Quant aux jeunes, les principaux concernés, ils se voient comme la variable d'ajustement de cette crise : ils ne peuvent plus skier, courir sur la plage, danser les uns contre les autres, ni découvrir l'amour sereinement comme l'écrivait Christine Clerc dans Le Figaro. Les lieux où ils avaient l'habitude de se retrouver pour s'y amuser ou se cultiver (cinémas, théâtres, discothèques et clubs sportifs, ...) sont fermés, quand ils ne sont pas menacés de tomber en faillite, lorsqu'ils pourront enfin en profiter. Quant aux entreprises, ces lieux où on gagne son premier salaire mais où on découvre aussi et surtout son utilité sociale, ces entreprises sont en partie fermées aux jeunes, car leurs dirigeants n'ont aucune visibilité sur l'avenir et donc ont peur d'engager.

En réalité, pour les jeunes, la société d'aujourd'hui ressemble à Kronos, vous savez, ce titan de la mythologie grecque qui avalait tout cru ses propres enfants. Est-ce exagéré ? Pas vraiment. La jeunesse d'aujourd'hui hérite d'un fardeau énorme au niveau climatique. Elle sait que si elle veut respecter les objectifs climatiques, signés à Paris, elle devra émettre 3 fois de moins de CO2 qu'une personne née en 1950. Les plus optimistes diront que les jeunes vivent dans un monde où l'espérance de vie est nettement plus grande que par le passé. C'est vrai, c'est un plus notable, d'ailleurs l'Allemand Otto Von Bismark, l'inventeur du système de pension actuel, avait proposé de fixer la date de la retraite à 65 ans parce qu'à son époque (au XIXème siècle), l'espérance de vie était de 47 ans, il ne prenait donc aucun risque. S'il vivait encore aujourd'hui, le même Otto Von Bismark devrait mettre l'âge de la retraite à ...117 ans !

Ce que je veux dire par là, c'est que nos gouvernants se réjouissent de la hausse de notre espérance de vie, mais n'ont rien fait pour la préparer. Il n'y a pas assez d'actifs pour financer la pension de nos ainés... Donc, cette pyramide de Ponzi, ce sont les jeunes qui vont devoir la payer avec la dette publique qui y est attachée.

Comme en plus, les banques centrales ont fixé les taux d'intérêt au plancher, à 0%, ce qui est bien pour l'économie mais ce qui tue à petit feu les pensionnés qui vivent de leur rente. Ces taux d'intérêt planchers tuent aussi les jeunes car ceux et celles qui ont de l'argent cherchent du rendement, et ce rendement, ils le trouvent en Bourse ou dans l'immobilier, ce qui fait grimper les prix de la brique. Donc, le logement devient inaccessible pour la jeunesse et la mobilité sociale est donc bloquée ; c'est la fin de l'ascenseur social.

Vous me direz que ces jeunes vont hériter de leurs parents ? C'est vrai, mais vu l'espérance de vie, encore elle, ils hériteront trop tard de ce coup de pouce. Donc, oui, en résumé, la jeunesse, comme le notait Maxime Sbaihi dans le Figaro, il faut ni la culpabiliser, ni la victimiser, mais lui offrir des opportunités plutôt que des aides ou des leçons de vie.

Quant aux jeunes, les principaux concernés, ils se voient comme la variable d'ajustement de cette crise : ils ne peuvent plus skier, courir sur la plage, danser les uns contre les autres, ni découvrir l'amour sereinement comme l'écrivait Christine Clerc dans Le Figaro. Les lieux où ils avaient l'habitude de se retrouver pour s'y amuser ou se cultiver (cinémas, théâtres, discothèques et clubs sportifs, ...) sont fermés, quand ils ne sont pas menacés de tomber en faillite, lorsqu'ils pourront enfin en profiter. Quant aux entreprises, ces lieux où on gagne son premier salaire mais où on découvre aussi et surtout son utilité sociale, ces entreprises sont en partie fermées aux jeunes, car leurs dirigeants n'ont aucune visibilité sur l'avenir et donc ont peur d'engager.En réalité, pour les jeunes, la société d'aujourd'hui ressemble à Kronos, vous savez, ce titan de la mythologie grecque qui avalait tout cru ses propres enfants. Est-ce exagéré ? Pas vraiment. La jeunesse d'aujourd'hui hérite d'un fardeau énorme au niveau climatique. Elle sait que si elle veut respecter les objectifs climatiques, signés à Paris, elle devra émettre 3 fois de moins de CO2 qu'une personne née en 1950. Les plus optimistes diront que les jeunes vivent dans un monde où l'espérance de vie est nettement plus grande que par le passé. C'est vrai, c'est un plus notable, d'ailleurs l'Allemand Otto Von Bismark, l'inventeur du système de pension actuel, avait proposé de fixer la date de la retraite à 65 ans parce qu'à son époque (au XIXème siècle), l'espérance de vie était de 47 ans, il ne prenait donc aucun risque. S'il vivait encore aujourd'hui, le même Otto Von Bismark devrait mettre l'âge de la retraite à ...117 ans ! Ce que je veux dire par là, c'est que nos gouvernants se réjouissent de la hausse de notre espérance de vie, mais n'ont rien fait pour la préparer. Il n'y a pas assez d'actifs pour financer la pension de nos ainés... Donc, cette pyramide de Ponzi, ce sont les jeunes qui vont devoir la payer avec la dette publique qui y est attachée. Comme en plus, les banques centrales ont fixé les taux d'intérêt au plancher, à 0%, ce qui est bien pour l'économie mais ce qui tue à petit feu les pensionnés qui vivent de leur rente. Ces taux d'intérêt planchers tuent aussi les jeunes car ceux et celles qui ont de l'argent cherchent du rendement, et ce rendement, ils le trouvent en Bourse ou dans l'immobilier, ce qui fait grimper les prix de la brique. Donc, le logement devient inaccessible pour la jeunesse et la mobilité sociale est donc bloquée ; c'est la fin de l'ascenseur social.Vous me direz que ces jeunes vont hériter de leurs parents ? C'est vrai, mais vu l'espérance de vie, encore elle, ils hériteront trop tard de ce coup de pouce. Donc, oui, en résumé, la jeunesse, comme le notait Maxime Sbaihi dans le Figaro, il faut ni la culpabiliser, ni la victimiser, mais lui offrir des opportunités plutôt que des aides ou des leçons de vie.