Qui sera le prochain président ou présidente des Etats-Unis ? Pour les investisseurs et les économistes américaines, la question ne se pose même plus, tant la réponse est évidente pour eux, ce sera à coup sûr Donald Trump.

L'agence d'information financière Bloomberg a sondé 700 stratèges et gestionnaires de patrimoine à Wall Street et 79% de ces sondés estiment que Donald Trump va se succéder à lui-même.

Pourquoi pensent-ils cela ? C'est simple, parce que les chiffres économiques et boursiers plaident pour l'actuel président des Etats-Unis. On a tendance à l'oublier de ce côté-ci de l'Atlantique, mais en Amérique, l'élection se joue essentiellement sur le bon ou mauvais état de l'économie.

Or, si on regarde l'indice Standard&Poor's 500, c'est-à-dire l'indice qui reflète le mieux la santé de Wall Street, car il représente l'évolution des 500 plus grandes entreprises américaines, il faut constater que cet indice boursier a grimpé de 50% depuis l'élection de Donald Trump. Autrement dit, du point de vue des détenteurs d'actions, l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche est synonyme de très bonne affaire.

N'oublions pas qu'aux Etats-Unis, la pension légale des Américains est quasi inexistante et que les citoyens basent tous leurs espoirs sur la bonne tenue de la Bourse. Sur ce plan, ils sont donc ravis.

Le deuxième chiffre qui plaide en faveur d'une réélection de Donald Trump, c'est le taux de chômage qui est à son plus bas niveau depuis plus de 50 ans. Ce chômage minimal a pour effet de donner un coup de pouce aux salaires, y compris aux salaires les plus modestes. Bref, Donald Trump apparaît aux yeux des experts comme le gagnant le plus probable des futures élections présidentielles. D'autant que du côté démocrate, le front est loin d'être uni et il y a pléthore de candidats. En tout cas, l'une d'elle, la sénatrice Elisabeth Warren, qui est enseignante de son état, fait peur à Wall Street. D'ailleurs, les scénarios qui circulent, c'est que si cette sénatrice de 70 ans devait être élue, la Bourse chuterait de 20 à 25%, c'est ce qu'on appelle un krach boursier en pratique. Pourquoi ce scénario de l'horreur ? Parce que cette sénatrice a promis de taxer de 2% toutes les fortunes au-delà de 50 millions de dollars et de 3%, celles de plus d'un milliard de dollars.

En Europe, ce genre de taxation ferait sourire, car elle ne concernerait qu'une infime partie de la population, mais aux Etats-Unis, cette même sénatrice se fait insulter et traiter de "socialiste". Aux Etats-Unis, du moins au sein d'une bonne partie de la population, cela est considéré comme une forme d'insulte suprême. Mais bon, ça c'est le scénario habituel et on l'a vu avec l'élection inattendue de Donald Trump : rien n'est jamais écrit à l'avance, fort heureusement d'ailleurs.