Après Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale devenue secrétaire d'Etat au Trésor dans le gouvernement de Joe Biden, voilà Mario Draghi, l'ancien président de la Banque centrale européenne, qui prend les rênes du gouvernement italien. L'homme vient par ailleurs de nommer le directeur général de la banque d'Italie, Dani...

Après Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale devenue secrétaire d'Etat au Trésor dans le gouvernement de Joe Biden, voilà Mario Draghi, l'ancien président de la Banque centrale européenne, qui prend les rênes du gouvernement italien. L'homme vient par ailleurs de nommer le directeur général de la banque d'Italie, Daniele Franco, comme ministre de l'Economie de sa nouvelle équipe. Tant Janet Yellen que Mario Draghi sont des banquiers centraux de la famille des colombes, tenant autant à combattre la crise économique qu'à maintenir la stabilité des prix. Ils l'avaient démontré chacun à leur manière lors de la crise de 2008, Janet Yellen en ouvrant immédiatement les robinets monétaires et Mario Draghi en calmant la crise de la zone euro avec sa fameuse petite phrase (la BCE allait sauver l'euro, "quoiqu'il en coûte"). Ce n'est pas un hasard si, en ces temps de crise, les gardiens monétaires occupent les strapontins politiques car, on l'a vu depuis la crise de 2008, il existe de plus en plus de correspondances entre les politiques monétaires et budgétaires. Le plan de relance de Joe Biden se monte à 1.900 milliards de dollars. Avec la crise sanitaire, la dette italienne va dépasser les 160% du PIB et il était urgent que la péninsule se dote d'un gouvernement pour pouvoir gérer de manière efficacement les 209 milliards d'euros qu'elle va recevoir de l'Union européenne. Les partis politiques italiens se déchiraient sur la manière d'utiliser ce pactole. Voilà donc un banquier pour les départager.