"Nous avons des échanges intenses et constructifs avec le gouvernement allemand" et "à nos yeux ces discussions peuvent être conclues dans un avenir proche", a indiqué la direction de la compagnie dans un message aux salariés, dont l'AFP a obtenu copie.

"Le soutien de la part de l'Etat allemand constituerait pour nous un pas essentiel pour assurer notre avenir" et faire redécoller les avions, a-t-il ajouté, alors que les tractations semblaient ces derniers jours être bloquées.

Les négociations qui durent depuis plusieurs semaines portent sur une aide totale de 10 milliards d'euros, selon l'hebdomadaire Der Spiegel publié ce week-end. Elles sont toutefois compliquées par le fait que l'Etat allemand exige des contreparties. Il souhaite notamment entrer à hauteur de 25,1%, soit une minorité de blocage, dans le capital de la compagnie, et avoir ainsi son mot à dire, selon le journal.

La direction de Lufthansa, elle, refuse d'être influencée par les pouvoirs politiques des pays dans lesquels elle est active, à savoir, outre l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et la Belgique, dans la conduite de ses affaires.

Elle a fort à faire toutefois sur ce point avec le parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel et qui tient avec Olaf Scholz le ministère des Finances. "L'Etat n'est pas l'idiot de service qui se borne à verser l'argent et n'a ensuite plus voix au chapitre", a dit l'un de ses responsables, Carsten Schneider, au quotidien Die Welt à paraître lundi.

"Ceux qui veulent pour leur entreprise le soutien de l'Etat doivent aussi remplir un certain nombre de conditions", a-t-il dit, en rejetant par exemple l'idée que Lufthansa pusse continuer à verser des dividendes à ses actionnaires tout en profitant du soutien public.

Dans le bras de fer en cours, Lufthansa agite du coup une autre option pour se sortir d'affaire. Sa direction a confirmé dimanche "examiner des alternatives allant jusqu'à l'option de se placer sous la protection de la loi sur les faillites" en Allemagne.

Cette procédure de redressement judiciaire dite "light", permettrait à la compagnie de se mettre à l'abri de ses créanciers et fournisseurs le temps de préparer un plan d'assainissement. Un scénario qui fait peur aux salariés et au gouvernement car il pourrait se solder par des coupes claires dans les effectifs.

Le patron de Lufthansa a récemment estimé avoir 10.000 salariés en trop au regard de la crise actuelle.

Sur 760 appareils environ, quelque 700 sont actuellement cloués au sol. Plus de 80.000 de ses 130.000 salariés sont au chômage partiel et la compagnie a récemment prévenu perdre un million d'euros par heure.

Toutefois, la direction a souligné dans sa lettre que le redressement judiciaire n'était pas le scénario le plus probable. "Nous sommes toujours convaincus, au vu des discussions avec Berlin, que nous n'aurons pas à opter pour les options alternatives", a-t-il écrit.

En Suisse, les choses ont déjà avancé. L'Etat suisse va garantir 1,2 milliard d'euros de prêts aux filiales suisses de Lufthansa, Swiss et Edelweiss.

En Autriche, la compagnie Austrian Airlines (AUA), filiale de Lufthansa, a demandé mardi une aide publique de 767 millions d'euros afin de surmonter l'impact de l'épidémie de Covid-19.

En Belgique, 290 millions d'euros sont nécessaires pour permettre à Brussels Airlines de poursuivre ses activités. Des négociations sont en cours entre l'Etat et l'entreprise et sa maison-mère mais n'ont pas encore abouti à un accord.

En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral demande au groupe allemand de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès (MR) l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyé mercredi au patron de Lufthansa, Carsten Spohr.

Lufthansa réunit lundi son conseil de surveillance puis tient mardi, en ligne, son assemblée générale d'actionnaires. L'entreprise espère boucler rapidement les négociations avec les différents gouvernements.

"Nous avons des échanges intenses et constructifs avec le gouvernement allemand" et "à nos yeux ces discussions peuvent être conclues dans un avenir proche", a indiqué la direction de la compagnie dans un message aux salariés, dont l'AFP a obtenu copie. "Le soutien de la part de l'Etat allemand constituerait pour nous un pas essentiel pour assurer notre avenir" et faire redécoller les avions, a-t-il ajouté, alors que les tractations semblaient ces derniers jours être bloquées. Les négociations qui durent depuis plusieurs semaines portent sur une aide totale de 10 milliards d'euros, selon l'hebdomadaire Der Spiegel publié ce week-end. Elles sont toutefois compliquées par le fait que l'Etat allemand exige des contreparties. Il souhaite notamment entrer à hauteur de 25,1%, soit une minorité de blocage, dans le capital de la compagnie, et avoir ainsi son mot à dire, selon le journal. La direction de Lufthansa, elle, refuse d'être influencée par les pouvoirs politiques des pays dans lesquels elle est active, à savoir, outre l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et la Belgique, dans la conduite de ses affaires. Elle a fort à faire toutefois sur ce point avec le parti social-démocrate, membre de la coalition gouvernementale d'Angela Merkel et qui tient avec Olaf Scholz le ministère des Finances. "L'Etat n'est pas l'idiot de service qui se borne à verser l'argent et n'a ensuite plus voix au chapitre", a dit l'un de ses responsables, Carsten Schneider, au quotidien Die Welt à paraître lundi. "Ceux qui veulent pour leur entreprise le soutien de l'Etat doivent aussi remplir un certain nombre de conditions", a-t-il dit, en rejetant par exemple l'idée que Lufthansa pusse continuer à verser des dividendes à ses actionnaires tout en profitant du soutien public. Dans le bras de fer en cours, Lufthansa agite du coup une autre option pour se sortir d'affaire. Sa direction a confirmé dimanche "examiner des alternatives allant jusqu'à l'option de se placer sous la protection de la loi sur les faillites" en Allemagne. Cette procédure de redressement judiciaire dite "light", permettrait à la compagnie de se mettre à l'abri de ses créanciers et fournisseurs le temps de préparer un plan d'assainissement. Un scénario qui fait peur aux salariés et au gouvernement car il pourrait se solder par des coupes claires dans les effectifs. Le patron de Lufthansa a récemment estimé avoir 10.000 salariés en trop au regard de la crise actuelle. Sur 760 appareils environ, quelque 700 sont actuellement cloués au sol. Plus de 80.000 de ses 130.000 salariés sont au chômage partiel et la compagnie a récemment prévenu perdre un million d'euros par heure. Toutefois, la direction a souligné dans sa lettre que le redressement judiciaire n'était pas le scénario le plus probable. "Nous sommes toujours convaincus, au vu des discussions avec Berlin, que nous n'aurons pas à opter pour les options alternatives", a-t-il écrit. En Suisse, les choses ont déjà avancé. L'Etat suisse va garantir 1,2 milliard d'euros de prêts aux filiales suisses de Lufthansa, Swiss et Edelweiss. En Autriche, la compagnie Austrian Airlines (AUA), filiale de Lufthansa, a demandé mardi une aide publique de 767 millions d'euros afin de surmonter l'impact de l'épidémie de Covid-19. En Belgique, 290 millions d'euros sont nécessaires pour permettre à Brussels Airlines de poursuivre ses activités. Des négociations sont en cours entre l'Etat et l'entreprise et sa maison-mère mais n'ont pas encore abouti à un accord. En échange d'une aide d'État, le gouvernement fédéral demande au groupe allemand de donner des garanties solides sur l'avenir de la compagnie aérienne belge. La Première ministre Sophie Wilmès (MR) l'a exprimé dans une lettre qu'elle a envoyé mercredi au patron de Lufthansa, Carsten Spohr. Lufthansa réunit lundi son conseil de surveillance puis tient mardi, en ligne, son assemblée générale d'actionnaires. L'entreprise espère boucler rapidement les négociations avec les différents gouvernements.