C'était avant la crise, quand les comptes de l'Etat flirtaient avec l'équilibre et que la Belgique voyait la dette publique diminuer d'année en année (en pourcentage de PIB du moins). Les dépenses de santé pouvaient alors croître de 4,5 % par an. Depuis, les ambitions ont été revues à la baisse. L'accord de gouvernement a limité cette croissance à 1,5 % et l'intensification de l'assainissement budgétaire ramène maintenant ce chiffre à 0,5 %. Or, selon les projections du Bureau du Plan, l'évolution des techniques et le vieillissement de la population augmenteront les besoins de 2,2 % par an. Comment, dans ces conditions, préserver un système de santé efficace ? Un sacré défi pour la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld). Passons en revue quelques pistes d'économie.
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