Cela a un petit côté Orwell mais c'est pour une bonne cause: après avoir testé avec succès différents EDAR (Emission Detecting and Reporting) qui ont au total ausculté plus de 200.000 véhicules, la Flandre s'apprête à les généraliser.
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Cela a un petit côté Orwell mais c'est pour une bonne cause: après avoir testé avec succès différents EDAR (Emission Detecting and Reporting) qui ont au total ausculté plus de 200.000 véhicules, la Flandre s'apprête à les généraliser. Aux radars classiques, l'EDAR ajoute en effet "l'odorat", ce qui lui permet de fournir pour chaque véhicule flashé une fiche complète des gaz émis par ce dernier. Totalement indétectable, le système fonctionne selon le principe de la douche invisible. Installé en surplomb ou le long de la chaussée, l'appareil émet un rideau de faisceaux laser réfléchi par un miroir. Il ne reste plus dès lors qu'à scanner les molécules qui traversent ce rideau afin de quantifier pour chaque véhicule qui passe les quantités de monoxyde et de dioxyde de carbone, d'oxyde et de dioxyde d'azote, d'hydrocarbures et de particules rejetées. Une lecture optique des plaques d'immatriculation ainsi qu'une mesure de la vitesse, de l'accélération et des conditions climatiques du moment complètent l'ensemble. Agrégées, les données ainsi obtenues devraient d'une part permettre de vérifier in situ les performances déclarées par les constructeurs et, d'autre part, de cartographier avec précision les routes les plus polluées de Flandre. Au niveau individuel, l'EDAR constitue un outil remarquable 10 fois plus efficace que les actuels contrôles classiques et devrait permettre de retirer immédiatement de la circulation les véhicules trop polluants. Essentiellement ceux dont les filtres à particules ont été bidouillés - 80% des particules rejetées par les moteurs diesel sont émises par 10% de voitures à problèmes - et côté poids lourds, ceux dont le dispositif Adblue (qui permet de réduire les émissions d'oxyde d'azote), efficace mais cher, a été débranché par souci d'économie.