Dans un rapport de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) qui a "malencontreusement" été publié avant d'être retiré du site, le régulateur de l'énergie interroge la méthodologie d'Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension, lequel fournit les estimations quant à la sécurité d'approvisionnement du pays. Selon la CREG, Elia se trompe dans ses calculs, et il manquerait à l'horizon 2026 un volume de 1.000 MW pour assurer la sécurité d'approvisionnement, soit l'équivalent d'un réacteur nucléaire, ou de presque deux centrales au gaz. "Nous ne percevons pas les signes d'un besoin pour un tel volume supplémentaire", a cependant déclaré le CEO d'Elia. "Mais c'est la ministre qui décide dans ce domaine. Elia se contente de donner des conseils et acte les décisions."

Le patron d'Elia a par ailleurs déclaré qu'il avait été surpris par la publication de ce rapport. "On ne sait pas d'où ça sort." Il n'y a pas de conflit avec le régulateur fédéral, dit-il. "J'ai d'ailleurs reçu un appel téléphonique hier (mardi, NDLR) de la CREG s'excusant de la situation. Cette histoire, c'est une tempête dans un verre d'eau", a-t-il ponctué.

Divergences de longues dates

Les divergences entre la CREG et Elia sur la méthodologie à appliquer pour calculer les années climatiques ne sont pas neuves. Elles ont toutefois été tranchées dans le cadre de la décision qu'a rendue la Commission européenne sur le Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM) mis en oeuvre par la Belgique pour compenser la fermeture des centrales nucléaires, a expliqué la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straten.

Au terme de ses premières enchères, le CRM a débouché sur la sélection de deux projets de centrales à gaz (à Vilvorde et aux Awirs à Liège), a expliqué mardi la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, en commission de l'Energie de la Chambre. La ministre dit ne "pas comprendre" comment la CREG arrive à la conclusion que deux centrales supplémentaires sont nécessaire. Le rapport évoqué n'est pas "complet", selon elle. Des données venant d'Elia font encore défaut. La ministre a demandé à Elia d'y pourvoir, ce que le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité s'est engagé à faire. "Je pars du principe que la CREG procédera à la publication dès qu'elle aura reçu toutes les données", a-t-elle ajouté.

Dans la majorité, les explications de la ministre n'ont toutefois pas rassuré tout le monde. Christian Leysen (Open Vld) a insisté sur l'importance de laisser au régulateur, qui est placé sous la compétence du parlement, toute la latitude pour jouer son rôle. Il n'a pas caché ses appréhensions par rapport à la situation actuelle en faisant référence à la crise financière de 2008-2009. "Dans le monde bancaire, on a expliqué pendant des années pourquoi les risques des subprimes étaient couverts par une méthodologie. Je me souviens encore de la colère que suscitait tout qui osait en douter. Selon les modèles établis, il y avait 99% de chances que tout se déroule bien. Six mois plus tard, toutes les banques ont dû être sauvées par les pouvoirs publics", a-t-il expliqué.

Marie-Christine Marghem (MR) a pointé du doigt l'omniprésence d'Elia dans ce dossier. "Elia est partout, y compris à la table du gouvernement, à vos côtés, comme un ministre à part entière, pour dire au gouvernement ce qu'il doit faire", a-t-elle affirmé.

Les deux députés libéraux et leur collègue de la N-VA, Bert Wollants, ont demandé l'audition de la CREG devant la commission.

Dans un rapport de la Commission de Régulation de l'Electricité et du Gaz (CREG) qui a "malencontreusement" été publié avant d'être retiré du site, le régulateur de l'énergie interroge la méthodologie d'Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension, lequel fournit les estimations quant à la sécurité d'approvisionnement du pays. Selon la CREG, Elia se trompe dans ses calculs, et il manquerait à l'horizon 2026 un volume de 1.000 MW pour assurer la sécurité d'approvisionnement, soit l'équivalent d'un réacteur nucléaire, ou de presque deux centrales au gaz. "Nous ne percevons pas les signes d'un besoin pour un tel volume supplémentaire", a cependant déclaré le CEO d'Elia. "Mais c'est la ministre qui décide dans ce domaine. Elia se contente de donner des conseils et acte les décisions." Le patron d'Elia a par ailleurs déclaré qu'il avait été surpris par la publication de ce rapport. "On ne sait pas d'où ça sort." Il n'y a pas de conflit avec le régulateur fédéral, dit-il. "J'ai d'ailleurs reçu un appel téléphonique hier (mardi, NDLR) de la CREG s'excusant de la situation. Cette histoire, c'est une tempête dans un verre d'eau", a-t-il ponctué.Divergences de longues datesLes divergences entre la CREG et Elia sur la méthodologie à appliquer pour calculer les années climatiques ne sont pas neuves. Elles ont toutefois été tranchées dans le cadre de la décision qu'a rendue la Commission européenne sur le Mécanisme de Rémunération de Capacité (CRM) mis en oeuvre par la Belgique pour compenser la fermeture des centrales nucléaires, a expliqué la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straten. Au terme de ses premières enchères, le CRM a débouché sur la sélection de deux projets de centrales à gaz (à Vilvorde et aux Awirs à Liège), a expliqué mardi la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, en commission de l'Energie de la Chambre. La ministre dit ne "pas comprendre" comment la CREG arrive à la conclusion que deux centrales supplémentaires sont nécessaire. Le rapport évoqué n'est pas "complet", selon elle. Des données venant d'Elia font encore défaut. La ministre a demandé à Elia d'y pourvoir, ce que le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité s'est engagé à faire. "Je pars du principe que la CREG procédera à la publication dès qu'elle aura reçu toutes les données", a-t-elle ajouté. Dans la majorité, les explications de la ministre n'ont toutefois pas rassuré tout le monde. Christian Leysen (Open Vld) a insisté sur l'importance de laisser au régulateur, qui est placé sous la compétence du parlement, toute la latitude pour jouer son rôle. Il n'a pas caché ses appréhensions par rapport à la situation actuelle en faisant référence à la crise financière de 2008-2009. "Dans le monde bancaire, on a expliqué pendant des années pourquoi les risques des subprimes étaient couverts par une méthodologie. Je me souviens encore de la colère que suscitait tout qui osait en douter. Selon les modèles établis, il y avait 99% de chances que tout se déroule bien. Six mois plus tard, toutes les banques ont dû être sauvées par les pouvoirs publics", a-t-il expliqué. Marie-Christine Marghem (MR) a pointé du doigt l'omniprésence d'Elia dans ce dossier. "Elia est partout, y compris à la table du gouvernement, à vos côtés, comme un ministre à part entière, pour dire au gouvernement ce qu'il doit faire", a-t-elle affirmé. Les deux députés libéraux et leur collègue de la N-VA, Bert Wollants, ont demandé l'audition de la CREG devant la commission.