La quatrième vague du Covid est virulente et fait renaître l'inquiétude d'une société ralentie. Le gouvernement fédéral d'Alexander De Croo est pressé d'agir de toutes parts, notamment par les gouverneurs des provinces qui se sont réunis mercredi. Désormais, le terme de "confinement" revient sur les lèvres de certains experts. Le Premier ministre a annoncé ce jeudi après-midi à la chambre la convocation d'un Comité de concertation anticipé pour ce vendredi matin, dès 8 heures.

"Je n'aime pas utiliser ce concept trop rapidement, mais nous pourrions suspendre temporairement des activités risquées", reconnaît le virologue et porte-parole interfédéral de la crise covid, Steven Van Gucht, dans les colonnes du Laatste Nieuws.Le virus est partout et nous devons essayer de le ralentir. Le monde de la nuit et les écoles ne sont pas les seuls lieux problématiques."

Le microbiologiste Emmanuel André (KULeuven) appuie, lui aussi, sur Twitter: "Quand la circulation du virus est tellement importante, la plupart des mesures de réduction du risque deviennent insuffisantes. Car le nombre d'infections résiduelles continuera à alimenter une croissance exponentielle. Il reste donc l'option de réduire le nombre de contacts."

"Il faudra peut-être anticiper le Comité de concertation, reconnaîssait plus tôt Christie Morreale (PS), ministre wallonne de la Santé, à La Libre. Mais il faudra surtout voir si les mesures qui ont été récemment prises fonctionnent et sont appliquées à 100% sur notre territoire. On continue de voir beaucoup de monde sur les routes. Je n'ai pas le sentiment que le télétravail obligatoire est respecté. Il faut respecter les règles sinon on va devoir se retrouver avec des mesures qui sont beaucoup plus difficiles".

Télétravail et confinement léger sur la table

C'est dire que la ligne prudente du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), pourrait rapidement prendre le dessus, après le Comité de concertation en mode mineur de la semaine passée.

Concrètement, sur la table, se trouve la perspective d'un télétravail obligatoire à 100 % pour tous, jusqu'après les vacances de fin d'année. Depuis lundi, le télétravail est déjà obligatoire à raison de quatre jours par semaine. Après semaine, il était prévu de revenir à trois jours obligatoires, mais le tour de vis ruinera cet espoir.

Les grands rassemblements et événements culturels dans le viseur

Les grands rassemblements, à l'instar des événements culturels et sportifs sont également dans le viseur. Les marchés de Noël, qui devaient commencer un peu partout, sont particulièrement visés. Elio Di Rupo (PS), ministre-président wallon, avait déjà mis en garde: "Si les contrôles des Covid safe ticket CST sont impossibles, alors il faut les annuler."

Retour de la bulle de 5?

On évoque encore un retour de la limitation des contacts à cinq personnes.

Le virologue Mar Van Ranst (KULeuven) ajoute: "On risque d'avoir un confinement plus léger, avec par exemple une fermeture anticipée de l'horeca. Cela pourrait être sur la table du prochain Comité de concertation. Cela doit se faire rapidement, peut-être la semaine prochaine."

"Le Codeco joue la montre, soulignait ce jeudi matin une source interne à la majorité. Il ne devrait se réunir que vendredi ou au début de la semaine prochaine, en espérant une première baisse des contaminations en lien avec l'obligation de télétravail. Mais si ce n'est pas le cas, on resserra la vis. En Flandre, on s'inspire aussi de ce qui se passe aux Pays-Bas, c'est un baromètre pour comprendre la ligne politique au nord du pays."

Certains secteurs sont déjà impactés par les mesures limitées qui ont été prises la semaine passée. "Il n'y a pas de lockdown, mais on a l'impression qu'il y en a un", souligne Bruno Schaubroeck de l'Event Confederation, dans L'Echo. "La sociéte commence à se refermer d'elle même", estiment certains, tant dans les milieux politiques qu'économiques.

La quatrième vague du Covid est virulente et fait renaître l'inquiétude d'une société ralentie. Le gouvernement fédéral d'Alexander De Croo est pressé d'agir de toutes parts, notamment par les gouverneurs des provinces qui se sont réunis mercredi. Désormais, le terme de "confinement" revient sur les lèvres de certains experts. Le Premier ministre a annoncé ce jeudi après-midi à la chambre la convocation d'un Comité de concertation anticipé pour ce vendredi matin, dès 8 heures."Je n'aime pas utiliser ce concept trop rapidement, mais nous pourrions suspendre temporairement des activités risquées", reconnaît le virologue et porte-parole interfédéral de la crise covid, Steven Van Gucht, dans les colonnes du Laatste Nieuws.Le virus est partout et nous devons essayer de le ralentir. Le monde de la nuit et les écoles ne sont pas les seuls lieux problématiques."Le microbiologiste Emmanuel André (KULeuven) appuie, lui aussi, sur Twitter: "Quand la circulation du virus est tellement importante, la plupart des mesures de réduction du risque deviennent insuffisantes. Car le nombre d'infections résiduelles continuera à alimenter une croissance exponentielle. Il reste donc l'option de réduire le nombre de contacts.""Il faudra peut-être anticiper le Comité de concertation, reconnaîssait plus tôt Christie Morreale (PS), ministre wallonne de la Santé, à La Libre. Mais il faudra surtout voir si les mesures qui ont été récemment prises fonctionnent et sont appliquées à 100% sur notre territoire. On continue de voir beaucoup de monde sur les routes. Je n'ai pas le sentiment que le télétravail obligatoire est respecté. Il faut respecter les règles sinon on va devoir se retrouver avec des mesures qui sont beaucoup plus difficiles".C'est dire que la ligne prudente du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), pourrait rapidement prendre le dessus, après le Comité de concertation en mode mineur de la semaine passée.Concrètement, sur la table, se trouve la perspective d'un télétravail obligatoire à 100 % pour tous, jusqu'après les vacances de fin d'année. Depuis lundi, le télétravail est déjà obligatoire à raison de quatre jours par semaine. Après semaine, il était prévu de revenir à trois jours obligatoires, mais le tour de vis ruinera cet espoir.Les grands rassemblements, à l'instar des événements culturels et sportifs sont également dans le viseur. Les marchés de Noël, qui devaient commencer un peu partout, sont particulièrement visés. Elio Di Rupo (PS), ministre-président wallon, avait déjà mis en garde: "Si les contrôles des Covid safe ticket CST sont impossibles, alors il faut les annuler." On évoque encore un retour de la limitation des contacts à cinq personnes.Le virologue Mar Van Ranst (KULeuven) ajoute: "On risque d'avoir un confinement plus léger, avec par exemple une fermeture anticipée de l'horeca. Cela pourrait être sur la table du prochain Comité de concertation. Cela doit se faire rapidement, peut-être la semaine prochaine.""Le Codeco joue la montre, soulignait ce jeudi matin une source interne à la majorité. Il ne devrait se réunir que vendredi ou au début de la semaine prochaine, en espérant une première baisse des contaminations en lien avec l'obligation de télétravail. Mais si ce n'est pas le cas, on resserra la vis. En Flandre, on s'inspire aussi de ce qui se passe aux Pays-Bas, c'est un baromètre pour comprendre la ligne politique au nord du pays."Certains secteurs sont déjà impactés par les mesures limitées qui ont été prises la semaine passée. "Il n'y a pas de lockdown, mais on a l'impression qu'il y en a un", souligne Bruno Schaubroeck de l'Event Confederation, dans L'Echo. "La sociéte commence à se refermer d'elle même", estiment certains, tant dans les milieux politiques qu'économiques.