De ce côté-ci de l'Atlantique, la plupart des citoyens européens se demandent comment les Américains peuvent-ils faire confiance à Donald Trump, voire tout simplement le supporter?

L'une des clés pour répondre à cette question, c'est de regarder le marché de l'emploi : le taux de chômage aux Etats-Unis est au plus bas depuis 50 ans, soit un taux de 3.7%. En Belgique ou en France, on rêverait d'un tel taux. Et c'est vrai que l'économie aux Etats-Unis tourne à plein régime. Les salaires qui étaient trop bas sont enfin en train de remonter et cela pour tous les jobs, qualifiés ou pas.

Voilà pourquoi beaucoup d'Américains sont en faveur de Donald Trump. A tort ou à raison, ils lui attribuent ce résultat. D'ailleurs, la meilleure preuve de la bonne santé du marché de l'emploi, c'est que les entreprises ont les pires difficultés pour recruter, comme l'indiquent mes confrères des Echos.

Il est très fréquent d'ailleurs, qu'une personne contactée, voire engagée, disparaisse du jour au lendemain, sans répondre aux coups de téléphone ou aux emails.

Les américains appellent ce phénomène le "ghosting", autrement dit, les "candidats fantômes". Et de fait, le marché de l'emploi est tellement serré que, selon Les Echos, de grandes entreprises ne prennent pas le risque de donner des rendez-vous physiques aux candidats. Ce serait trop dangereux, car entre le moment de la prise de rendez-vous et la rencontre, un autre employeur l'aura peut-être débauché.

De ce côté-ci de l'Atlantique, la plupart des citoyens européens se demandent comment les Américains peuvent-ils faire confiance à Donald Trump, voire tout simplement le supporter?

Alors que font ces entreprises pressées d'engager ? Elles se contentent d'embaucher après une simple conversation téléphonique.

D'autres sociétés vont encore plus loin : le candidat parle, si je puis dire, avec un automate qui est chargé de poser X questions aux candidats. C'est très courant comme démarche, notamment dans le secteur de la distribution.

D'autres entreprises sont prêtes à tout pour ferrer les bons candidats, d'après l'enquête des Echos. Elles proposent des semaines de 30 heures mais payées 40 ou alors elles offrent des jours de congé supplémentaires ou des téléphones gratuits. D'autres encore n'hésitent pas à recourir à d'anciens détenus.

Et puis comme le montre cette enquête, d'autres entreprises américaines s'inspirent des compagnies aériennes et pratiquent le surbooking.

En clair, elles demandent à plusieurs candidats de venir tel jour, sachant que 50% d'entre eux ne viendront pas. Et quand une économie marche aussi bien, pourquoi voulez-vous que les Américains critiquent Donald Trump ?

Ce n'est évidemment pas la seule explication de la popularité du président actuel aux Etats-Unis, mais elle explique pas mal de choses quand même!