Le commerce

Les Etats-Unis et leurs alliés du G7 ont annoncé le 11 mars mettre fin à la clause de la "nation la plus favorisée" accordée à la Russie, ouvrant la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs contre les produits russes importés. Dans la foulée, l'importation de produits de la mer, vodka et diamants russes a été interdite par les Etats-Unis.

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Mardi, le Royaume-Uni a également imposé des droits de douane punitifs sur la vodka ainsi qu'une interdiction d'exporter des produits de luxe vers la Russie, cette dernière mesure ayant été déjà prise par les Etats-Unis. Bruxelles a renchéri en privant la Russie de ses berlines, de son champagne, de ses bijoux et autres articles prisés (loisirs, luxe et technologies) par ses élites.

L'énergie

Le 8 mars, les États-Unis ont annoncé un embargo sur les importations de pétrole et gaz russes. Le Royaume-Uni leur a emboîté le pas, annonçant arrêter d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes.

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Les Européens sont plus divisés, du fait de l'exposition au gaz russe de plusieurs pays d'Europe centrale et de l'Est, de l'Allemagne et de l'Italie. L'UE prévoit de réduire de deux tiers ses importations de gaz russe cette année et interdit aux Européens de faire de nouveaux investissements dans ce secteur essentiel pour la Russie. Autre décision symbolique, la suspension du gazoduc Nord Stream 2, qui devait permettre d'augmenter les livraisons de gaz russe vers l'Allemagne.

Le secteur financier

Il a été ciblé dès le départ pour limiter les capacités de financement de la guerre. Les sanctions se sont élargies au Belarus. Etats-Unis et UE, suivis d'autres pays, ont visé directement la banque centrale russe, interdisant toute transaction avec l'institution et immobilisant ses actifs en devises. Autre coup sévère: l'exclusion des principales banques du pays du système interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale permettant de communiquer rapidement et de manière sécurisée sur les transactions. Afin d'éviter un contournement des sanctions, l'UE les a élargies aux cryptomonnaies, prisées par les Russes qui tentent de sauver leurs économies de la chute du rouble.

Les personnalités

Des centaines de personnalités et d'oligarques russes ont été sanctionnés à ce jour, dont Vladimir Poutine et son cercle proche ainsi que de nombreux hommes d'affaires, dont Igor Setchine, patron du pétrolier Rosneft ou encore les 386 députés ayant soutenu l'invasion. Les sanctions européennes incluent l'interdiction de se rendre dans les pays de l'Union, ainsi que le gel de leurs avoirs qui y sont présents, à l'image du yacht de M. Setchine en France.

Abramovitch, Getty
Abramovitch © Getty

Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea, est visé par l'Union européenne, le Canada et le Royaume-Uni, avec gel d'avoirs, interdiction de voyager et de transactions avec des particuliers et entreprises britanniques.

Mardi, Washington a pris de nouvelles sanctions visant le président bélarusse Alexandre Loukachenko et son épouse, ainsi que des personnes et une entité russes, pour corruption et atteinte aux droits humains.

Les transports

L'espace aérien de l'ensemble des membres de l'OTAN et de l'UE s'est rapidement fermé aux avions russes et de nombreuses compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la Russie.

L'industrie aéronautique est plus largement concernée: interdiction d'exportations d'avions, de pièces de rechange ou d'équipements, arrêt de la maintenance des appareils immatriculés en Russie par Airbus et Boeing, accès interdit aux services d'assurance et réassurance à Londres. Les Bermudes, terre d'immatriculation de nombreux avions russes, ont également suspendu leur certification. Côté transport maritime, plusieurs ports sont fermés aux navires battant pavillon russe et de grands armateurs ont suspendu leurs livraisons vers la Russie.

Les médias

L'UE a interdit de diffusion les médias d'État russes RT et Sputnik, sur tous les canaux. Facebook, filiale de Meta, et YouTube, filiale de Google, ont décidé de bloquer les publications de ces médias en Europe. YouTube a annoncé vendredi étendre au monde entier son blocage des médias proches du pouvoir russe.

Les Etats-Unis et leurs alliés du G7 ont annoncé le 11 mars mettre fin à la clause de la "nation la plus favorisée" accordée à la Russie, ouvrant la voie à l'imposition de tarifs douaniers punitifs contre les produits russes importés. Dans la foulée, l'importation de produits de la mer, vodka et diamants russes a été interdite par les Etats-Unis. Mardi, le Royaume-Uni a également imposé des droits de douane punitifs sur la vodka ainsi qu'une interdiction d'exporter des produits de luxe vers la Russie, cette dernière mesure ayant été déjà prise par les Etats-Unis. Bruxelles a renchéri en privant la Russie de ses berlines, de son champagne, de ses bijoux et autres articles prisés (loisirs, luxe et technologies) par ses élites.Le 8 mars, les États-Unis ont annoncé un embargo sur les importations de pétrole et gaz russes. Le Royaume-Uni leur a emboîté le pas, annonçant arrêter d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes. Les Européens sont plus divisés, du fait de l'exposition au gaz russe de plusieurs pays d'Europe centrale et de l'Est, de l'Allemagne et de l'Italie. L'UE prévoit de réduire de deux tiers ses importations de gaz russe cette année et interdit aux Européens de faire de nouveaux investissements dans ce secteur essentiel pour la Russie. Autre décision symbolique, la suspension du gazoduc Nord Stream 2, qui devait permettre d'augmenter les livraisons de gaz russe vers l'Allemagne.Il a été ciblé dès le départ pour limiter les capacités de financement de la guerre. Les sanctions se sont élargies au Belarus. Etats-Unis et UE, suivis d'autres pays, ont visé directement la banque centrale russe, interdisant toute transaction avec l'institution et immobilisant ses actifs en devises. Autre coup sévère: l'exclusion des principales banques du pays du système interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale permettant de communiquer rapidement et de manière sécurisée sur les transactions. Afin d'éviter un contournement des sanctions, l'UE les a élargies aux cryptomonnaies, prisées par les Russes qui tentent de sauver leurs économies de la chute du rouble.Des centaines de personnalités et d'oligarques russes ont été sanctionnés à ce jour, dont Vladimir Poutine et son cercle proche ainsi que de nombreux hommes d'affaires, dont Igor Setchine, patron du pétrolier Rosneft ou encore les 386 députés ayant soutenu l'invasion. Les sanctions européennes incluent l'interdiction de se rendre dans les pays de l'Union, ainsi que le gel de leurs avoirs qui y sont présents, à l'image du yacht de M. Setchine en France. Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea, est visé par l'Union européenne, le Canada et le Royaume-Uni, avec gel d'avoirs, interdiction de voyager et de transactions avec des particuliers et entreprises britanniques.Mardi, Washington a pris de nouvelles sanctions visant le président bélarusse Alexandre Loukachenko et son épouse, ainsi que des personnes et une entité russes, pour corruption et atteinte aux droits humains.L'espace aérien de l'ensemble des membres de l'OTAN et de l'UE s'est rapidement fermé aux avions russes et de nombreuses compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la Russie. L'industrie aéronautique est plus largement concernée: interdiction d'exportations d'avions, de pièces de rechange ou d'équipements, arrêt de la maintenance des appareils immatriculés en Russie par Airbus et Boeing, accès interdit aux services d'assurance et réassurance à Londres. Les Bermudes, terre d'immatriculation de nombreux avions russes, ont également suspendu leur certification. Côté transport maritime, plusieurs ports sont fermés aux navires battant pavillon russe et de grands armateurs ont suspendu leurs livraisons vers la Russie.L'UE a interdit de diffusion les médias d'État russes RT et Sputnik, sur tous les canaux. Facebook, filiale de Meta, et YouTube, filiale de Google, ont décidé de bloquer les publications de ces médias en Europe. YouTube a annoncé vendredi étendre au monde entier son blocage des médias proches du pouvoir russe.