On allait voir ce qu'on allait voir. Face à l'explosion de l'épidémie, le Comité de concertation s'est une nouvelle fois réuni d'urgence ce vendredi, cette fois pour prendre de sérieuses mesures pour enrayer l'épidémie. Au bout du compte, il a pris des mesures chèvre choutistes, fruit de compromis politiques et communautaires. Avec, il est vrai, des experts soulignant que le pic de la quatrième vague aurait peut-être été atteint en début de semaine.

Il n'empêche: tout ça pour ça... Même si les écoles, la culture et l'événementiel vont grincer des dents.

Pragmatisme et incohérence

Les écoles, la culture et les événements sont, cette fois, visés en premier lieu: les premières (maternelles et primaires) fermeront une semaine avant Noël tandis que le secondaire se fera sous mode hybride, les seconds voient les rassemblements en intérieur de plus de 200 personnes à nouveau interdits.

Les écoles ont été reconnues ces derniers jours comme étant un des moteurs de l'épidémie, surtout chez les plus jeunes non-vaccinés: il fallait agir, mais cela a provoqué beaucoup de tensions. Frank Vandenbroucke (Vooruit), ministre fédéral de la Santé, a obtenu ce qu'il réclamait depuis des semaines: le port du masque obligatoire à partir de 6 ans.

Ils sont toutefois nombreux à s'interroger au sujet de cette curieuse décision: l'urgence est actuelle, mais les écoles maternelles et primaires fermeront leurs portes... à partir du 20 décembre, une semaine avant les vacances prévues pour Noêl. En attendant, le virus pourra continuer à s'y frayer un chemin.

"La semaine avant les vacances de Noël, on ne fait plus grand-chose en classe" (sic), dixit Jan Jambon, ministre-président flamand. Les syndicats, eux, se plaignent: L'enseignement était jusqu'ici toujours considéré comme une priorité, dit Roland Lahaye (CSC Enseignement) à la RTBF. C'est un renversement complet de la situation! Ce message du Codeco n'est pas cohérent!"

Le secteur de la culture "de masse" (plus de 200 personnes) avait été, de son côté, à la source de l'appel à un nouveau Codeco lancé par le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA): c'est en Flandre que l'épidémie est la plus forte et les images de concerts remplis au Sportpaleis d'Anvers avaient été dénoncées par des responsables d'hôpitaux.

Dans l'événementiel, de nombreux organisateurs avaient anticipé l'annonce: annulation de la Foire du livre, report de Batibouw,reconversion du Salon de l'auto chez les concessionnaires...

L'Horeca, pour sa part, est épargné: il échappe à la fermeture anticipée à 23h que préconisaient les experts et reste avec son horaire restreint à 23h et ses tables de six. De même, la fameuse bulle de contacts sociaux ne fait pas son retour: les experts préconisaient pourtant de la ramener à cinq contacts.

"Pour la troisième fois en trois semaines, après une dramatisation avec toutes sortes de scénarios de restrictions, on atterrit avec des décisions pragmatiques et modérées",analyse le politologue Dave Sinardet.

"On continue comme avant"

L'économiste Geert Noel, CEO d'Econopolis, regrette les options prises. "On peut laisser les écoles ouvertes si on les ventile mieux, dit-il. On peut laisser la société ouverte si on donne un boost (de vaccination) plus rapide aux plus faibles. Mais nous pouvons aussi continuer à agir comme nous le faisons."

Il poursuit: "En attendant, notre arriéré économique se poursuit, comme le retard scolaire de nos enfants et notre déficit budgétaire. But who cares?"

On allait voir ce qu'on allait voir. Face à l'explosion de l'épidémie, le Comité de concertation s'est une nouvelle fois réuni d'urgence ce vendredi, cette fois pour prendre de sérieuses mesures pour enrayer l'épidémie. Au bout du compte, il a pris des mesures chèvre choutistes, fruit de compromis politiques et communautaires. Avec, il est vrai, des experts soulignant que le pic de la quatrième vague aurait peut-être été atteint en début de semaine.Il n'empêche: tout ça pour ça... Même si les écoles, la culture et l'événementiel vont grincer des dents.Les écoles, la culture et les événements sont, cette fois, visés en premier lieu: les premières (maternelles et primaires) fermeront une semaine avant Noël tandis que le secondaire se fera sous mode hybride, les seconds voient les rassemblements en intérieur de plus de 200 personnes à nouveau interdits. Les écoles ont été reconnues ces derniers jours comme étant un des moteurs de l'épidémie, surtout chez les plus jeunes non-vaccinés: il fallait agir, mais cela a provoqué beaucoup de tensions. Frank Vandenbroucke (Vooruit), ministre fédéral de la Santé, a obtenu ce qu'il réclamait depuis des semaines: le port du masque obligatoire à partir de 6 ans.Ils sont toutefois nombreux à s'interroger au sujet de cette curieuse décision: l'urgence est actuelle, mais les écoles maternelles et primaires fermeront leurs portes... à partir du 20 décembre, une semaine avant les vacances prévues pour Noêl. En attendant, le virus pourra continuer à s'y frayer un chemin."La semaine avant les vacances de Noël, on ne fait plus grand-chose en classe" (sic), dixit Jan Jambon, ministre-président flamand. Les syndicats, eux, se plaignent: L'enseignement était jusqu'ici toujours considéré comme une priorité, dit Roland Lahaye (CSC Enseignement) à la RTBF. C'est un renversement complet de la situation! Ce message du Codeco n'est pas cohérent!"Le secteur de la culture "de masse" (plus de 200 personnes) avait été, de son côté, à la source de l'appel à un nouveau Codeco lancé par le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA): c'est en Flandre que l'épidémie est la plus forte et les images de concerts remplis au Sportpaleis d'Anvers avaient été dénoncées par des responsables d'hôpitaux.Dans l'événementiel, de nombreux organisateurs avaient anticipé l'annonce: annulation de la Foire du livre, report de Batibouw,reconversion du Salon de l'auto chez les concessionnaires...L'Horeca, pour sa part, est épargné: il échappe à la fermeture anticipée à 23h que préconisaient les experts et reste avec son horaire restreint à 23h et ses tables de six. De même, la fameuse bulle de contacts sociaux ne fait pas son retour: les experts préconisaient pourtant de la ramener à cinq contacts."Pour la troisième fois en trois semaines, après une dramatisation avec toutes sortes de scénarios de restrictions, on atterrit avec des décisions pragmatiques et modérées",analyse le politologue Dave Sinardet.L'économiste Geert Noel, CEO d'Econopolis, regrette les options prises. "On peut laisser les écoles ouvertes si on les ventile mieux, dit-il. On peut laisser la société ouverte si on donne un boost (de vaccination) plus rapide aux plus faibles. Mais nous pouvons aussi continuer à agir comme nous le faisons."Il poursuit: "En attendant, notre arriéré économique se poursuit, comme le retard scolaire de nos enfants et notre déficit budgétaire. But who cares?"