Constatant un "ralentissement économique grave", les ministres de l'Union ont approuvé la proposition de la Commission européenne présentée vendredi de suspendre le Pacte de stabilité et de croissance.

"Le recours à cette clause garantira la souplesse nécessaire pour prendre toutes les mesures utiles pour soutenir nos systèmes de santé (...) et pour protéger nos économies", ont ajouté les ministres, à l'issue d'une vidéoconférence de deux heures et demie.

"L'accord d'aujourd'hui reflète notre ferme détermination à relever efficacement les défis actuels, à rétablir la confiance et à soutenir une reprise rapide"

Cette mesure, qui n'a jamais été utilisée depuis sa création en 2011 en pleine crise de la dette de la zone euro, permet aux Etats membres de déroger temporairement au Pacte de stabilité et de croissance, qui fixe les règles budgétaires pour les Etats ayant adopté la monnaie unique.

C'est une première bouffée d'oxygène pour l'Italie, qui est à la fois le pays le plus durement frappé par la pandémie et le deuxième plus endetté de la zone euro (130% du PIB) après la Grèce.

La plupart des Etats de l'UE ont déjà cassé leur tirelire pour répondre aux difficultés économiques engendrées par le coronavirus qui va très vraissemblablement plonger l'Europe dans la récession cette année.

Même l'Allemagne, jusqu'à présent très à cheval sur l'orthodoxie budgétaire, a décidé, pour la première fois depuis 2013, d'emprunter de l'argent pour financer un plan d'aide économique sans précédent depuis la Deuxième guerre mondiale.

La suspension du Pacte de stabilité est pour l'instant la plus importante réponse annoncée collectivement par les pays européens.

Constatant un "ralentissement économique grave", les ministres de l'Union ont approuvé la proposition de la Commission européenne présentée vendredi de suspendre le Pacte de stabilité et de croissance. "Le recours à cette clause garantira la souplesse nécessaire pour prendre toutes les mesures utiles pour soutenir nos systèmes de santé (...) et pour protéger nos économies", ont ajouté les ministres, à l'issue d'une vidéoconférence de deux heures et demie.Cette mesure, qui n'a jamais été utilisée depuis sa création en 2011 en pleine crise de la dette de la zone euro, permet aux Etats membres de déroger temporairement au Pacte de stabilité et de croissance, qui fixe les règles budgétaires pour les Etats ayant adopté la monnaie unique.C'est une première bouffée d'oxygène pour l'Italie, qui est à la fois le pays le plus durement frappé par la pandémie et le deuxième plus endetté de la zone euro (130% du PIB) après la Grèce.La plupart des Etats de l'UE ont déjà cassé leur tirelire pour répondre aux difficultés économiques engendrées par le coronavirus qui va très vraissemblablement plonger l'Europe dans la récession cette année. Même l'Allemagne, jusqu'à présent très à cheval sur l'orthodoxie budgétaire, a décidé, pour la première fois depuis 2013, d'emprunter de l'argent pour financer un plan d'aide économique sans précédent depuis la Deuxième guerre mondiale.La suspension du Pacte de stabilité est pour l'instant la plus importante réponse annoncée collectivement par les pays européens.