C'est l'unique alternative, plaide Joachim Mergeay, de l'Institut de recherche pour la nature et les bois (INBO). Les zones naturelles sont devenues si petites et si fragmentées qu'animaux et plantes risquent d'y disparaître par consanguinité. Construire des écoducs comme celui qui surplombe le ring entre Waterloo et Groenendaa...

C'est l'unique alternative, plaide Joachim Mergeay, de l'Institut de recherche pour la nature et les bois (INBO). Les zones naturelles sont devenues si petites et si fragmentées qu'animaux et plantes risquent d'y disparaître par consanguinité. Construire des écoducs comme celui qui surplombe le ring entre Waterloo et Groenendaal ne résout qu'une partie du problème. Il permet certes de protéger les mammifères habitués à parcourir de longues distances en les empêchant de se faire écraser par une voiture ou un camion mais ne peut pas grand-chose pour les espèces qui ne se déplacent que sur quelques centaines de mètres tels le crapaud calamite, la couleuvre à collier ou l'hespérie de la mauve. Des plantes comme le thym à larges feuilles ou le peuplier noir sont également menacées d'extinction si on ne les transplante pas, insiste Joachim Mergeay qui voudrait voir libérée en Flandre la translocation d'animaux et de plantes. La technique y est en principe interdite mais connaît déjà quelques exceptions. " C'est la dernière chose que nous voulons faire mais pour protéger certaines espèces, il faut s'y résoudre au moins temporairement ", admet Kevin Lambets de Natuurpunt en évoquant le cas de tritons crêtés qui autrefois pullulaient dans les points d'eau pour bétail. " Ces derniers ont disparu et dès lors, les tritons aussi. Dans le nord de la vallée de la Gette subsistaient toutefois les derniers spécimens encore présents en Flandre. Au terme d'un long parcours administratif, nous avons finalement reçu l'autorisation de les déménager vers un point d'eau situé en zone naturelle où ils se reproduisent aujourd'hui à merveille. "