"Nous avons regardé les données et nous en avons conclu hier que la grande majorité de ceux qui avaient prévu de participer ne seraient pas là", a expliqué John Hoffman, PDG de l'association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA) qui organise le salon, au lendemain de son annulation. "Nous avons envisagé de repousser l'événement, et même si cela semblait une bonne idée, il est impossible de prédire quand cette situation prendra fin. Donc cela ne pouvait pas être fait", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. "Ce qui nous amène à notre seule option: malheureusement, il est impossible de maintenir le MWC Barcelone 2020", a-t-il conclu.

L'épidémie de Covid-19 venue de Chine, pays d'origine de certains des principaux exposants du congrès, a fait naître de vives craintes parmi de nombreuses entreprises participantes.

La grand-messe du secteur, au cours de laquelle les grandes marques de téléphones portables présentent leurs nouveautés, prévoyait d'accueillir près de 110.000 visiteurs dont plus de 5.000 Chinois. Les autorités espagnoles avaient multiplié les appels au calme ces derniers jours, faisant valoir la faiblesse du risque épidémique en Espagne, où seulement deux cas ont été détectés, dans les îles Baléares et Canaries.

Mais parmi les désistements figuraient de grands opérateurs télécoms comme Vodafone, NTT DoComo ou Deutsche Telekom, aux côtés d'autres poids-lourds du secteur comme LG, Sony, Ericsson, Facebook, Cisco et Intel.

"Nous avons été forcés de prendre cette décision très difficile (...) Il s'agit réellement d'une situation de force majeure", a affirmé le directeur général de GSMA Mats Granryd, soulignant qu'il était encore trop tôt pour calculer le coût de cette décision.

La question de savoir s'il s'agissait d'un cas de force majeure ou non sera probablement clé lors des négociations pour déterminer qui paiera la facture de l'annulation (remboursement des espaces d'exposition et billets d'entrée, réservations d'hôtels etc.).

Les autorités locales ont dit comprendre la décision mais ont insisté sur l'absence de motifs sanitaires fondés. "Il n'y a pas de situation d'alerte sanitaire en Espagne", a déclaré la maire de Barcelone Ada Colau devant la presse. "Il n'y a pas de raisons de santé publique pour ne pas célébrer ce genre d'événements dans notre pays", a enchéri le gouvernement espagnol dans un communiqué.

Le bilan des contaminations explose en Chine après un changement de calcul

La Chine a annoncé jeudi plus de 15.000 contaminations supplémentaires par le coronavirus. Un bond record dû à une nouvelle définition plus large des cas d'infection, dépeignant une épidémie plus grave que rapporté jusqu'à présent.

Ailleurs en Asie, pour la première fois une quarantaine a été édictée au Vietnam, dans une commune située près de Hanoi.

Le Japon a lui annoncé le premier décès sur son territoire d'une personne contaminée, une octogénaire. C'est le deuxième enregistré hors de Chine (qui concentre 99,9% des morts du virus dans le monde) après celui d'un Chinois aux Philippines.

En Chine, sous forte pression de l'opinion qui leur reprochait leur gestion de la crise, les deux chefs du Parti communiste chinois (PCC) pour la province du Hubei (centre), berceau de l'épidémie, et Wuhan, son chef-lieu, ont été limogés. Ils laissent derrière eux une situation difficile. La Commission nationale (ministère) de la Santé a annoncé jeudi 15.152 nouveaux cas et 254 décès supplémentaires. Il s'agit, de loin, des plus fortes augmentations journalières depuis le début de la crise en décembre.

Ces chiffres sont le signe d'une sous-estimation de l'ampleur de l'épidémie, qui a officiellement contaminé près de 60.000 personnes et fait 1.367 morts en Chine continentale. Mais paradoxalement ils ne sont pas forcément synonyme d'une aggravation. Ils sont surtout dus à une nouvelle définition, plus large, des cas d'infection par les autorités sanitaires du Hubei -- qui concentre l'essentiel des cas (14.840) et des morts (242) supplémentaires.

"Nous avons regardé les données et nous en avons conclu hier que la grande majorité de ceux qui avaient prévu de participer ne seraient pas là", a expliqué John Hoffman, PDG de l'association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA) qui organise le salon, au lendemain de son annulation. "Nous avons envisagé de repousser l'événement, et même si cela semblait une bonne idée, il est impossible de prédire quand cette situation prendra fin. Donc cela ne pouvait pas être fait", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse. "Ce qui nous amène à notre seule option: malheureusement, il est impossible de maintenir le MWC Barcelone 2020", a-t-il conclu.L'épidémie de Covid-19 venue de Chine, pays d'origine de certains des principaux exposants du congrès, a fait naître de vives craintes parmi de nombreuses entreprises participantes.La grand-messe du secteur, au cours de laquelle les grandes marques de téléphones portables présentent leurs nouveautés, prévoyait d'accueillir près de 110.000 visiteurs dont plus de 5.000 Chinois. Les autorités espagnoles avaient multiplié les appels au calme ces derniers jours, faisant valoir la faiblesse du risque épidémique en Espagne, où seulement deux cas ont été détectés, dans les îles Baléares et Canaries.Mais parmi les désistements figuraient de grands opérateurs télécoms comme Vodafone, NTT DoComo ou Deutsche Telekom, aux côtés d'autres poids-lourds du secteur comme LG, Sony, Ericsson, Facebook, Cisco et Intel."Nous avons été forcés de prendre cette décision très difficile (...) Il s'agit réellement d'une situation de force majeure", a affirmé le directeur général de GSMA Mats Granryd, soulignant qu'il était encore trop tôt pour calculer le coût de cette décision.La question de savoir s'il s'agissait d'un cas de force majeure ou non sera probablement clé lors des négociations pour déterminer qui paiera la facture de l'annulation (remboursement des espaces d'exposition et billets d'entrée, réservations d'hôtels etc.). Les autorités locales ont dit comprendre la décision mais ont insisté sur l'absence de motifs sanitaires fondés. "Il n'y a pas de situation d'alerte sanitaire en Espagne", a déclaré la maire de Barcelone Ada Colau devant la presse. "Il n'y a pas de raisons de santé publique pour ne pas célébrer ce genre d'événements dans notre pays", a enchéri le gouvernement espagnol dans un communiqué.