Pour ce vingtième jour de grève seuls 40% des TGV (trains à grande vitesse) circulent, selon la SNCF, opérateur du rail. Sur un total de seize lignes du métro parisien, seules les deux lignes automatisées fonctionnent normalement.

Le trafic devait être encore plus réduit dès mardi en fin de journée, avec une fermeture totale de lignes de trains de banlieue parisiens, qui ne rouvriront que mercredi "en début d'après-midi", selon la SNCF.

"Il n'y a pas de raison que ça s'arrête soudain", a dit dans le journal communiste L'Humanité Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, se projetant déjà après Noël: "On ne s'arrêtera pas quand on a perdu 20 ou 25 jours de salaires juste parce que c'est le Nouvel An".

Même si le soutien des Français à la grève restait encore majoritaire, malgré un effritement, la patience des usagers du transport public commençait à connaître ses limites, en particulier à Paris, largement paralysé.

"Je n'ai pas d'autres moyens de transport. Je suis en galère tous les jours", enrage Juno Dormevil, 27 ans, qui fait tous les jours trois heures de trajet pour aller à son travail et revenir chez lui. "Je ne soutiens pas du tout la grève. J'ai de la sympathie pour des travailleurs dans certains secteurs, comme les infirmières, mais pas les cheminots", ajoute-t-il, disant vouloir que leur système de retraites, qui leur permet de partir plus tôt, soit aligné sur le régime général, comme le propose la réforme gouvernementale.

Cette dernière vise à fusionner en un système "universel" les 42 régimes de retraites existants, et en particulier à supprimer les "régimes spéciaux", dont ceux de la RATP (métro parisiens) et de la SNCF qui permettent à leurs employés de cesser le travail plus tôt.

La grève a déjà occasionné un manque à gagner de 400 millions d'euros à la SNCF, a déclaré son patron Jean-Pierre Farandou dans un entretien au quotidien Le Monde de mardi. "Le conflit n'est pas terminé, et il est encore trop tôt pour faire le bilan complet" mais "au bout de vingt jours, on est à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires qui n'aura pas été réalisé dans la période", a indiqué M. Farandou, en prévenant que "les comptes 2019 seront fortement impactés par ce conflit".

Lundi, des manifestants ont brièvement bloqué la circulation sur la ligne 1 du métro parisien et occupé des voies de train Gare de Lyon. "On nous explique qu'il n'y a plus de grève, que tout se passe bien... Le but était de montrer une certaine forme de détermination", a expliqué à l'AFP Fabien Villedieu, délégué SUD-Rail qui a participé à cette action surprise.

"Ce n'est pas acceptable", a réagi le "Monsieur Retraites" du gouvernement, Laurent Pietraszewski. "Je crois d'ailleurs que les syndicats ont tout intérêt, et ont d'ailleurs souvent la volonté d'éviter ce type d'actions", a-t-il estimé.

Rien ne semble devoir bouger avant le début de l'année prochaine: le gouvernement a ainsi fixé au 7 janvier la prochaine rencontre entre ministres et syndicats. Les discussions se poursuivront avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier.

Cette concertation est "une comédie", a réagi Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise (gauche radicale).

Parallèlement, le Premier ministre Edouard Philippe "proposera (...) une méthode de travail" concernant l'équilibre financier du système de retraites durant la "semaine du 6 janvier".

La plupart des syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 9 janvier.

Pour ce vingtième jour de grève seuls 40% des TGV (trains à grande vitesse) circulent, selon la SNCF, opérateur du rail. Sur un total de seize lignes du métro parisien, seules les deux lignes automatisées fonctionnent normalement.Le trafic devait être encore plus réduit dès mardi en fin de journée, avec une fermeture totale de lignes de trains de banlieue parisiens, qui ne rouvriront que mercredi "en début d'après-midi", selon la SNCF. "Il n'y a pas de raison que ça s'arrête soudain", a dit dans le journal communiste L'Humanité Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, se projetant déjà après Noël: "On ne s'arrêtera pas quand on a perdu 20 ou 25 jours de salaires juste parce que c'est le Nouvel An".Même si le soutien des Français à la grève restait encore majoritaire, malgré un effritement, la patience des usagers du transport public commençait à connaître ses limites, en particulier à Paris, largement paralysé."Je n'ai pas d'autres moyens de transport. Je suis en galère tous les jours", enrage Juno Dormevil, 27 ans, qui fait tous les jours trois heures de trajet pour aller à son travail et revenir chez lui. "Je ne soutiens pas du tout la grève. J'ai de la sympathie pour des travailleurs dans certains secteurs, comme les infirmières, mais pas les cheminots", ajoute-t-il, disant vouloir que leur système de retraites, qui leur permet de partir plus tôt, soit aligné sur le régime général, comme le propose la réforme gouvernementale.Cette dernière vise à fusionner en un système "universel" les 42 régimes de retraites existants, et en particulier à supprimer les "régimes spéciaux", dont ceux de la RATP (métro parisiens) et de la SNCF qui permettent à leurs employés de cesser le travail plus tôt.La grève a déjà occasionné un manque à gagner de 400 millions d'euros à la SNCF, a déclaré son patron Jean-Pierre Farandou dans un entretien au quotidien Le Monde de mardi. "Le conflit n'est pas terminé, et il est encore trop tôt pour faire le bilan complet" mais "au bout de vingt jours, on est à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires qui n'aura pas été réalisé dans la période", a indiqué M. Farandou, en prévenant que "les comptes 2019 seront fortement impactés par ce conflit".Lundi, des manifestants ont brièvement bloqué la circulation sur la ligne 1 du métro parisien et occupé des voies de train Gare de Lyon. "On nous explique qu'il n'y a plus de grève, que tout se passe bien... Le but était de montrer une certaine forme de détermination", a expliqué à l'AFP Fabien Villedieu, délégué SUD-Rail qui a participé à cette action surprise. "Ce n'est pas acceptable", a réagi le "Monsieur Retraites" du gouvernement, Laurent Pietraszewski. "Je crois d'ailleurs que les syndicats ont tout intérêt, et ont d'ailleurs souvent la volonté d'éviter ce type d'actions", a-t-il estimé.Rien ne semble devoir bouger avant le début de l'année prochaine: le gouvernement a ainsi fixé au 7 janvier la prochaine rencontre entre ministres et syndicats. Les discussions se poursuivront avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier.Cette concertation est "une comédie", a réagi Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise (gauche radicale).Parallèlement, le Premier ministre Edouard Philippe "proposera (...) une méthode de travail" concernant l'équilibre financier du système de retraites durant la "semaine du 6 janvier".La plupart des syndicats ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le 9 janvier.