Visa et Mastercard, notamment, deux futurs membres du consortium de gestion de Libra, seraient en train de "reconsidérer leur implication" dans le projet qui subit l'opposition croissante de nombre d'acteurs et régulateurs. Le lancement de Libra est prévu pour le milieu de l'année 2020. Facebook a confié la gouvernance et la gestion du projet à une entité indépendante, basée à Genève (Suisse) et composée de 28 acteurs du secteur, pour commencer. Chacune de ces organisations doit investir au moins 10 millions de dollars dans le projet.

Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels: elle se veut la pierre angulaire d'un nouvel écosystème, un outil susceptible d'intéresser notamment les exclus du système bancaire, dans les pays émergents par exemple. Les partenaires ont entrepris de rédiger une charte qui définira les principes régissant Libra, et qu'ils devront ratifier, d'après une source proche du projet. Aucun ne s'est retiré à ce stade. Mais le projet suscite une levée de boucliers de la part de certains Etats et autorités de régulation. D'après le Wall Street Journal, les membres de la Libra Association doivent se réunir jeudi à Washington, ainsi qu'à Genève le 14 octobre pour désigner un conseil d'administration. Facebook, Visa, Mastercard et PayPal n'ont pas souhaité commenter ces informations.