait déjà en lumière qu'Omicron avait mis un coup de frein à l'activité au Royaume-Uni en décembre, augurant du "pire mois pour l'économie britannique depuis février".

"Omicron a pesé sur les dépenses des consommateurs dans les services ces dernières semaines", ce qui aura un impact sur la reprise du pays fin 2021, abonde Gabriella Dickens, de Pantheon Macroeconomics. Mais "on ne peut exclure une augmentation du PIB en janvier si les consommateurs ont moins peur de contracter le Covid-19 maintenant que Noël est passé et que l'on sait qu'Omicron est moins susceptible d'entraîner une maladie grave que le variant Delta", ajoute-t-elle.

"Le retour de la réticence des consommateurs à dépenser et les pénuries de personnel à cause d'Omicron en plus des (dernières mesures sanitaires) indiquent une contraction de l'économie à court terme, en particulier si davantage de restrictions sont nécessaires", prévient Suren Thiru, chef économiste des BCC, dans un communiqué jeudi.Les entreprises se débattaient fin 2021 avec "les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, l'inflation qui monte en flèche et les coûts de l'énergie qui augmentent", précise Shevaun Haviland, directeur général des Chambres de commerce. De plus, beaucoup "avaient du mal à améliorer leurs flux de trésorerie et à augmenter leurs investissements avant même" l'apparition d'Omicron et la mise en place des restrictions, ajoute-t-il.Selon l'enquête des Chambres de commerce, réalisée fin 2021 auprès de quelque 5.500 entreprises, 66% d'entre elles étaient préoccupées par l'inflation, qui atteint des niveaux plus vus depuis dix ans dans le pays et pourrait dépasser 6% cette année, selon les économistes. De fait, 58% des entreprises s'attendent à augmenter leurs prix au cours des trois prochains mois, pointant surtout du doigt la hausse du prix des matières premières."Une forte poussée inflationniste est probable dans les mois à venir", abonde Suren Thiru, en raison des matières premières, mais aussi de la flambée des prix de l'énergie et de la fin d'une réduction de la TVA dans l'hôtellerie-restauration, selon lui.- Annulations en décembre -Si les ventes des entreprises ont été moins bonnes au quatrième trimestre, les craintes sont particulièrement vives pour le secteur de l'hôtellerie-restauration très affecté par la pandémie et qui commençait tout juste à voir "le début d'une reprise potentielle" avant l'arrivée d'Omicron, selon les BCC.Selon des données de l'Office national des Statistiques (ONS) publiées jeudi, 16% des entreprises britanniques en activité ou fermées temporairement ont connu en décembre une hausse des annulations de leurs clients, une tendance particulièrement marquée dans le secteur des coiffeurs et soins de beauté ou celui de l'hôtellerie-restauration. "Dans de nombreux cas, les annulations ont été plus difficiles à gérer que des fermetures. Le manque de certitude a rendu impossible la planification des effectifs et des fournitures, ce qui a entraîné un énorme gaspillage", selon Sarah Coles, analyste chez Hargreaves Lansdown. Traditionnellement, "beaucoup d'entreprises comptent sur Noël pour traverser les mois plus maigres de début d'année, et même avant cette vague d'annulations beaucoup tournaient à vide", poursuit l'analyste, qui prévoit que les commerces "encaisseront le choc pendant des mois".L'indice PMI Flash composite, un baromètre avancé de la croissance, mettait déjà en lumière qu'Omicron avait mis un coup de frein à l'activité au Royaume-Uni en décembre, augurant du "pire mois pour l'économie britannique depuis février"."Omicron a pesé sur les dépenses des consommateurs dans les services ces dernières semaines", ce qui aura un impact sur la reprise du pays fin 2021, abonde Gabriella Dickens, de Pantheon Macroeconomics. Mais "on ne peut exclure une augmentation du PIB en janvier si les consommateurs ont moins peur de contracter le Covid-19 maintenant que Noël est passé et que l'on sait qu'Omicron est moins susceptible d'entraîner une maladie grave que le variant Delta", ajoute-t-elle.