"Votre budget traduit vos options idéologiques: faire croire aux gens qu'on baisse leurs impôts pour en réalité les taxer davantage, les priver de services de qualité et d'un haut niveau de protection sociale", a lancé le député Ahmed Laaouej (PS). Pour lui, la majorité n'entend pas rendre du pouvoir d'achat aux ménages, sinon elle n'aurait pas procédé à un saut d'index et au relèvement de taxes. En réalité, elle répond aux revendications patronales en faveur de nouvelles baisses de cotisations. Et "pour que la pilule passe, il vous fallait raconter à la population une histoire et cette histoire, ce conte de noël, c'est le tax shift", a-t-il conclu.

Pour le chef de groupe N-VA, Hendrik Vuye, au contraire, avec les réformes structurelles en cours, le tax shift est devenu un "beau bébé" porteur de mesures qui favoriseront la création d'emplois. Cette majorité "a dit ce qu'elle allait faire, et elle fait ce qu'elle a dit", a appuyé Benoît Piedboeuf (MR) revenant notamment sur les mesures fiscales relatives à la baisse de l'imposition du travail. Le gouvernement a enclenché les réformes pour "l'emploi, la croissance, la modernisation du pays, la revalorisation de la valeur travail, l'assainissement et le maintien de la protection sociale et des pensions, le respect des engagements et le renforcement de la crédibilité d'un pays à nouveau sur les rails".

Emploi

Le débat a notamment porté sur l'amplitude des baisses de cotisations patronales, "linéaires" et sans perspective de voir le patronat embrayer sur l'emploi, selon Georges Gilkinet (Ecolo) qui a évoqué une politique coûteuse et inefficace. Rapports de la Banque nationale et du Bureau du plan à l'appui, la majorité, et le CD&V notamment, ont contesté cette analyse, assurant que 25% des emplois créés au moins le seront au profit des bas salaires. Et il s'agira d'emplois privés, moins coûteux, a souligné Hendrik Vuye.

A propos de l'engagement patronal, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt a renvoyé aux déclarations de l'administrateur-délégué de la FEB Pieter Timmermans enjoignant les entreprises d'engager. "Cela vous suffit les paroles de M. Timmermans ? Vous êtes toujours dans les années '70, la crise financière ne vous a pas suffi", a répondu Georges Gilkinet. "Effet d'aubaine", "cadeau", a rétorqué Marco Van Hees (PTB) rappelant que Fortis, largement soutenue par la puissance publique, venait de décider de redistribuer 2 milliards d'euros de dividendes tout en annonçant mille nouvelles suppressions de postes.

Un troisième tax shift ?

Ahmed Laaouej (PS) s'est également une nouvelle fois inquiété de ce que la réforme fiscale n'était pas financée, un acte qui risque de s'avérer lourd de conséquences pour les usagers des services publics, les allocataires et les générations futures. "Quel incroyable manque de rigueur budgétaire de la N-VA qui nous donnait des leçons", a embrayé sa cheffe de groupe Laurette Onkelinx.

La banque nationale table sur un effet retour de 5 milliards d'euros à l'horizon 2019, a rétorqué Benoît Piedboeuf (MR). Elle a surtout pointé un accroissement de 1,1% de la dette publique qui creusera le déficit, on est presque à 5 milliards de non financé, a réagi M. Laaouej.

Au nom du CD&V, Griet Smaers s'est félicitée des mesures proposées par le gouvernement. "Et peut-être qu'un troisième tax shift pourra suivre, plus juste et plus durable", a-t-elle conclu en guise de souhait.

De manière générale, l'opposition a dénoncé le "gonflement" des recettes et le caractère aléatoire des dépenses dans le contexte d'austérité. Georges Gilkinet a évoqué un exercice "apathique" sur le plan climatique, "inefficace" sur le plan économique et "injuste" sur le plan social. Pour le cdH, Benoît Dispa s'est également montré critique pour le budget mais plus nuancé sur le Tax shift qui aura des "effets positifs".

Au contraire, "ce budget est, à l'image du gouvernement, parfaitement transparent, inscrit dans une perspective pluriannuelle", a défendu la ministre du Budget Sophie Wilmès. Cette dernière a souligné l'importance du monitoring et donné rendez-vous en mars pour un premier contrôle.

Un consensus a semblé se dégager en faveur de la mise en place au parlement d'un monitoring budgétaire. L'Open Vld et le CD&V ont rejoint la demande formulée mercredi dans l'hémicycle.

"Votre budget traduit vos options idéologiques: faire croire aux gens qu'on baisse leurs impôts pour en réalité les taxer davantage, les priver de services de qualité et d'un haut niveau de protection sociale", a lancé le député Ahmed Laaouej (PS). Pour lui, la majorité n'entend pas rendre du pouvoir d'achat aux ménages, sinon elle n'aurait pas procédé à un saut d'index et au relèvement de taxes. En réalité, elle répond aux revendications patronales en faveur de nouvelles baisses de cotisations. Et "pour que la pilule passe, il vous fallait raconter à la population une histoire et cette histoire, ce conte de noël, c'est le tax shift", a-t-il conclu.Pour le chef de groupe N-VA, Hendrik Vuye, au contraire, avec les réformes structurelles en cours, le tax shift est devenu un "beau bébé" porteur de mesures qui favoriseront la création d'emplois. Cette majorité "a dit ce qu'elle allait faire, et elle fait ce qu'elle a dit", a appuyé Benoît Piedboeuf (MR) revenant notamment sur les mesures fiscales relatives à la baisse de l'imposition du travail. Le gouvernement a enclenché les réformes pour "l'emploi, la croissance, la modernisation du pays, la revalorisation de la valeur travail, l'assainissement et le maintien de la protection sociale et des pensions, le respect des engagements et le renforcement de la crédibilité d'un pays à nouveau sur les rails".Le débat a notamment porté sur l'amplitude des baisses de cotisations patronales, "linéaires" et sans perspective de voir le patronat embrayer sur l'emploi, selon Georges Gilkinet (Ecolo) qui a évoqué une politique coûteuse et inefficace. Rapports de la Banque nationale et du Bureau du plan à l'appui, la majorité, et le CD&V notamment, ont contesté cette analyse, assurant que 25% des emplois créés au moins le seront au profit des bas salaires. Et il s'agira d'emplois privés, moins coûteux, a souligné Hendrik Vuye.A propos de l'engagement patronal, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt a renvoyé aux déclarations de l'administrateur-délégué de la FEB Pieter Timmermans enjoignant les entreprises d'engager. "Cela vous suffit les paroles de M. Timmermans ? Vous êtes toujours dans les années '70, la crise financière ne vous a pas suffi", a répondu Georges Gilkinet. "Effet d'aubaine", "cadeau", a rétorqué Marco Van Hees (PTB) rappelant que Fortis, largement soutenue par la puissance publique, venait de décider de redistribuer 2 milliards d'euros de dividendes tout en annonçant mille nouvelles suppressions de postes.Ahmed Laaouej (PS) s'est également une nouvelle fois inquiété de ce que la réforme fiscale n'était pas financée, un acte qui risque de s'avérer lourd de conséquences pour les usagers des services publics, les allocataires et les générations futures. "Quel incroyable manque de rigueur budgétaire de la N-VA qui nous donnait des leçons", a embrayé sa cheffe de groupe Laurette Onkelinx.La banque nationale table sur un effet retour de 5 milliards d'euros à l'horizon 2019, a rétorqué Benoît Piedboeuf (MR). Elle a surtout pointé un accroissement de 1,1% de la dette publique qui creusera le déficit, on est presque à 5 milliards de non financé, a réagi M. Laaouej.Au nom du CD&V, Griet Smaers s'est félicitée des mesures proposées par le gouvernement. "Et peut-être qu'un troisième tax shift pourra suivre, plus juste et plus durable", a-t-elle conclu en guise de souhait.De manière générale, l'opposition a dénoncé le "gonflement" des recettes et le caractère aléatoire des dépenses dans le contexte d'austérité. Georges Gilkinet a évoqué un exercice "apathique" sur le plan climatique, "inefficace" sur le plan économique et "injuste" sur le plan social. Pour le cdH, Benoît Dispa s'est également montré critique pour le budget mais plus nuancé sur le Tax shift qui aura des "effets positifs".Au contraire, "ce budget est, à l'image du gouvernement, parfaitement transparent, inscrit dans une perspective pluriannuelle", a défendu la ministre du Budget Sophie Wilmès. Cette dernière a souligné l'importance du monitoring et donné rendez-vous en mars pour un premier contrôle.Un consensus a semblé se dégager en faveur de la mise en place au parlement d'un monitoring budgétaire. L'Open Vld et le CD&V ont rejoint la demande formulée mercredi dans l'hémicycle.