La Belgique basculera bien à partir de lundi (7 mars) en "code jaune" dans son baromètre corona, a confirmé le Premier ministre Alexander De Croo en conférence de presse à l'issue d'un comité de concertation consacré à la gestion de la pandémie de Covid-19.

"Cela veut dire qu'une majorité des restrictions disparait", a-t-il souligné. Plus spécifiquement, le CST ne sera plus utilisé, les restrictions d'accès et de capacité disparaissent dans les différents évènements et dans l'horeca, et l'obligation généralisée de port du masque dans les espaces publics et clos prend fin.

C'est aussi la fin de la situation d'urgence épidémique et de la phase fédérale du plan national d'urgence déclenché le 13 mars 2020, a ajouté le chef du gouvernement en rappelant combien la Belgique avait souffert du Sars-Cov-2, avec plus de 30.000 morts enregistrés.

La fin du masque ou presque

Ce sera également la fin du port du masque généralisé dans les espaces publics et clos. Dans les écoles, élèves et enseignants vont également pouvoir s'en débarrasser.

Cependant, le masque restera obligatoire dans les transports en commun (à partir de 12 ans) et dans les institutions de soins comme les maisons de repos et hôpitaux.

Il reste conseillé de porter un masque couvrant nez et bouche dans les endroits très fréquentés où on ne peut pas maintenir ses distances, a souligné le Premier ministre. Pour les personnes fragiles et ceux qui sont en contact avec celles-ci, un masque FFP2 est recommandé.

"On retrouve le sourire du personnel"

"C'est une super nouvelle, on va revoir le sourire du personnel", qui pourra à présent travailler sans masque, se réjouit l'administrateur délégué de la Fédération Horeca Bruxelles, Fabian Hermans.

"On retrouve la lumière de nos villes, le plaisir d'aller au restaurant", ajoute-t-il. La Fédération espère "que nos Bruxellois vont revenir au restaurant, que les Belges vont revenir à Bruxelles".

Pour Fabian Hermans, c'est surtout la fin du télétravail qui fera que les gens reviendront davantage au restaurant. "Les travailleurs doivent revenir à Bruxelles, les institutions internationales doivent fonctionner normalement, il nous manque la clientèle B2B", note l'administrateur délégué, qui attend avec impatience le retour de séminaires, congrès, etc. "Ces reprises sont nécessaires."

Le secteur de l'horeca "doit se refaire une santé"

"C'est une bonne nouvelle", dans un secteur particulièrement touché depuis deux ans, a réagi l'administrateur de la Fédération Horeca Wallonie, Thierry Neyens. Toutes les mesures ont "impacté la rentabilité du secteur, qui doit se refaire une santé". "On bascule dans un modèle un peu comme avant", se réjouit toutefois Thiery Neyens.

"Il faut redonner confiance au secteur", qui a également connu des problèmes d'attractivité et a été boudé aussi par les travailleurs au vu des nombreuses incertitudes.

Plus d'obligation de télétravail

Le passage au code orange lors du dernier Codeco avait déjà assoupli cette mesure. Actuellement, le télétravail n'est déjà plus obligatoire, mais simplement "fortement recommandé", sauf exceptions.

Mais avec le code jaune, le télétravail n'a plus lieu d'être. Le Comité de concertation invite les entreprises et les services publics, en concertation avec les partenaires sociaux, à mettre en place un régime structurel de télétravail.

"Soulagement" pour le monde de l'entreprise

Le monde de l'entreprise pousse un grand ouf de soulagement, vendredi, à l'issue du Comité de concertation qui a acté le passage au "code jaune" et la levée de la majorité des restrictions sanitaires. Cependant, les crises semblent se succéder et les organisations patronales suggèrent donc de prolonger les mesures facilitant le chômage temporaire.

UCM

"Les indépendants et les chefs de PME retrouveront lundi la liberté de travailler sans restrictions", se réjouit l'Union des classes moyennes. "C'est la fin d'un long cauchemar."

Toutefois, après deux ans de crise sanitaire, une nouvelle période d'incertitude s'annonce, liée à la guerre en Ukraine. "UCM demande en urgence un assouplissement, au moins temporaire, des règles du chômage économique. Il doit être accessible avec un minimum de charges administratives, y compris pour les employés. Les salariés qui sont aujourd'hui en chômage corona doivent y avoir accès automatiquement."

L'UCM appelle aussi à envisager le droit passerelle pour les indépendants au-delà du 31 mars.

SNI

Une position que rejoint l

Le Syndicat neurtre pour indépendants (SNI) rejoint l'UCM à propos du chômage économique, et demande que la procédure de chômage temporaire pour cause de force majeure soit prolongée d'au moins un trimestre supplémentaire. Concrètement, le code jaune signifie que les clients dans les magasins ne devront plus porter de masque ou respecter une distance d'un mètre et demi. Cette abolition était l'une des principales revendications du SNI. Les restrictions concernant les événements, les fêtes, les marchés et les loisirs disparaissent également. C'est également la fin du CST, qui constituait toujours un frein dans de nombreux secteurs, notamment l'horeca.

FEB

Avec le passage en code jaune, la FEB espère, de son côté, voir le "début d'un avenir dans lequel le coronavirus jouera un rôle de plus en plus réduit". "Si chacun gère maintenant cette liberté retrouvée de manière responsable, un effet yo-yo pourra être évité, et les entreprises et leurs collaborateurs pourront se concentrer pleinement sur les difficultés résultant de la guerre en Ukraine", déclare la FEB dans un communiqué.

Voka

Le réseau des entrepreneurs et entrepreneuses flamands, le Voka, a également témoigné de son enthousiasme, tout en appelant à prolonger le régime de chômage temporaire.

La crise du coronavirus laisse la place à la crise ukrainienne, fait valoir le Voka: "Il est certain que nos entreprises seront également fortement touchées par la guerre, notamment par la réduction des exportations, la hausse des prix de l'énergie et des matières premières et les problèmes d'approvisionnement", affirme Hans Maertens, administrateur délégué de l'organisation.

Rudy Vervoort souligne que les secteurs horeca et événementiel ont particulièrement souffert à Bruxelles à cause de cette crise sanitaire et que "nous serons encore aux cotés de ces secteurs, nous continuerons à les soutenir."

Voyages et déplacements

L'obligation générale de remplir un formulaire Passenger Locator Form (PLF) est levée. Le PLF sera uniquement obligatoire pour les personnes se rendant en Belgique avec un transporteur en provenance d'un pays tiers qui ne figure pas sur la liste blanche de l'Union européenne, a-t-il expliqué.

Les personnes qui se rendent en Belgique et possèdent l'un des trois certificats Covid (vaccination, test négatif récent ou rétablissement) ne sont soumises à aucune obligation de test ou de quarantaine. Si elles ne sont pas dans ce cas, elles devront tout de même subir un test (antigénique ou PCR) au premier jour, si elles viennent d'un pays dont la situation est défavorable. Les pays dont la situation est défavorable sont notamment les pays en rouge foncé sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les pays tiers qui ne figurent pas sur la liste blanche de l'UE. Cette règle vaut pour les Belges ou personnes qui résident habituellement en Belgique. Les autres doivent pouvoir présenter un certificat valable, sauf en cas de séjour très court (moins de 48h) avec transport par leurs propres moyens.

Pour les personnes en provenance de pays ou de régions présentant un nouveau variant préoccupant, les règles actuelles de dépistage et de quarantaine restent inchangées, selon le communiqué publié à l'issue du Codeco.

Vaccination des 12-17 ans

Tous les jeunes de 12 à 17 ans en Belgique peuvent désormais recevoir un vaccin de rappel contre le covid-19. La campagne de rappel pour les adultes est en cours depuis un certain temps et se trouve actuellement dans sa phase finale.

Sur la base d'un avis positif précédent du Conseil supérieur de la Santé (CSS), la vaccination de rappel des jeunes immunodéprimés entre 12 et 17 ans avait également déjà été lancée.

Désormais, le vaccin de rappel chez les autres jeunes de 12 à 17 ans pourra être administré à l'initiative du jeune ou de ses parents ou représentants légaux. La campagne générale avec invitation individuelle n'aura lieu seulement si les développements épidémiologiques l'exigent, ont indiqué les autorités.

La Belgique basculera bien à partir de lundi (7 mars) en "code jaune" dans son baromètre corona, a confirmé le Premier ministre Alexander De Croo en conférence de presse à l'issue d'un comité de concertation consacré à la gestion de la pandémie de Covid-19."Cela veut dire qu'une majorité des restrictions disparait", a-t-il souligné. Plus spécifiquement, le CST ne sera plus utilisé, les restrictions d'accès et de capacité disparaissent dans les différents évènements et dans l'horeca, et l'obligation généralisée de port du masque dans les espaces publics et clos prend fin. C'est aussi la fin de la situation d'urgence épidémique et de la phase fédérale du plan national d'urgence déclenché le 13 mars 2020, a ajouté le chef du gouvernement en rappelant combien la Belgique avait souffert du Sars-Cov-2, avec plus de 30.000 morts enregistrés.La fin du masque ou presqueCe sera également la fin du port du masque généralisé dans les espaces publics et clos. Dans les écoles, élèves et enseignants vont également pouvoir s'en débarrasser. Cependant, le masque restera obligatoire dans les transports en commun (à partir de 12 ans) et dans les institutions de soins comme les maisons de repos et hôpitaux. Il reste conseillé de porter un masque couvrant nez et bouche dans les endroits très fréquentés où on ne peut pas maintenir ses distances, a souligné le Premier ministre. Pour les personnes fragiles et ceux qui sont en contact avec celles-ci, un masque FFP2 est recommandé.Plus d'obligation de télétravail Le passage au code orange lors du dernier Codeco avait déjà assoupli cette mesure. Actuellement, le télétravail n'est déjà plus obligatoire, mais simplement "fortement recommandé", sauf exceptions. Mais avec le code jaune, le télétravail n'a plus lieu d'être. Le Comité de concertation invite les entreprises et les services publics, en concertation avec les partenaires sociaux, à mettre en place un régime structurel de télétravail. Rudy Vervoort souligne que les secteurs horeca et événementiel ont particulièrement souffert à Bruxelles à cause de cette crise sanitaire et que "nous serons encore aux cotés de ces secteurs, nous continuerons à les soutenir."Voyages et déplacements L'obligation générale de remplir un formulaire Passenger Locator Form (PLF) est levée. Le PLF sera uniquement obligatoire pour les personnes se rendant en Belgique avec un transporteur en provenance d'un pays tiers qui ne figure pas sur la liste blanche de l'Union européenne, a-t-il expliqué. Les personnes qui se rendent en Belgique et possèdent l'un des trois certificats Covid (vaccination, test négatif récent ou rétablissement) ne sont soumises à aucune obligation de test ou de quarantaine. Si elles ne sont pas dans ce cas, elles devront tout de même subir un test (antigénique ou PCR) au premier jour, si elles viennent d'un pays dont la situation est défavorable. Les pays dont la situation est défavorable sont notamment les pays en rouge foncé sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les pays tiers qui ne figurent pas sur la liste blanche de l'UE. Cette règle vaut pour les Belges ou personnes qui résident habituellement en Belgique. Les autres doivent pouvoir présenter un certificat valable, sauf en cas de séjour très court (moins de 48h) avec transport par leurs propres moyens. Pour les personnes en provenance de pays ou de régions présentant un nouveau variant préoccupant, les règles actuelles de dépistage et de quarantaine restent inchangées, selon le communiqué publié à l'issue du Codeco.Vaccination des 12-17 ans Tous les jeunes de 12 à 17 ans en Belgique peuvent désormais recevoir un vaccin de rappel contre le covid-19. La campagne de rappel pour les adultes est en cours depuis un certain temps et se trouve actuellement dans sa phase finale. Sur la base d'un avis positif précédent du Conseil supérieur de la Santé (CSS), la vaccination de rappel des jeunes immunodéprimés entre 12 et 17 ans avait également déjà été lancée. Désormais, le vaccin de rappel chez les autres jeunes de 12 à 17 ans pourra être administré à l'initiative du jeune ou de ses parents ou représentants légaux. La campagne générale avec invitation individuelle n'aura lieu seulement si les développements épidémiologiques l'exigent, ont indiqué les autorités.