"On est loin d'être à la fin de l'histoire (...) et il va falloir continuer à peser", a prévenu lundi Laurent Berger, le numéro un de la CFDT (premier syndicat du pays), reconnaissant qu'il n'avait "pas la solution de la sortie de crise".

M. Berger avait salué dimanche comme une "victoire" le retrait annoncé la veille par le Premier ministre français Edouard Philippe de la mesure de court terme d'âge pivot devant atteindre 64 ans en 2027, avec un malus pour ceux qui partiraient plus tôt. Cette mesure était la plus contestée de la réforme des retraites.

Ce retrait, réclamé par les syndicats dits réformistes (CFDT, CFTC et Unsa), "est extrêmement important en terme de justice sociale", a souligné le dirigeant du premier syndicat français.

Mais le gouvernement l'a assorti de l'obligation, à travers une conférence de financement, de trouver avant fin avril des solutions alternatives pour que le régime soit à l'équilibre en 2027, et a confirmé que le futur système universel comporterait un âge d'équilibre, autrement dit un âge pivot, modulable selon les carrières.

Le système de retraite à points voulu par le gouvernement vise à fusionner les 42 régimes existants, dont des régimes spéciaux qui permettent notamment aux conducteurs de train de partir plus tôt.

L'exécutif promet un dispositif "plus juste" mais les opposants redoutent un départ plus tardif et des pensions plus basses.

Les assemblées générales des syndicats de ce début de semaine devaient donner une indication sur la poursuite du mouvement à la compagnie nationale ferroviaire SNCF et à la régie des transports parisiens RATP, qui pourrait être actée jusqu'à vendredi mais plus compliquée ensuite.

En attendant, le trafic restait perturbé lundi dans la capitale française.

De son côté, la SNCF faisait circuler 8 trains à grande vitesse sur 10 en France, 7 trains régionaux sur 10 et 7 trains de banlieue parisienne sur 10.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, et le secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, ont rencontré lundi les représentants des avocats, appelés à poursuivre leur mobilisation toute la semaine.

Mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud recevra les partenaires sociaux pour discuter pénibilité et emploi des seniors.

Par ailleurs, la Fédération nationale du syndicat CGT - en tête de la contestation - des Ports et Docks a appelé à une nouvelle opération "ports morts" dès mardi pour protester contre la réforme des retraites dont le syndicat demande le retrait.

"On est loin d'être à la fin de l'histoire (...) et il va falloir continuer à peser", a prévenu lundi Laurent Berger, le numéro un de la CFDT (premier syndicat du pays), reconnaissant qu'il n'avait "pas la solution de la sortie de crise". M. Berger avait salué dimanche comme une "victoire" le retrait annoncé la veille par le Premier ministre français Edouard Philippe de la mesure de court terme d'âge pivot devant atteindre 64 ans en 2027, avec un malus pour ceux qui partiraient plus tôt. Cette mesure était la plus contestée de la réforme des retraites. Ce retrait, réclamé par les syndicats dits réformistes (CFDT, CFTC et Unsa), "est extrêmement important en terme de justice sociale", a souligné le dirigeant du premier syndicat français.Mais le gouvernement l'a assorti de l'obligation, à travers une conférence de financement, de trouver avant fin avril des solutions alternatives pour que le régime soit à l'équilibre en 2027, et a confirmé que le futur système universel comporterait un âge d'équilibre, autrement dit un âge pivot, modulable selon les carrières.Le système de retraite à points voulu par le gouvernement vise à fusionner les 42 régimes existants, dont des régimes spéciaux qui permettent notamment aux conducteurs de train de partir plus tôt. L'exécutif promet un dispositif "plus juste" mais les opposants redoutent un départ plus tardif et des pensions plus basses.Les assemblées générales des syndicats de ce début de semaine devaient donner une indication sur la poursuite du mouvement à la compagnie nationale ferroviaire SNCF et à la régie des transports parisiens RATP, qui pourrait être actée jusqu'à vendredi mais plus compliquée ensuite.En attendant, le trafic restait perturbé lundi dans la capitale française.De son côté, la SNCF faisait circuler 8 trains à grande vitesse sur 10 en France, 7 trains régionaux sur 10 et 7 trains de banlieue parisienne sur 10.La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, et le secrétaire d'Etat chargé des Retraites, Laurent Pietraszewski, ont rencontré lundi les représentants des avocats, appelés à poursuivre leur mobilisation toute la semaine.Mardi, la ministre du Travail Muriel Pénicaud recevra les partenaires sociaux pour discuter pénibilité et emploi des seniors.Par ailleurs, la Fédération nationale du syndicat CGT - en tête de la contestation - des Ports et Docks a appelé à une nouvelle opération "ports morts" dès mardi pour protester contre la réforme des retraites dont le syndicat demande le retrait.