Loin du cours magistral, parfois ennuyeux, l'exposition entend mettre les plus jeunes au centre des différents thèmes liés à la finance, en les faisant réfléchir, débattre et s'interroger. Construit autour de sept guichets, l'exposition est interactive et demande aux participants une approche active pour avancer dans le jeu. Au menu la découverte de sept thèmes qui ont été choisis par un comité composé d'experts du milieu bancaire, de l'éducation financière et de pédagogues : la gestion d'un budget personnel et la consommation responsable, les principes d'équilibre budgétaire, de l'imposition, de la sécurité sociale, la fixation des prix, les produits de placement et enfin les inégalités salariales. Une découverte qui se fait par groupe de quatre à travers les différents jeux réfléchis par les équipes du musée du BELvue, en autonomie par les élèves.

Mise en condition

La force de cette exposition, c'est bien l'interactivité et la posture active que doivent prendre les élèves. Au début un peu timides, les 11 élèves en comptabilité venus inaugurer l'exposition commencent vite à prendre le pli. Autour d'un guichet, on négocie son portefeuille ministériel, à l'éducation on veut plus de fonds, mais il va falloir rogner autre part. S'ensuivent d'intenses négociations. A côté, on s'intéresse à l'épargne, investir dans l'achat d'une maison ou mettre son argent sur un compte épargne ? Là aussi, il faut convaincre son groupe, donner son avis et ne pas hésiter à remettre en question les décisions des autres.

DR
© DR

Du côté du groupe de Mamet, Omar et Quentin, on apprend à gérer son budget selon ses moyens tout en introduisant l'importance de la sécurité sociale. Ils se sont mis d'accord dès le début pour en avoir une. Heureusement pour Quentin, qui doit subir une opération urgente, qu'il n'aurait pas pu payer sans. "Les différents jeux sont assez innovants, notamment celui où on gère notre budget. Vu qu'on participe de façon active et collective, on comprend et on retient plus de choses." s'enthousiasme le groupe. Leur professeur, Olivier Leroy, est aussi satisfait de l'expérience "Ces mises en situation budgétaire sont une bonne approche pour ce qu'il leur arrivera sûrement plus tard dans la vraie vie. Il y a la théorie qu'on voit en classe et comment se passent réellement les choses. C'est ludique, ils se sont bien amusés et ont appris un certain nombre de choses, j'en suis certain.

Une éducation à la citoyenneté

Outre la compréhension du monde un peu opaque de la finance, cette exposition a aussi pour but de faire le lien avec des questions de citoyenneté, "En Belgique, un choix citoyen c'est les impôts. C'est d'être solidaire avec les autres, même chose avec la sécurité sociale. Dans les jeux ils peuvent choisir de ne pas en avoir et de la jouer chacun pour soi, mais alors ils se rendent compte que si quelqu'un perd son emploi, il ne reçoit rien. S'il y en a un qui tombe malade, il doit tout payer. Et à ce moment-là, dans le jeu il retourne souvent en arrière pour prendre une sécurité sociale d'ailleurs. Sur un autre guichet, on montre aussi à quoi sert l'impôt. En fonction des impôts collectés, ils découvrent les services publics auxquels ils ont droit. Et, quand ils ont fait le choix de ne pas payer beaucoup d'impôts, ils se rendent compte qu'ils doivent payer pour l'enseignement, les soins de santé. Ce guichet sert à montrer que les impôts ont une utilité et qu'on n'en paye pas pour rien " illustre Karine Huet, chef de projet des Mystères des Finances. Un message qui semble être passé pour cette première, "Ce que je retiens de cet après-midi c'est que ceux qui ont plus d'argent, ils doivent plus dépenser pour ceux qui ont moins. Il vaut mieux être généreux que tout garder pour soi. Car à la fin, si on ne paye pas d'impôts ou qu'il n'y a pas de sécurité sociale, ça nous coûte plus cher pour l'éducation ou l'hôpital", explique Sali.

Les écoles intéressées peuvent se rendre sur le site de l'exposition pour réserver une visite. Pour l'heure à Bruxelles, Les Mystères des Finances est itinérante et devrait donc pouvoir s'exporter dans le reste du pays.

Marine Andrieu

Loin du cours magistral, parfois ennuyeux, l'exposition entend mettre les plus jeunes au centre des différents thèmes liés à la finance, en les faisant réfléchir, débattre et s'interroger. Construit autour de sept guichets, l'exposition est interactive et demande aux participants une approche active pour avancer dans le jeu. Au menu la découverte de sept thèmes qui ont été choisis par un comité composé d'experts du milieu bancaire, de l'éducation financière et de pédagogues : la gestion d'un budget personnel et la consommation responsable, les principes d'équilibre budgétaire, de l'imposition, de la sécurité sociale, la fixation des prix, les produits de placement et enfin les inégalités salariales. Une découverte qui se fait par groupe de quatre à travers les différents jeux réfléchis par les équipes du musée du BELvue, en autonomie par les élèves.Mise en conditionLa force de cette exposition, c'est bien l'interactivité et la posture active que doivent prendre les élèves. Au début un peu timides, les 11 élèves en comptabilité venus inaugurer l'exposition commencent vite à prendre le pli. Autour d'un guichet, on négocie son portefeuille ministériel, à l'éducation on veut plus de fonds, mais il va falloir rogner autre part. S'ensuivent d'intenses négociations. A côté, on s'intéresse à l'épargne, investir dans l'achat d'une maison ou mettre son argent sur un compte épargne ? Là aussi, il faut convaincre son groupe, donner son avis et ne pas hésiter à remettre en question les décisions des autres. Du côté du groupe de Mamet, Omar et Quentin, on apprend à gérer son budget selon ses moyens tout en introduisant l'importance de la sécurité sociale. Ils se sont mis d'accord dès le début pour en avoir une. Heureusement pour Quentin, qui doit subir une opération urgente, qu'il n'aurait pas pu payer sans. "Les différents jeux sont assez innovants, notamment celui où on gère notre budget. Vu qu'on participe de façon active et collective, on comprend et on retient plus de choses." s'enthousiasme le groupe. Leur professeur, Olivier Leroy, est aussi satisfait de l'expérience "Ces mises en situation budgétaire sont une bonne approche pour ce qu'il leur arrivera sûrement plus tard dans la vraie vie. Il y a la théorie qu'on voit en classe et comment se passent réellement les choses. C'est ludique, ils se sont bien amusés et ont appris un certain nombre de choses, j'en suis certain.Une éducation à la citoyennetéOutre la compréhension du monde un peu opaque de la finance, cette exposition a aussi pour but de faire le lien avec des questions de citoyenneté, "En Belgique, un choix citoyen c'est les impôts. C'est d'être solidaire avec les autres, même chose avec la sécurité sociale. Dans les jeux ils peuvent choisir de ne pas en avoir et de la jouer chacun pour soi, mais alors ils se rendent compte que si quelqu'un perd son emploi, il ne reçoit rien. S'il y en a un qui tombe malade, il doit tout payer. Et à ce moment-là, dans le jeu il retourne souvent en arrière pour prendre une sécurité sociale d'ailleurs. Sur un autre guichet, on montre aussi à quoi sert l'impôt. En fonction des impôts collectés, ils découvrent les services publics auxquels ils ont droit. Et, quand ils ont fait le choix de ne pas payer beaucoup d'impôts, ils se rendent compte qu'ils doivent payer pour l'enseignement, les soins de santé. Ce guichet sert à montrer que les impôts ont une utilité et qu'on n'en paye pas pour rien " illustre Karine Huet, chef de projet des Mystères des Finances. Un message qui semble être passé pour cette première, "Ce que je retiens de cet après-midi c'est que ceux qui ont plus d'argent, ils doivent plus dépenser pour ceux qui ont moins. Il vaut mieux être généreux que tout garder pour soi. Car à la fin, si on ne paye pas d'impôts ou qu'il n'y a pas de sécurité sociale, ça nous coûte plus cher pour l'éducation ou l'hôpital", explique Sali. Les écoles intéressées peuvent se rendre sur le site de l'exposition pour réserver une visite. Pour l'heure à Bruxelles, Les Mystères des Finances est itinérante et devrait donc pouvoir s'exporter dans le reste du pays.Marine Andrieu