"Nous sommes en plein souffrance." Jean-Marie Conter, président de la Fédération des professions Comptables et Fiscales de Belgique (FeCoFi), se fait le porte-parole de toute une profession lorsqu'il souligne pour Trends Tendances combien cette année 2021 se termine dans la douleur.

"La première difficulté, ce sont les problèmes incessants avec le ministère des Finances, souligne-t-il. Les dysfonctionnements informatiques sont nombreux et personne ne nous répond quand on demande de l'aide." Les burn out se multiplient dans la profession, confie-t-il, tant les tâches administratives se multiplient et les comptables - fiscalistes doivent combler les trous laissés par l'administration.

"25% de temps improductif"

"Le Covid n'arrange évidemment rien, prolonge Jean-Marie Conter. Les tâches administratives se multiplient dans certains secteurs. Nos client ne comprennent pas que l'on n'arrive pas toujours à suivre et nous envoient les documents souvent à la dernière minute. Le pire, c'est que l'on fait le travail de l'Etat et que l'on n'arrive pas à se faire payer pour ça. Comment voulez-vous, en outre, demander à des entreprises impactées par le Covid des frais supplémentaires?"

Le président de la Fédération des professions Comptables et Fiscales estime que le nombre d'heures improductives s'élève à "un minimum de 25% du temps de travail". Il s'agit de se mettre à jour dans les connaissances législatives, de suivre des formations, de mettre les équipes à jour, de remplir des formulaires ad hoc... "C'est particulièrement éprouvant pour les petits bureaux n'employant que quelques personnes", précise-t-il

Une "bureaucratie soviétique"

Jean-Marie Conter dénonce une "bureaucratie belge devenue soviétique" avec les changements de législation permanents en raison des contraintes écologiques, de la loi anti-blanchiment, de la protection des données en vertu du RGPD ou encore de la crise sanitaire. Bref, il faudrait sim-pli-fier!

Mais l'homme craint une autre dérive, celle qui a notamment court aux Pays-Bas, où l'administration fiscale se décharge davantage encore sur ces professions harassées.

"Je donne cours à Liège et de plus en plus de candidats reculent lorsqu'ils se rendent compte de la charge administrative qui induit de travailler souvent tard le soir", ajoute-t-il. "La profession lance un SOS, elle est au bord de la rupture."

"Nous sommes en plein souffrance." Jean-Marie Conter, président de la Fédération des professions Comptables et Fiscales de Belgique (FeCoFi), se fait le porte-parole de toute une profession lorsqu'il souligne pour Trends Tendances combien cette année 2021 se termine dans la douleur."La première difficulté, ce sont les problèmes incessants avec le ministère des Finances, souligne-t-il. Les dysfonctionnements informatiques sont nombreux et personne ne nous répond quand on demande de l'aide." Les burn out se multiplient dans la profession, confie-t-il, tant les tâches administratives se multiplient et les comptables - fiscalistes doivent combler les trous laissés par l'administration."Le Covid n'arrange évidemment rien, prolonge Jean-Marie Conter. Les tâches administratives se multiplient dans certains secteurs. Nos client ne comprennent pas que l'on n'arrive pas toujours à suivre et nous envoient les documents souvent à la dernière minute. Le pire, c'est que l'on fait le travail de l'Etat et que l'on n'arrive pas à se faire payer pour ça. Comment voulez-vous, en outre, demander à des entreprises impactées par le Covid des frais supplémentaires?"Le président de la Fédération des professions Comptables et Fiscales estime que le nombre d'heures improductives s'élève à "un minimum de 25% du temps de travail". Il s'agit de se mettre à jour dans les connaissances législatives, de suivre des formations, de mettre les équipes à jour, de remplir des formulaires ad hoc... "C'est particulièrement éprouvant pour les petits bureaux n'employant que quelques personnes", précise-t-ilJean-Marie Conter dénonce une "bureaucratie belge devenue soviétique" avec les changements de législation permanents en raison des contraintes écologiques, de la loi anti-blanchiment, de la protection des données en vertu du RGPD ou encore de la crise sanitaire. Bref, il faudrait sim-pli-fier!Mais l'homme craint une autre dérive, celle qui a notamment court aux Pays-Bas, où l'administration fiscale se décharge davantage encore sur ces professions harassées. "Je donne cours à Liège et de plus en plus de candidats reculent lorsqu'ils se rendent compte de la charge administrative qui induit de travailler souvent tard le soir", ajoute-t-il. "La profession lance un SOS, elle est au bord de la rupture."