Par définition, le chômage temporaire n'est pas fait pour durer. En l'occurrence, l'échéance fixée pour le chômage temporaire pour force majeure en raison du Covid-19 est fixée au 30 août prochain. Mais le 1er septembre, l'économie belge n'aura pas repris son cours normal et il devrait encore y avoir plusieurs centaines de milliers de travailleurs en chômage temporaire. Le risque était grand de voir les entreprises licencier massiv...

Par définition, le chômage temporaire n'est pas fait pour durer. En l'occurrence, l'échéance fixée pour le chômage temporaire pour force majeure en raison du Covid-19 est fixée au 30 août prochain. Mais le 1er septembre, l'économie belge n'aura pas repris son cours normal et il devrait encore y avoir plusieurs centaines de milliers de travailleurs en chômage temporaire. Le risque était grand de voir les entreprises licencier massivement à la rentrée, faisant glisser des dizaines de milliers de personnes vers un chômage pur et simple. Pour éviter cela, la coalition fédérale élargie a imaginé des formules souples afin de prolonger un chômage temporaire, non plus pour force majeure mais pour raisons économiques. Les entreprises qui souhaitent y recourir devront démontrer que leur chiffre d'affaires a été réduit de plus de 10% par rapport au même trimestre l'an dernier. La ministre de l'Emploi Nathalie Muylle (CD&V) promet des procédures administratives allégées ainsi qu'un doublement des durées maximales autorisées. Un ouvrier pourra rester huit semaines consécutives en chômage économique (contre quatre d'habitude). L'entreprise devra toutefois prévoir au moins deux jours de formation par mois, ce qui devrait aider à maintenir l'employabilité des personnes en chômage temporaire. Ce système sera d'application jusqu'à la fin de l'année. Le gouvernement a également pris une série de dispositions pour réduire le coût de la reprise du travail. Celui qui revient au boulot après un chômage pour force majeure bénéficiera d'une exonération du versement du précompte professionnel pendant un trimestre. Dans les secteurs les plus impactés par la crise (événementiel, horeca, tourisme), les entreprises reconnues " en difficulté " pourront obtenir une réduction des cotisations ONSS quand elles réduisent le temps de travail (pour maintenir l'emploi), et ce jusqu'au 30 juin 2021. Dans ces secteurs toujours, les travailleurs de plus de 55 ans (contre 60 actuellement) pourront bénéficier d'une allocation de l'Onem s'ils réduisent leurs horaires.