"Cette directive est insuffisante et inacceptable", explique Paul Lootens, secrétaire général de la Centrale générale FGTB. "Il faut absolument harmoniser les règles sociales européennes pour le bien-être de la population, ou bien ça deviendra un cimetière social."

"Cette action est soutenue par les employeurs, qui commencent aussi à ressentir les problèmes du dumping social", précise Pierre Cuppens, secrétaire général de la CSC Bâtiments et industrie. "Le système actuel favorise des négriers internationaux qui profitent de la misère sociale dans les pays de l'est." Si le dumping pouvait être intéressant pour les employeurs au début, "aujourd'hui, on estime qu'environ 10% des entreprises belges ont fait faillite à cause de ce phénomène", ajoute-t-il.

"Les ministres européens veulent faire passer un compromis qui est faible", estime pour sa part Werner Buelen, de la fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois. "On a exercé beaucoup de pression sur les ministres et on espère que le texte actuel ne passera pas."

Pour les syndicats, la directive d'application part de bonnes intentions, mais elle met hors-jeu les inspections du travail nationales. "Les ministres européens de l'Emploi proposent des clauses de responsabilités particulièrement faibles et dénuées de sanctions concrètes", indiquent-ils dans un communiqué. "Ils ne semblent pas pouvoir trouver une solution aux conditions de travail précaires des travailleurs victimes du faux détachement ou poussés dans des statuts de faux indépendants." Les syndicats dénoncent donc cette directive qui, selon eux, "ne sert qu'à se donner une apparence d'Europe sociale."

Les syndicats ont bloqué le rond-point Schuman dès 9h. La manifestation s'est déroulée dans le calme et le rond-point a été libéré aux alentours de 10h, à la fin de la manifestation.

"Cette directive est insuffisante et inacceptable", explique Paul Lootens, secrétaire général de la Centrale générale FGTB. "Il faut absolument harmoniser les règles sociales européennes pour le bien-être de la population, ou bien ça deviendra un cimetière social." "Cette action est soutenue par les employeurs, qui commencent aussi à ressentir les problèmes du dumping social", précise Pierre Cuppens, secrétaire général de la CSC Bâtiments et industrie. "Le système actuel favorise des négriers internationaux qui profitent de la misère sociale dans les pays de l'est." Si le dumping pouvait être intéressant pour les employeurs au début, "aujourd'hui, on estime qu'environ 10% des entreprises belges ont fait faillite à cause de ce phénomène", ajoute-t-il. "Les ministres européens veulent faire passer un compromis qui est faible", estime pour sa part Werner Buelen, de la fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois. "On a exercé beaucoup de pression sur les ministres et on espère que le texte actuel ne passera pas." Pour les syndicats, la directive d'application part de bonnes intentions, mais elle met hors-jeu les inspections du travail nationales. "Les ministres européens de l'Emploi proposent des clauses de responsabilités particulièrement faibles et dénuées de sanctions concrètes", indiquent-ils dans un communiqué. "Ils ne semblent pas pouvoir trouver une solution aux conditions de travail précaires des travailleurs victimes du faux détachement ou poussés dans des statuts de faux indépendants." Les syndicats dénoncent donc cette directive qui, selon eux, "ne sert qu'à se donner une apparence d'Europe sociale." Les syndicats ont bloqué le rond-point Schuman dès 9h. La manifestation s'est déroulée dans le calme et le rond-point a été libéré aux alentours de 10h, à la fin de la manifestation.