Ce sommet, qui rassemble les vingt-trois membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, réunis sous la bannière Opep+, est le deuxième de l'année.

La réunion a commencé peu avant 14H00 GMT, soit 15H00 à Paris comme à Vienne, siège du cartel.

Avec une question clé: comment les deux poids lourds, la Russie et l'Arabie saoudite - respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les Etats-Unis - vont-ils se coordonner face à une demande d'or noir amenée à repartir à mesure que le Covid-19 reflue?

"Je sais que tout le monde est impatient de voir ce que nous allons faire", a déclaré le ministre saoudien de l'Energie Abdelaziz ben Salmane, lors de propos introductifs diffusés sur le site du cartel.

"L'incertitude qui entoure le rythme de la reprise (économique et par ricochet celle de la demande d'or noir, ndlr) n'a pas diminué. Il est difficile de faire des prévisions dans un environnement aussi imprévisible, j'en appelle donc une fois à la prudence et à la vigilance", a-t-il continué.

- 'Situation plus favorable' -

"Le marché ne s'est pas complètement rétabli mais nous sommes dans une situation bien plus favorable" qu'au printemps dernier, lui a répondu le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, en charge de l'Energie, concédant que "la propagation du coronavirus restait un problème majeur".

La différence d'approche entre les deux poids lourds de l'accord avait été largement gommée depuis près d'un an tant les cours étaient bas, mais le retour en grâce des prix à un niveau comparable à la période précédant la pandémie, soit autour de 65 dollars le baril pour les deux références européenne et américaine, a de quoi accentuer les tensions.

Comme l'ont souligné les deux ministres, si les perspectives économiques sont meilleures, la vitesse de la reprise de la demande reste soumise à beaucoup d'aléas, dont le succès des campagnes de vaccination qui sont à certains endroits poussives.

Dans son rapport mensuel mi-février, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jugé que le rééquilibrage du marché pétrolier restait "fragile" en début d'année et avertissait sur la propagation des nouveaux variants du coronavirus.

Lors de son dernier sommet en janvier, l'alliance Opep+ avait convenu après deux jours d'âpres négociations d'ouvrir petit à petit les vannes jusqu'en mars, usant ainsi avec doigté de son principal pouvoir: jouer du robinet d'or noir pour garder la main sur l'équilibre entre offre et demande.

- Mélodrame -

La Russie et le Kazakhstan avaient obtenu d'assurer seuls l'augmentation progressive de la production du groupe quand l'Arabie saoudite créait la surprise en réduisant la sienne d'un million de barils quotidiens supplémentaire.

Au total, l'alliance laisse sous terre 7,05 millions de barils quotidiens en mars, des coupes qui restent très importantes.

Le groupe serait tenté de poursuivre sa politique d'augmentation graduelle de la production, s'accordent à dire nombre d'observateurs de marchés, qui évoquent une quantité de 500.000 barils par jour réinjectée en avril, à laquelle s'ajouterait le retour en partie, voire entier, du million de barils quotidien retiré par Ryad en février et mars.

Mais le consensus n'est jamais acquis au sein de l'alliance qui avait connu à la même époque l'an dernier, avec en toile de fond le début de pandémie, un mélodrame ouvrant sur une courte mais intense guerre des prix.

Les sujets chauds ne manquent pas: en vrac le respect des quotas par chacun des membres, gage de sérieux et de crédibilité de l'accord, ou la concurrence américaine, qui bénéficie elle aussi du retour en grâce des prix.

Sera sans doute aussi évoqué le retour sur le marché de la production iranienne en cas d'assouplissement des sanctions américaines, rendu plus probable depuis l'arrivée du démocrate Joe Biden à la Maison Blanche.

Les cours du brut accueillant favorablement les discours introductifs de l'alliance des producteurs, le Brent et le WTI repassaient dans le vert, gagnant plus de 1,5% vers 14H40 GMT (15H40 à Paris).

Ce sommet, qui rassemble les vingt-trois membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, réunis sous la bannière Opep+, est le deuxième de l'année.La réunion a commencé peu avant 14H00 GMT, soit 15H00 à Paris comme à Vienne, siège du cartel.Avec une question clé: comment les deux poids lourds, la Russie et l'Arabie saoudite - respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les Etats-Unis - vont-ils se coordonner face à une demande d'or noir amenée à repartir à mesure que le Covid-19 reflue?"Je sais que tout le monde est impatient de voir ce que nous allons faire", a déclaré le ministre saoudien de l'Energie Abdelaziz ben Salmane, lors de propos introductifs diffusés sur le site du cartel."L'incertitude qui entoure le rythme de la reprise (économique et par ricochet celle de la demande d'or noir, ndlr) n'a pas diminué. Il est difficile de faire des prévisions dans un environnement aussi imprévisible, j'en appelle donc une fois à la prudence et à la vigilance", a-t-il continué.- 'Situation plus favorable' -"Le marché ne s'est pas complètement rétabli mais nous sommes dans une situation bien plus favorable" qu'au printemps dernier, lui a répondu le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, en charge de l'Energie, concédant que "la propagation du coronavirus restait un problème majeur".La différence d'approche entre les deux poids lourds de l'accord avait été largement gommée depuis près d'un an tant les cours étaient bas, mais le retour en grâce des prix à un niveau comparable à la période précédant la pandémie, soit autour de 65 dollars le baril pour les deux références européenne et américaine, a de quoi accentuer les tensions.Comme l'ont souligné les deux ministres, si les perspectives économiques sont meilleures, la vitesse de la reprise de la demande reste soumise à beaucoup d'aléas, dont le succès des campagnes de vaccination qui sont à certains endroits poussives.Dans son rapport mensuel mi-février, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jugé que le rééquilibrage du marché pétrolier restait "fragile" en début d'année et avertissait sur la propagation des nouveaux variants du coronavirus.Lors de son dernier sommet en janvier, l'alliance Opep+ avait convenu après deux jours d'âpres négociations d'ouvrir petit à petit les vannes jusqu'en mars, usant ainsi avec doigté de son principal pouvoir: jouer du robinet d'or noir pour garder la main sur l'équilibre entre offre et demande.- Mélodrame -La Russie et le Kazakhstan avaient obtenu d'assurer seuls l'augmentation progressive de la production du groupe quand l'Arabie saoudite créait la surprise en réduisant la sienne d'un million de barils quotidiens supplémentaire. Au total, l'alliance laisse sous terre 7,05 millions de barils quotidiens en mars, des coupes qui restent très importantes.Le groupe serait tenté de poursuivre sa politique d'augmentation graduelle de la production, s'accordent à dire nombre d'observateurs de marchés, qui évoquent une quantité de 500.000 barils par jour réinjectée en avril, à laquelle s'ajouterait le retour en partie, voire entier, du million de barils quotidien retiré par Ryad en février et mars.Mais le consensus n'est jamais acquis au sein de l'alliance qui avait connu à la même époque l'an dernier, avec en toile de fond le début de pandémie, un mélodrame ouvrant sur une courte mais intense guerre des prix.Les sujets chauds ne manquent pas: en vrac le respect des quotas par chacun des membres, gage de sérieux et de crédibilité de l'accord, ou la concurrence américaine, qui bénéficie elle aussi du retour en grâce des prix.Sera sans doute aussi évoqué le retour sur le marché de la production iranienne en cas d'assouplissement des sanctions américaines, rendu plus probable depuis l'arrivée du démocrate Joe Biden à la Maison Blanche. Les cours du brut accueillant favorablement les discours introductifs de l'alliance des producteurs, le Brent et le WTI repassaient dans le vert, gagnant plus de 1,5% vers 14H40 GMT (15H40 à Paris).